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Séoul rejette les craintes de rapporteurs spéciaux onusiens sur la loi anti-tracts

Corée du Nord 11.07.2021 à 14h33
Un groupe d'activiste manifestent le 2 décembre 2020 devant l'Assemblée nationale à Séoul pour appeler les députés à adopter une loi interdisant l'envoi de tracts anti-Pyongyang dans le cadre des efforts visant à protéger les habitants des régions frontalières.

SEOUL, 11 juil. (Yonhap) -- Le gouvernement a rejeté les inquiétudes exprimées par un groupe de rapporteurs spéciaux des Nations unies selon lesquelles une nouvelle loi interdisant l'envoi de prospectus de propagande anti-Pyongyang à travers la frontière intercoréenne pourrait restreindre la liberté d'expression, a montré samedi un document du gouvernement.

En avril, Tomas Ojea Quintana, rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord, ainsi que trois autres rapporteurs, ont exprimé des préoccupations concernant la loi anti-tracts adoptée l'année dernière en notant que celle-ci pourrait «avoir un impact négatif sur l'exercice du droit à la liberté d'expression» et les «activités légitimes» des organisations non gouvernementales à Séoul.

La loi interdit l'envoi de tracts anti-Pyongyang à travers la frontière, les contrevenants étant passibles d'une peine d'emprisonnement maximale de trois ans ou d'une amende de 30 millions de wons (27.400 dollars).

En réponse, le gouvernement sud-coréen a envoyé vendredi dernier une réponse écrite sur la question au Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme (HCDH), selon le bureau onusien. Dans cette lettre, Séoul a avancé que la loi restreignait la liberté d'expression au niveau minimal pour protéger la sécurité publique et était conforme aux niveaux permis par les accords internationaux sur les droits de l'Homme.

Le gouvernement a également souligné la nécessité de réglementer les activités d'envoi de tracts à travers la loi alors que de telles activités entraînent des menaces continues pour la vie des habitants de régions frontalières malgré des mesures administratives répétées contre ces activités.

Le gouvernement a également expliqué que la nature de la loi n'était pas sur la restriction de la liberté de parole mais se focalisait plutôt sur l'application d'un minimum de limites sur une méthode spécifique destinée à exprimer l'opinion.

La Corée du Sud continue de souligner que l'interdiction de l'envoi de tracts est nécessaire pour protéger la sécurité des habitants de régions frontalières, ces prospectus pouvant provoquer une action belliqueuse du Nord.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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