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Séoul et Washington n'ont pas encore déterminé les détails des récents tests de missiles de croisière de la Corée du Nord

Corée du Nord 14.09.2021 à 20h17

SEOUL, 14 sept. (Yonhap) -- La Corée du Sud et les Etats-Unis n'ont pas encore déterminé les détails des derniers tests de missiles de croisière de la Corée du Nord, y compris l'emplacement des sites de lancement et d'impact, ont indiqué ce mardi des sources.

L'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a rapporté lundi que le pays avait mené avec succès samedi et dimanche des essais d'un nouveau missile de croisière à longue portée, qui a parcouru environ 1.500 kilomètres pendant environ deux heures et frappé des cibles.

Les chefs d'état-major interarmées (JCS) de la Corée du Sud n'ont divulgué aucun détail sur les derniers tests, suscitant des spéculations selon lesquelles les autorités sud-coréennes et américaines n'ont pas réussi à détecter les tirs, du moins en temps réel.

«La Corée du Sud et les Etats-Unis analysent minutieusement les informations concernant les tests», a déclaré une source gouvernementale. «Nous n'en avons pas encore les détails tels que leur trajectoire de vol exacte. Il semble qu'il y ait des difficultés compte tenu des caractéristiques des missiles de croisière.»

Dans le cas des essais de missiles balistiques nord-coréens, le JCS a rendu public immédiatement les informations sur les tests. En ce qui concerne les tests de missiles de croisière, cependant, une annonce publique dépend des situations connexes, selon une autre source.

«Les missiles de croisière se déplacent plus lentement et sont moins puissants que les missiles balistiques, il serait donc relativement facile de contrer une attaque utilisant des missiles de croisière. Mais ils voyagent à des altitudes plus basses, ce qui les rend difficiles à détecter avec les radars, et peuvent frapper des cibles plus précisément», a expliqué Chang Young-keun, expert en missiles à l'Université aérospatiale de Corée.

Les missiles récemment testés semblent avoir volé à une altitude maximale d'environ 100 mètres, a déclaré Chang, ajoutant que le système de défense aérienne actuel est conçu pour répondre aux missiles balistiques volant plus haut que les missiles de croisière.

Nouveaux missiles de croisière nord-coréens

Ankit Panda, chercheur et expert sur la non-prolifération au Carnegie Endowment on International Peace, a également déclaré que l'altitude de vol inférieure des missiles de croisière par rapport à celle des missiles balistiques signifie que «les opérateurs de défense antimissile auraient besoin de réorienter les capteurs, y compris les radars, pour une détection et un suivi optimaux».

«De nombreux missiles nord-coréens qui ont été testés ces dernières années ont présenté des caractéristiques qui rendraient la défense antimissile plus difficile», a-t-il noté.

En vertu des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, Pyongyang est interdit d'utiliser des technologies balistiques. Mais ce n'est pas le cas pour les missiles de croisière.

La nouvelle arme, cependant, est jugée particulièrement menaçante, a déclaré Panda.

Ce type «marquerait le premier missile de croisière à capacité nucléaire revendiqué dans l'inventaire de la Corée du Nord, soulignant les progrès continus de son arsenal nucléaire et le nombre croissant d'options de livraison d'arme nucléaire du pays », a-t-il déclaré.

La KCNA a appelé le nouveau missile à longue portée une «arme stratégique d'une grande signification», et les experts disent que «l'arme stratégique» indique généralement qu'elle a des capacités nucléaires. Lors du huitième congrès du parti au pouvoir du Nord en janvier, le dirigeant Kim Jong-un a ordonné le développement d'armes nucléaires tactiques.

Cependant, le ministre de la Défense Suh Wook a déclaré que l'armée avait détecté les tirs et qu'une analyse était en cours.

«Nous avons détecté les missiles grâce aux biens communs Corée du Sud-Etats-Unis et menons maintenant une première analyse», a déclaré Suh lors de la session d'interpellation de l'Assemblée nationale, sans préciser quand et comment ils ont détecté les tirs.

«Nous avons appris que le Nord a commencé à développer de tels missiles au début des années 2000 et a accumulé des technologies connexes», a dit Suh. «Nous avons un système de détection et d'interception contre les missiles de croisière du Nord. Nous continuerons à revoir et à compléter le système de défense à l'avenir.»

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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