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Spéculations autour d'une éventuelle amnistie pour l'ex-présidente Park et l'héritier de Samsung

National 25.07.2021 à 11h03

SEOUL, 25 juil. (Yonhap) -- Les rumeurs selon lesquelles l'ancienne présidente Park Geun-hye et l'héritier du groupe Samsung Lee Jae-yong pourraient bénéficier d'une grâce présidentielle ou d'une libération conditionnelle circulent de plus en plus dans les cercles politiques ces derniers temps, alors que les appels à l'amnistie pour les deux personnalités emprisonnées pour corruption se multiplient.

Ces spéculations circulent à moins d'un mois du 15 août, Jour de la libération, date anniversaire à laquelle les présidents sud-coréens ont souvent fait usage de leur droit de grâce spécial dans le cadre de leurs efforts pour promouvoir l'unité nationale, notamment à l'approche de l'élection présidentielle de mars.

Park purge une peine combinée de 22 ans de prison depuis mars 2017 après avoir été destituée cette année-là pour corruption et trafic d'influence.

Le vice-président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong, a été condamné à cinq ans de prison en août 2017 pour avoir soudoyé Park et son amie de longue date afin d'obtenir le soutien du gouvernement au transfert du pouvoir chez Samsung, de son père à lui. Il a été libéré en 2018 après qu'une haute cour a réduit la peine à deux ans et demi, avec un sursis de quatre ans. Il a toutefois été renvoyé en prison une nouvelle fois après avoir été condamné à 2 ans et demi de prison par le même tribunal lors d'un nouveau procès.

Le président Moon Jae-in est resté inflexible sur la question de l'amnistie de Park et de son prédécesseur Lee Myung-bak, qui purge également une peine de prison pour corruption. La question de la grâce est devenue un sujet de débat national en janvier, lorsque le député Lee Nak-yon, alors président du Parti démocrate (PD), au pouvoir, a déclaré qu'il recommandera à Moon d'envisager d'accorder l'amnistie aux deux anciens présidents.

Cependant, alors que le mandat de Moon touche à sa fin en mai 2022 et que le paysage politique a changé, notamment après la défaite cuisante du PD lors des élections partielles d'avril, Moon pourrait utiliser la grâce pour réduire les divisions entre les partis.

Park a été hospitalisée mardi dans un hôpital non correctionnel du sud de Séoul pour traiter plusieurs maladies chroniques. Son hospitalisation, la deuxième depuis le début de l'année, pourrait être prise en compte par Moon dans sa décision de gracier ou non son prédécesseur.

Quant à l'ancien président Lee, le consensus est qu'il sera probablement exclu des délibérations sur la grâce cette fois-ci. Entre-temps, des rumeurs ont circulé selon lesquelles l'héritier présomptif de Samsung a été inclus dans une liste de détenus du ministère de la Justice soumise à un examen préliminaire en vue d'une libération conditionnelle.

Selon les observateurs, Moon pourrait aller au-delà de la libération conditionnelle et offrir une grâce totale à Lee, compte tenu de la priorité de l'administration de poursuivre la croissance économique dans l'ère post-pandémique.

Un sondage réalisé en mai a montré que 64% du public soutient l'idée d'accorder la grâce à Lee.

L'ancienne présidente emprisonnée Park Geun-hye entre dans l'hôpital St. Mary de Séoul en fauteuil roulant, le mardi 20 juillet 2021, pour traiter une maladie chronique.
Le vice-président de Samsung Electronics Co. Lee Jae-yong, arrive à la Haute Cour de Séoul, le lundi 18 janvier 2021, pour assister à une audience de condamnation dans le cadre d'un scandale de corruption le concernant.

mathieu@yna.co.kr

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