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Un groupe de transfuges nord-coréens envoie des tracts vers le Nord au mépris de l'interdiction

Corée du Nord 30.04.2021 à 14h24
Park Sang-hak, président de Fighters for a Free North Korea (FFNK), tient une pancarte critiquant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pour affamer son peuple en développant des armes nucléaires sur cette photo fournie par le groupe. (Revente et archivage interdits)

SEOUL, 30 avr. (Yonhap) -- Le groupe de transfuges nord-coréens Fighters for a Free North Korea (FFNK) a annoncé ce vendredi avoir envoyé des prospectus de propagande anti-Pyongyang à travers la frontière intercoréenne, faisant fi d'une interdiction récemment mise en place sur fond d'inquiétudes selon lesquelles une telle campagne pourrait provoquer l'ire du Nord et mettre en danger la sécurité des habitants des régions frontalières.

Le groupe dirigé par Park Sang-hak a indiqué avoir fait voler vers le Nord 10 ballons géants contenant 500.000 tracts anti-communiste, 500 fascicules et 5.000 coupures d'un dollar en deux fois entre dimanche et jeudi depuis des zones frontalières dans les provinces du Gyeonggi et du Gangwon.

C'était la première fois qu'un groupe d'activistes local a revendiqué avoir envoyé des tracts anti-Pyongyang depuis qu'une interdiction de telles activités est entrée en vigueur fin mars. En vertu de cette interdiction, les contrevenants sont passibles d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à trois ans ou d'une amende de 30 millions de wons (27.400 dollars).

Le groupe a violemment critiqué le gouvernement pour l'adoption récente de la loi. «Cette loi infâme est destinée à bâillonner le peuple. Elle réprime cruellement les transfuges nord-coréens qui combattent pour la libération du peuple nord-coréen en se mettant du côté de Kim Jong-un, le pire dictateur héréditaire de l'humanité», a-t-il ajouté.

Il s'est également engagé à «dire les faits et la vérité à nos 20 millions de compatriotes démunis, affamés et privés de droits même si nous risquons une peine de trois ans, de 30 ans ou d'une condamnation à la pendaison».

Cette interdiction est intervenue quelque mois après que le Nord a fait exploser un bureau de liaison intercoréen dans la ville frontalière nord-coréenne de Kaesong. Les opposants ont avancé que cette législation équivalait à céder à la pression de Pyongyang.

De son côté, Séoul affirme que cette interdiction est nécessaire pour protéger la vie et la sécurité des résidents des zones frontières, ces tracts étant susceptibles de provoquer un acte belliqueux du Nord.

Le ministère de l'Unification en charge des affaires transfrontalières a indiqué qu'il était en train de travailler pour confirmer les revendications du groupe et gérerait la question conformément à l'esprit de la loi.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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