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(Interview Yonhap) La Croix-Rouge internationale reste déterminée à aider la Corée du Nord

Actualités 05.07.2021 à 17h17
Le chef du bureau sud-coréen du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), David Maizlish, lors d'une interview accordée à l'agence de presse Yonhap. (Photo fournie par le CICR. Revente et archivage interdits)

SEOUL, 05 juil. (Yonhap) -- Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) reste déterminé à apporter des aides humanitaires à la Corée du Nord et est prêt à relancer les projets suspendus dans le pays dès que la situation liée au nouveau coronavirus (Covid-19) se sera améliorée, a déclaré David Maizlish, chef de la mission du CICR en Corée du Sud.

Dans une récente interview accordée à l'agence de presse Yonhap, Maizlish a également souligné la volonté de la Corée du Nord de coopérer avec le CICR et d'autres organisations humanitaires internationales sur fond de fermeture prolongée des frontières en raison de la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19).

Il s'agissait de la première interview de Maizlish avec un média local depuis son entrée en fonction en décembre 2020.

«Nous souhaitons réitérer notre engagement à mener des activités humanitaires, en collaboration avec la Société de la Croix-Rouge de la RPDC et les autorités afin de répondre conjointement aux besoins humanitaires dans le pays», a indiqué Maizlish en utilisant le sigle du nom officiel de la Corée du Nord, la République populaire démocratique de Corée.

«Dès que la situation le permettra, nous verrons la possibilité de reprendre les activités suspendues et même développerons nos programmes, en évaluant la situation là-bas», a-t-il ajouté.

La Corée du Nord revendique n'avoir pas encore détecté de cas de Covid-19 sur son territoire, mais a pris des mesures strictes, dont la fermeture des frontières depuis le début de l'année dernière, qui a apparemment entravé les expéditions d'aides humanitaires vers le pays, sans parler de son impact négatif sur l'économie.

Comme d'autres organisations humanitaires, le CICR basé à Genève a des difficultés pour envoyer de nouveaux employés au Nord afin de remplacer ceux qui ont fini leur mission à cause des contrôles stricts aux frontières.

Le CICR avait six employés à son bureau de Pyongyang, mais a réduit le nombre à deux au début de l'année dernière alors qu'il ne pouvait pas envoyer de nouveaux membres. Les deux restants ont quitté la Corée du Nord à la fin de l'année dernière, ne laissant aucune personne à la mission.

Les experts disent que la fermeture prolongée des frontières et les projets d'aide suspendus et réduits en Corée du Nord ont dû aggraver les conditions de vie de beaucoup de personnes dans le pays communiste qui souffraient déjà d'une pénurie alimentaire chronique et des sanctions mondiales contre son économie.

Avec cela en toile de fond, la Corée du Nord a récemment rapporté avoir tenu une réunion de la Croix-Rouge et souligné l'importance de la coopération avec les organisations internationales, dont le CICR, pour réaliser ses «objectifs stratégiques».

Cela peut être considéré comme un signe que la Corée du Nord pourrait envisager de recevoir des aides de l'extérieur et permettre la reprise des projets suspendus de ces organisations.

«Le CICR salue ce geste et est prêt à collaborer plus étroitement avec la RPDC sur les sujets humanitaires d'intérêt commun», a indiqué Maizlish.

Il a reconnu qu'en raison de la pandémie mondiale, un «nombre limité d'activités humanitaires» ont été effectuées en Corée du Nord à travers le bureau du CICR à Pékin, en disant que le CICR surveille étroitement la situation pour normaliser ses opérations.

«Nous n'avons pas fermé nos opérations en Corée du Nord. Notre mission reste ouverte avec un nombre limité d'employés», a-t-il dit. «Nous surveillons la situation et continuerons de communiquer avec la Société de la Croix-Rouge de la RPDC et les autorités. Dès que les conditions le permettront, nous reprendrons ces discussions (sur l'envoi de travailleurs étrangers au Nord)».

En ce qui concerne la coopération avec la Corée du Sud sur les sujets humanitaires, Maizlish a remercié Séoul pour soutenir les efforts du CICR dans de nombreux pays et s'est engagé à faire des efforts pour renforcer les liens bilatéraux.

«Le soutien du gouvernement de la république de Corée a aidé le travail du CICR pour les populations affectées dans les conflits armés, comme en Syrie, en Irak, au Soudan du Sud, en Birmanie, en Indonésie et au Mozambique», a-t-il indiqué.

Avocat spécialisé dans les lois humanitaires internationales, Maizlish a dit que ses principaux objectifs ici incluaient le renforcement des liens avec le gouvernement sud-coréen pour s'assurer un soutien pour les efforts du CICR à travers la «diplomatie humanitaire» et promouvoir le dialogue sur les sujets concernant la politique humanitaire globale et les lois humanitaires internationales avec les autorités.

Lancé en 1863, le CICR est une des organisations humanitaires mondiales les plus vieilles, notamment pour des aides en cas de guerre. Il a ouvert ses bureaux en Corée du Nord et en Corée du Sud en 2002 et 2015, respectivement.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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