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Des victimes de l'esclavage sexuel font appel après que la justice a rejeté leur demande de dommages et intérêts contre le Japon

National 06.05.2021 à 19h12

SEOUL, 06 mai (Yonhap) -- Douze femmes sud-coréennes qui ont été contraintes à l'esclavage sexuel pendant la guerre par le Japon ont fait appel ce jeudi après qu'un tribunal a rejeté leur demande de compensation auprès du gouvernement japonais, ont indiqué des militants.

Ces femmes faisaient partie des 20 plaignantes qui ont poursuivi le gouvernement japonais en décembre 2016 pour obtenir des dommages et intérêts.

La Cour du district central de Séoul a abandonné l'affaire le 21 avril, invoquant le principe de «l'immunité souveraine», une doctrine juridique qui confère à un Etat l'immunité contre une action civile devant des tribunaux étrangers.

Lee Yong-soo, l'une des victimes les plus virulentes, et 11 autres personnes ont fait appel de cette décision auprès du même tribunal, selon l'association Minbyun Lawyers for a Democratic Society, un groupe de soutien aux victimes.

«La décision du tribunal a bloqué les droits à un procès pour les victimes de crimes contre l'humanité et a déformé leurs positions concernant l'accord de 2015 entre la Corée du Sud et le Japon», a déclaré le groupe, faisant référence à un accord de gouvernement à gouvernement qui visait à régler le différend sur la question de l'esclavage sexuel.

Les victimes ont longtemps affirmé que l'accord a été conclu sans leur approbation.

«Nous tiendrons (le Japon) pour responsable des crimes contre l'humanité», ont déclaré les groupes. «Nous nous tiendrons aux côtés des victimes jusqu'à ce que leurs droits humains et leur dignité soient rétablis et que justice soit rendue.»

La décision a été un choc car elle est intervenue quelques mois seulement après que le tribunal a statué en faveur d'un autre groupe de 12 victimes en janvier, ordonnant à Tokyo de verser des réparations de 100 millions de wons (88.000 dollars) à chaque victime. Le Japon ne s'est pas conformé à cette décision.

Selon les historiens, environ 200.000 femmes asiatiques, principalement des Coréennes, ont été envoyées de force dans des maisons closes sur le front pour fournir des services sexuels aux soldats japonais pendant la guerre.

Lee Yong-soo, l'une des rares survivantes de l'esclavage sexuel pratiqué par le Japon pendant la guerre, s'exprime devant les médias après qu'un tribunal de Séoul a abandonné une action en dommages et intérêts intentée par les victimes contre le gouvernement japonais, le 21 avril 2021.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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