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L'industrie de la K-pop regarde par-delà la Chine suite à la multiplication des mesures de répression

Hallyu 11.09.2021 à 11h00

SEOUL, 11 sept. (Yonhap) -- L'industrie de la K-pop se détourne de plus en plus du marché chinois pour réduire les risques posés par le durcissement de la réglementation de Pékin à l'encontre des célébrités, y compris les stars de la vague coréenne.

Weibo, la version chinoise de Twitter, a imposé une suspension de 30 jours à 21 comptes appartenant à des fan-clubs de groupes de K-pop tels que BTS, NCT, Exo et Blackpink pour leur comportement «irrationnel de chasse aux stars».

Weibo a également imposé une suspension de 60 jours au compte d'un fan club de Jimin, membre de BTS, après qu'il a été utilisé pour collecter des fonds afin de décorer un avion de Jeju Air à l'effigie de la star pour célébrer son anniversaire le 13 octobre.

Les initiés de l'industrie de la K-pop ont déclaré que les mesures de répression des autorités chinoises à l'encontre du comportement «irrationnel» des fans pourraient nuire au secteur du divertissement sud-coréen à court terme en raison de la réduction des revenus provenant des dépenses des fans chinois.

Ils ont toutefois également noté que les mesures répressives ne sont pas nouvelles et que les stars sud-coréennes ont joui d'une large base de fans en Chine malgré les restrictions des autorités suite à la décision de Séoul en 2016 d'accueillir un système de défense antimissile américain.

Jimin, membre du boys band sud-coréen BTS lors de la présentation du nouvel album du groupe «Map of the Soul : Persona» à Séoul, le 17 avril 2019.
Un compte de fans dédié à Jimin de BTS sur la plateforme Weibo. (Archivage et revente interdits)

En outre, l'industrie de la K-pop ne dépend plus autant du marché chinois qu'auparavant et s'est diversifiée à l'étranger ces dernières années.

Selon les douanes sud-coréennes, la Chine était le deuxième marché le plus important après le Japon pour les ventes d'albums sud-coréens de 2017 à 2019, mais est tombée l'année dernière à la troisième place derrière les Etats-Unis.

Les données ont également montré que les exportations d'albums sud-coréens étaient évaluées à 123 millions de dollars américains de janvier à novembre 2020, la Chine représentant 16 millions de dollars.

«Les ventes d'albums de K-pop ont fortement augmenté aux Etats-Unis et en Europe ces derniers temps, distançant l'Asie en termes de proportion des ventes», a déclaré Kim Jin-woo, analyste chez le site de classement musical Gaon.

Les fans chinois sont connus pour faire des achats groupés d'albums de K-pop, une pratique qui pourrait être freinée par l'interdiction des dépenses «irrationnelles».

En outre, la plus grande plateforme musicale chinoise, QQ Music, a récemment interdit les achats répétés d'un même album numérique ou d'un même single.

Les achats individuels restent autorisés, et dans les domaines autres que la vente d'albums, comme les concerts ou les apparitions à la télévision chinoise et dans les publicités, il n'y a pratiquement plus rien à restreindre, les stars de la K-pop étant sous le coup d'une interdiction depuis le différend diplomatique de 2016.

«A court terme, (la réglementation chinoise) pourrait réduire les exportations d'albums de K-pop de 1 à 2 millions d'unités, mais ses effets seront limités car les ventes d'albums physiques devraient dépasser les 50 millions d'unités dans le monde cette année», a déclaré Kim.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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