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L'ex-président Chun se dérobe encore à l'audience de la cour d'appel dans une affaire de diffamation

National 14.06.2021 à 17h17

GWANGJU, 14 juin (Yonhap) -- L'ancien président Chun Doo-hwan n'a de nouveau pas assisté à une audience de la cour d'appel tenue lundi pour traiter son affaire de diffamation liée au témoignage d'un prêtre catholique décédé à propos de la répression brutale de l'armée contre les manifestants pro-démocratie à Gwangju, une ville située dans le sud-est du pays, en 1980.

En novembre dernier, la Cour du district de Gwangju a condamné Chun à huit mois de prison, avec un sursis de deux ans, pour diffamation contre feu le prêtre catholique Cho Pius, qui a témoigné avoir vu des troupes de Chun tirer depuis des hélicoptères sur les manifestants pro-démocratie de Gwangju. Chun a été inculpé en mai 2018 pour diffamation après avoir qualifié Cho de «menteur sans vergogne» dans ses mémoires controversées publiées en 2017.

Immédiatement après sa condamnation par le tribunal, Chun, 90 ans, qui a été président de 1980 à 1988, a fait appel.

Mais il ne s'est pas présenté au premier procès en appel qui s'est tenu le 10 mai dans le même tribunal de Gwangju, à environ 330 kilomètres au sud de Séoul, arguant qu'un procès en appel peut se dérouler en l'absence de l'accusé.

La deuxième audience devait avoir lieu le 24 mai mais a été reportée à ce lundi car la convocation n'a pas été remise à Chun en raison d'une erreur du tribunal.

Selon la loi sur la procédure pénale, si un accusé ne se présente pas au procès plus de deux fois sans motif valable, le tribunal peut délivrer une citation à comparaître ou rendre une décision seulement après avoir entendu des avis supplémentaires du ministère public.

Sans la comparution de Chun, la cour d'appel peut choisir de conclure son procès après avoir entendu davantage l'accusation seule, estimant que l'ancien président a peut-être renoncé à son droit de défense.

L'ancien général de l'armée a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 1979 et ses troupes ont réprimé impitoyablement le soulèvement de neuf jours qui a commencé le 18 mai 1980, faisant plus de 200 morts et 1.000 autres blessés, selon les données officielles conservatrices.

Chun a été condamné à mort en 1996 pour trahison et corruption. Mais il a été libéré en décembre 1997 suite à une grâce présidentielle.

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as26@yna.co.kr

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