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Ministre de l'Unification : le sommet Moon-Biden a créé des conditions «suffisantes» pour un dialogue avec le Nord

Actualités 24.05.2021 à 11h04
Le ministre de l'Unification Lee In-young lors d'une interview à la radio le lundi 24 mai 2021. (Capture du compte YouTube de la radio MBC. Revente et archivage interdits)

SEOUL, 24 mai (Yonhap) -- Le récent sommet entre le président Moon Jae-in et son homologue américain Joe Biden a aidé à créer des conditions «suffisantes» nécessaires à la reprise du dialogue avec la Corée du Nord actuellement dans l'impasse, a dit ce lundi le ministre de l'Unification Lee In-young.

Moon et Biden ont tenu leur premier sommet en face à face vendredi (heure américaine) à Washington et sont convenus de s'engager diplomatiquement avec la Corée du Nord et prendre des mesures «pragmatiques» pour réduire les tensions, en réaffirmant qu'un dialogue sera recherché en se basant sur les accords précédents, dont l'accord de Singapour en 2018 entre le Nord et les Etats-Unis.

Biden a également annoncé la nomination de Sung Kim, ancien ambassadeur américain à Séoul, en tant qu'envoyé spécial pour la Corée du Nord, une décision montrant que Washington serait prêt à dialoguer avec Pyongyang.

«La possibilité est devenue claire que le dialogue sera basé sur l'accord Corée du Nord-Etats-Unis, signé à Singapour, comme la Corée du Nord le souhaite apparemment et la nomination américaine de son envoyé nucléaire montre une volonté de dialogue», a dit Lee dans une interview à la radio.

«En tenant compte de toutes ces choses, (le sommet Moon-Biden) a été une chance pour créer des conditions suffisantes pour que la Corée du Sud, la Corée du Nord et les Etats-Unis créent un cercle vertueux pour dialoguer et travailler activement en vue d'améliorer leurs relations», a-t-il ajouté.

En 2018, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain de l'époque Donald Trump ont tenu leur premier sommet à Singapour et se sont mis d'accord pour travailler vers la «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne en échange de garanties de sécurité de la part de Washington».

Cependant, peu de progrès ont été réalisés depuis le deuxième sommet tenu au début de 2019 alors qu'ils n'ont pas réussi à conclure d'accord. Les relations intercoréennes se sont également détériorées sur fond de pourparlers nucléaires dans l'impasse.

Les Etats-Unis ont indiqué avoir contacté la Corée du Nord à la mi-février mais le régime communiste est resté muet.

Washington a déclaré avoir récemment proposé d'expliquer le résultat de l'examen de sa politique vis-à-vis de Pyongyang, et la Corée du Nord aurait dit que l'offre avait été «bien reçue», une réaction différente de celle qui a fait suite à la première proposition de dialogue.

Lee a dit souhaiter que Pyongyang prendra une décision sur la reprise ou non du dialogue cette fois-ci.

«Quand les Etats-Unis ont frappé à la porte de la Corée du Nord en février, le Nord a refusé, mais quand ils ont cherché à expliquer le résultat de l'examen de leur politique, le Nord n'a pas refusé», a souligné Lee. «Je pense que la Corée du Nord examinera les résultats du sommet Corée du Sud-Etats-Unis et prendra une décision.»

A la possibilité que le Nord réagisse négativement à l'accord parvenu durant le sommet de la semaine dernière de lever les restrictions sur les missiles sud-coréens, Lee a indiqué que la question n'a rien à voir avec le Nord et la Chine parce que c'est une question concernant notre «défense nationale» et «souveraineté en matière de missiles».

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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