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(3e LD) L'héritier de Samsung, Lee Jae-yong, va obtenir une libération conditionnelle

Actualités 09.08.2021 à 22h49

SEOUL, 09 août (Yonhap) -- Le ministère de la Justice a annoncé ce lundi que la libération conditionnelle serait accordée à l'héritier de Samsung, Lee Jae-yong, plus tard cette semaine, une décision vivement contestée par des groupes civiques et saluée par le groupe Samsung et d'autres chefs d'entreprise.

Le ministre de la Justice Park Beom-kye a déclaré que Lee serait libéré de prison vendredi à l'occasion du jour de la Libération du 15 août.

Le gouvernement sud-coréen profite souvent de la fête nationale pour accorder des libérations conditionnelles ou des grâces présidentielles pour l'union nationale.

Le ministère a pris en compte «la situation économique du pays et les conditions de l'économie mondiale sur fond de pandémie prolongée de Covid-19» pour la décision, a déclaré Park lors d'un point de presse.

Il a ajouté que le ministère a pris en considération d'autres facteurs, notamment «le sentiment social ainsi que le comportement et l'attitude (de Lee)».

Néanmoins, Lee ne pourra pas travailler immédiatement chez Samsung car la loi sur les peines aggravées liées aux crimes économiques spécifiques interdit aux personnes reconnues coupables de détournements de fonds ou d'abus de confiance impliquant des montants supérieurs à 500 millions de wons (436.300 dollars) de travailler pour des entreprises liées à leurs crimes ou toute institution recevant des subventions gouvernementales. L'interdiction dure cinq ans à compter du jour où la personne concernée termine de purger sa peine d'emprisonnement.

Le ministre a déclaré qu'aucune décision n'avait été prise concernant cette restriction.

La décision a été prise après une réunion de plusieurs heures du comité des libérations conditionnelles du ministère pour examiner les détenus éligibles à la libération conditionnelle après avoir purgé 60% de leur peine de prison comme c'est le cas de Lee.

Le vice-président de Samsung Electronics Co. purge une peine depuis qu'il a été condamné à deux ans et demi de prison par la Haute Cour de Séoul le 18 janvier dans le cadre d'un nouveau procès pour une affaire de corruption impliquant l'ancienne présidente Park Geun-hye.

La possibilité d'une libération conditionnelle de Lee fait l'objet d'une controverse depuis plusieurs jours. Plus tôt ce mois-ci, un grand nombre de groupes civiques ont publié une déclaration commune contestant une libération conditionnelle de Lee et affirmant qu'une telle décision irait à l'encontre de la campagne anti-corruption du gouvernement Moon Jae-in.

Ils ont également affirmé qu'une libération conditionnelle de Lee pourrait affecter d'autres procès en cours sur la fusion controversée entre deux filiales de Samsung et l'utilisation présumée de propofol, un médicament anesthésiant interdit aux particuliers, par le vice-président.

Mais un sondage mené en juillet a montré que plus de 70% des 1.003 personnes interrogées se sont déclarées favorables à une libération conditionnelle du dirigeant de facto du groupe Samsung.

Le groupe Samsung et la Chambre de commerce et d'industrie de Corée (KCCI) ont demandé la libération conditionnelle de Lee ou une grâce présidentielle pour qu'il se concentre de nouveau sur la gestion du plus grand conglomérat du pays.

«La décision reflète la demande du peuple pour une reprise économique et appelle Samsung à jouer un rôle pour mener la reprise», a déclaré la Fédération des industries coréennes (FKI) dans un communiqué, demandant au groupe de «faire des investissements et créer des emplois» plus activement.

La KCCI a également salué la décision qui, selon elle, permettra à Lee de reprendre le travail à un moment où les «décisions rapides» sont devenues cruciales dans la gestion d'une entreprise.

Mais des groupes civiques, y compris le groupe Solidarité du peuple pour une démocratie participative (PSPD), ont condamné la libération conditionnelle et l'ont décrite comme «un traitement de faveur à l'égard d'un chef de chaebol et une peine de mort pour la justice judiciaire».

PSPD a également qualifié la décision de «honteuse» qui établit un mauvais précédent pour les autres dirigeants de chaebol.

Cette photo d'archives Yonhap montre le vice-président de Samsung Electronics Co. Lee Jae-yong (au c.) quittant la Haute Cour de Séoul le 9 novembre 2020, après avoir assisté à une audience pour une affaire de corruption.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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