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«Squid Game» met à jour les réalités sociales, tout comme «Parasite»

Actualités 23.09.2021 à 18h11

SEOUL, 23 sept. (Yonhap) -- La popularité de la nouvelle série coréenne «Squid Game», disponible sur Netflix, peut être attribuée en grande partie au fait qu'elle expose les réalités sociales et capitalistes, ont estimé ce jeudi des critiques.

A cet égard, la série de neuf épisodes, qui suit un groupe de personnes participant à une série de jeux mortels dans l'espoir de gagner 45,6 milliards de wons (38,5 millions de dollars), est comparé au film oscarisé «Parasite».

Les deux films, «Squid Game» et «Parasite», ont pour prémisse une société inégalitaire, où le gagnant remporte tout et où la tromperie et la violence sont monnaie courante.

Si le film réalisé par Bong Joon-ho est entré dans l'histoire en devenant le premier film sud-coréen à remporter un Oscar, il en a remporté quatre, «Squid Game» a déjà franchi une étape importante en devenant mardi la première série sud-coréenne à figurer en tête du classement américain de Netflix.

«La série utilise les jeux comme sujet, mais à travers les jeux, elle examine la société et le capitalisme», a déclaré Jeong Deok-hyeon, critique spécialisé dans la culture pop. «Si Gi-hun (joué par Lee Jung-jae) continue à survivre, ce n'est pas parce qu'il a fait des choix judicieux mais grâce à la chance, qui est notre réalité.»

Lee joue un père célibataire divorcé croulant sous une montagne de dettes et qui est amené un jour à participer à un jeu où il doit risquer sa vie pour survivre et gagner le jackpot.

«Certains disent que les jeux sont trop simples pour un jeu de survie, mais je crois que c'est dans le but de mettre en évidence la brutalité résultant des jeux, plutôt que les jeux eux-mêmes», a déclaré Jeong.

«Dans notre propre société, les règles sont simples, et il y a des gagnants et des perdants. Mais le problème n'est pas de savoir qui gagne ou perd, c'est l'environnement dans lequel le gagnant prend tout et le perdant n'a plus rien (qui est le problème)», a-t-il ajouté.

Kim Seong-soo, un autre critique, a noté l'utilisation de jeux d'enfants dans une lutte sanglante entre adultes désespérés, notamment le jeu du calmar, les billes et le «ttakji», qui consiste à essayer de retourner des morceaux de papier plié.

«Ce sont des jeux auxquels on jouait couramment dans les rues, mais l'auteur a observé qu'ils aidaient (les enfants) à apprendre la logique de la survie du plus fort, qu'il faut connaître pour vivre dans la société coréenne», a-t-il déclaré.

«Squid Game» est diffusé sur Netflix depuis vendredi dernier.

Des scènes de la série sud-coréenne «Squid Game». (Photo fournie par Netflix. Archivage et revente interdits)
Poster de la série sud-coréenne «Squid Game». (Photo fournie par Netflix. Archivage et revente interdits)

mathieu@yna.co.kr

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