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L'ex-président Chun Doo-hwan assiste à l'audience de la cour d'appel après deux absences

Actualités 09.08.2021 à 15h47
L'ancien président Chung Doo-hwan arrive à la Cour du district de Gwangju le lundi 9 août 2021pour assister au procès sur le soulèvement du 18-Mai, en 1980. Dans ses mémoires, publiées en avril 2017, Chung a fortement réfuté les revendications du prêtre défunt Pie Cho Chul-hyun selon lesquelles il a été témoin de tirs de l'armée contre des citoyens depuis des hélicoptères lors de la violente répression des manifestations contre l'autorité de Chun. L'ex-chef de l'Etat a qualifié Cho de «menteur effronté». Il a été accusé en mai 2018 de diffamation à l'encontre du prêtre.

SEOUL, 09 août (Yonhap) -- L'ancien président Chung Doo-hwan a assisté ce lundi à l'audience de la cour d'appel dans une affaire de diffamation, après deux absences, bien qu'il ait quitté le tribunal 25 minutes après le début du procès en revendiquant une détresse respiratoire.

Chun, âgé de 90 ans, a dirigé un gouvernement autoritaire de 1980 à 1988. Il a comparu lundi après-midi devant la Cour du district de Gwangju, à environ 330 km au sud-ouest de Séoul, accompagné de sa femme Lee Soon-ja.

L'ex-chef de l'Etat ne s'est pas présenté aux deux audiences de la cour d'appel, tenues en mai et juin, pour traiter son affaire de diffamation liée au témoignage d'un prêtre catholique décédé à propos de la répression brutale de l'armée contre les manifestants pro-démocratie à Gwangju en 1980.

Le camp de Chung a mis en avant plus tôt qu'un procès peut se dérouler en l'absence d'un prévenu, mais a changé d'attitude après que le tribunal a mis en garde contre d'éventuels désavantages.

En novembre dernier, le tribunal de Gwangju a condamné Chun à huit mois de prison, avec deux ans de sursis après l'avoir jugé coupable d'avoir diffamé le prêtre Pie Cho Chul-hyun qui a dit avoir été témoin d'un tir militaire sur des citoyens à partir d'hélicoptères pendant le soulèvement de Gwangju en 1980 contre le gouvernement autoritaire dirigé par Chun.

L'ex-président a été inculpé en mai 2018 pour avoir prétendument fait des déclarations calomnieuses à l'encontre de Cho, décrivant ce dernier comme un menteur dans ses mémoires controversés publiés en 2017.

Chun a fait appel mais ne s'est pas présenté aux premier et deuxième procès en appel qui se sont tenus le 10 mai et le 14 juin, respectivement.

L'ancien général de l'armée a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 1979 et ses troupes ont réprimé impitoyablement le soulèvement de neuf jours qui a commencé le 18 mai 1980, faisant plus de 200 morts et 1.000 autres blessés, selon les données officielles conservatrices.

Chun a été condamné à mort en 1996 pour trahison et corruption. Mais il a été libéré en décembre 1997 suite à une grâce présidentielle.

rainmaker0220@yna.co.kr

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