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(FOCUS) La présence de Moon au G7 traduit le rôle accru de la Corée du Sud sur la scène mondiale

Actualités 13.06.2021 à 23h40

CORNOUAILLES, Royaume-Uni, 12 juin (Joint Press Corps-Yonhap) -- Les photos du président Moon Jae-in assis avec les principaux dirigeants mondiaux lors du sommet du Groupe des Sept (G7) témoignent de l'amélioration de la stature internationale de son pays.

Membre clé du Groupe des 20 plus grandes économies, la Corée du Sud est désormais à égalité avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie et le Japon pour ce qui est de gérer les défis mondiaux tels que la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19), le changement climatique et le protectionnisme, a déclaré dimanche le bureau de Moon.

Moon a été invité au sommet annuel du G7 pour la deuxième année consécutive, ce qui reflète les attentes de la communauté internationale à l'égard de Séoul.

«C'est une transition de la position de suiveur tardif de la Corée du Sud concernant les questions mondiales en suspens à une position de leader, sur un pied d'égalité avec les membres du G7», a déclaré Cheong Wa Dae.

La Corée du Sud a été saluée pour l'efficacité de sa réponse à l'épidémie de coronavirus. Elle a également pris l'initiative de remplacer les combustibles fossiles par des énergies renouvelables dans le but de devenir neutre en carbone d'ici 2050.

Le président Moon Jae-in (à gauche) assiste le samedi 12 juin 2021 à une session du G7 avec, entre autres, le président américain Joe Biden (à droite) et le Premier ministre britannique Boris Johnson à l'hôtel Carbis Bay en Cornouailles, au Royaume-Uni.
Le président Moon Jae-in (à gauche), son épouse Kim Jung-sook (au centre) et le président américain Joe Biden conversent le samedi 12 juin 2021 lors d'un dîner officiel du G7 à l'hôtel Carbis Bay, en Cornouailles, au Royaume-Uni.

Invité au sommet du G7 qui s'est tenu dans le comté de Cornouailles, dans le sud-ouest de la Grande-Bretagne, sous le slogan «Build Back Better World» de vendredi à dimanche, Moon a assisté à trois sessions plénières «élargies» portant respectivement sur la santé, les sociétés ouvertes et l'économie et le climat.

C'était sa première participation au sommet du G7, la réunion de l'année dernière ayant été annulée en raison de la pandémie.

Il a eu des discussions de groupe sur la manière de résoudre des défis auxquels le monde est confronté, auxquelles se sont joints non seulement les dirigeants des Etats membres du G7, mais aussi ses homologues australien, indien et sud-africain, ainsi que les chefs de grandes organisations internationales.

Moon a également tenu une série d'entretiens bilatéraux avec le Premier ministre australien Scott Morrison, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Boris Johnson, le président français Emmanuel Macron et les hauts représentants de l'Union européenne, en marge du sommet.

Moon a exprimé la volonté de Séoul de contribuer davantage aux campagnes mondiales visant à résoudre les problèmes en suspens.

Le pilier de cette approche est sa solide alliance avec les Etats-Unis, qui évolue vers un partenariat stratégique «global» couvrant la sécurité régionale et diverses autres questions.

La volonté de la Corée du Sud de jouer un rôle plus important sur la scène mondiale en étroite coopération avec l'Occident représente toutefois une tâche difficile du fait de ses liens très importants avec la Chine. La Chine est son principal partenaire commercial et elle a plus de poids que toute autre nation sur la question de la Corée du Nord.

La réunion du G7 de cette année a été considérée par beaucoup comme annonçant un mouvement à part entière visant à former une coalition élargie contre une Chine ascendante.

Les membres du G7 ont dévoilé un plan d'infrastructure destiné à aider les nations les plus pauvres à concurrencer l'initiative chinoise «Belt and Road». La Corée du Sud n'est pas signataire du communiqué commun résumant les résultats des discussions tenues vendredi dernier par les membres du G7 avant les réunions élargies.

Le sommet de Moon à la Maison-Blanche avec le président Joe Biden, fin mai, a suscité des spéculations sur un éventuel penchant stratégique de Séoul pour Washington.

Quelques jours avant le départ de Moon pour le sommet du G7, le haut diplomate chinois Wang Yi s'est entretenu par téléphone avec son homologue sud-coréen, Chung Eui-yong, et lui a adressé un message d'avertissement à peine voilé.

«La stratégie indo-pacifique proposée par les Etats-Unis est empreinte de la mentalité de la guerre froide et attise la confrontation entre différents groupes, ce qui n'est pas propice à la paix, à la stabilité et au développement régionaux. La Chine y est fermement opposée», a déclaré Wang, cité par le ministère des Affaires étrangères de son pays.

En tant que voisins amicaux et partenaires stratégiques, la Chine et la Corée du Sud «devraient bien connaître le bien et le mal, s'en tenir à la position correcte, respecter le consensus politique et ne jamais être induites en erreur», a-t-il ajouté.

Tokyo reste sourd aux appels du pied de Séoul pour reprendre le dialogue afin de résoudre les différends sur l'histoire commune.

Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga aurait refusé d'avoir un entretien en tête-à-tête avec Moon en marge de la réunion du G7. Il n'y a pas eu non plus de sommet trilatéral impliquant Biden et les deux hommes.

Moon s'est dirigé vers l'Autriche dimanche après-midi dans le cadre d'une visite officielle après son séjour de trois jours en Grande-Bretagne.

Photo de groupe du G7
Moon-Macron
Session élargie du sommet du G7

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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