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Blinken exhorte Pyongyang à s'engager, affirmant que Washington recherche des progrès pratiques

Corée du Nord 04.05.2021 à 10h52
Le secrétaire d'Etat américaion, , parle lors d'une conférence de presse conjointe des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la Corée du Sud et des Etats-Unis, au siège du ministère des Affaires étrangères à Séoul, le jeudi 18 mars 2021. (Joint Press Corps-Yonhap)

WASHINGTON/SEOUL, 04 mai (Yonhap) -- Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a exhorté ce lundi (heure locale) la Corée du Nord à revenir à la table des négociations, assurant que son pays cherchait à faire des progrès concrets vers la dénucléarisation de la péninsule coréenne par le biais de la diplomatie.

«J'espère que la Corée du Nord saisira l'opportunité pour s'engager diplomatiquement et voir s'il existe des moyens d'avancer vers l'objectif de dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», a déclaré le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue britannique, Dominic Raab. Blinken est en voyage à Londres, où il participe à la réunion des ministres des Affaires étrangères et du Développement du G7.

Cet appel intervient après que la Corée du Nord a prévenu les Etats-Unis qu'ils feraient face à une «crise hors de contrôle allant de pire en pire», mentionnant même des «mesures correspondantes» et une «situation très grave».

Pyongyang a critiqué le récent discours du président américain Joe Biden au Congrès, dans lequel il a déclaré que les Etats-Unis travailleraient avec leurs alliés pour dénucléariser la péninsule coréenne par la «diplomatie et la dissuasion».

Blinken a mis l'accent sur le fait que c'était à la Corée du Nord de décider de s'engager, tout en soulignant que la nouvelle politique américaine à l'égard Nord était centrée sur la diplomatie.

«Et nous allons donc chercher à prendre en compte non seulement ce que la Corée du Nord dit, mais ce qu'elle fait réellement dans les jours et les mois à venir. Mais nous avons, je pense, une politique claire, très claire qui se concentre sur la diplomatie et c'est je pense à la Corée du Nord de décider si elle veut s'engager ou non», a-t-il développé.

«Ce que nous avons maintenant, c'est une politique qui appelle à une approche calibrée et pratique qui est ouverte et explorera la diplomatie avec la Corée du Nord pour essayer de faire des progrès pratiques qui augmentent la sécurité des Etats-Unis, de nos alliés et de nos forces déployées», a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Auparavant, le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a déclaré que la nouvelle politique américaine à l'égard de Pyongyang ne vise pas l'hostilité.

«Elle vise à trouver des solutions. Elle vise à atteindre à terme la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», a mis en avant dimanche Sullivan lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision américaine ABC News.

«Et nous sommes prêts à nous engager dans la diplomatie vers cet objectif ultime, tout en travaillant sur des mesures pratiques qui peuvent nous aider à progresser sur la voie de cet objectif.», a-t-il assuré.

Kim Jong-un et Joe Biden (Photomontage de Yonhap TV)

Le dialogue entre la Corée du Nord et les Etats-Unis est totalement rompu depuis l'échec du deuxième sommet entre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président américain à l'époque, Donald Trump, tenu en février 2019 à Hanoï au Vietnam. La première rencontre entre les deux dirigeants avait eu lieu en juin 2018.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a déclaré que la nouvelle politique nord-coréenne de l'administration Biden ne cherchait pas à conclure un accord de type «grand-bargain» avec le Nord, qui avait apparemment été recherché par l'ancienne administration Trump, ni compter sur une soi-disant «patience stratégique», se référant à l'approche attentiste de l'ancienne administration de Barack Obama.

Blinken a noté que l'examen de la politique de la Corée du Nord récemment achevé cherchait «délibérément» à prendre en compte les échecs passés.

«Nous voulions tenir compte de cette expérience pour voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et comment nous pourrions avoir une politique efficace pour faire avancer l'objectif que nous avons, qui est la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», a-t-il expliqué.

«Deuxièmement, nous l'avons fait de manière délibérée parce que nous voulions nous assurer que nous consultions très activement tous les pays concernés, à commencer par nos proches alliés, la Corée du Sud et le Japon», a ajouté Blinken.

Blinken et ses homologues du G7 vont discuter des questions liées à la Corée du Nord plus tard lors d'un dîner du travail, selon l'emploi du temps émanant du département d'Etat.

L'ouverture du sommet G7 en Grande-Bretagne est prévue le 11 juin prochain et le président sud-coréen Moon Jae-in a été invité à cette rencontre des puissances mondiales. Moon doit aussi se rendre aux Etats-Unis pour un sommet avec Joe Biden à Washington, le 21 mai prochain, avant d'aller en Europe.

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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