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Moon : Pyongyang laisse la porte ouverte au dialogue et exerce une tension de faible intensité

Actualités 24.09.2021 à 10h42

AIR FORCE ONE/SEOUL, 24 sept. (Yonhap) -- Le président Moon Jae-in a estimé que les récents tirs de missiles de la Corée du Nord ne sont qu'une élévation de la tension à une faible intensité et Pyongyang semble laisser ouverte la porte du dialogue, lors d'un point de presse donné dans l'avion présidentiel à son retour de Hawaï vers Séoul, jeudi.

«La Corée du Nord n'a pas encore répondu à la proposition de dialogue émise par la Corée du Sud et les Etats-Unis, mais cela ne signifierait pas une fermeture de la porte du dialogue», a analysé le président Moon devant les journalistes qui l'ont accompagné durant sa visite aux Etats-Unis au cours de la fête des moissons, Chuseok, en Corée.

Moon a noté que «malgré les tirs récents de missiles, la Corée du Nord maintient son moratoire sur les essais nucléaires et les tirs de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM)», ajoutant que «cela veut dire que Pyongyang exerce une tension de faible intensité pour que les Etats-Unis ne renoncent pas au dialogue.»

«Il me semble que la Corée du Nord examine plusieurs options tout en laissant la porte ouverte au dialogue», a analysé le président. Ces propos semblent refléter sa volonté de reprendre le plus vite possible les dialogues bilatéraux entre les deux Corées et entre la Corée du Nord et les Etats-Unis.

Moon a affiché ses craintes sur la prolongation de l'absence de dialogue avec la Corée du Nord en indiquant que «la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19) rend très difficile le dialogue, notamment avec la politique de fermeture des frontières de la Corée du Nord», ajoutant que «si jamais l'absence de dialogue se prolonge, il pourrait y avoir diverses situations de crise qui donneront des troubles à la paix et à la stabilité (de la péninsule coréenne).»

Le président Moon a ajouté que «par conséquence, il faut rapidement et encore une fois reprendre le dialogue avec la Corée du Nord et les Etats-Unis ont affiché fortement leur volonté de renouer le dialogue avec la Corée du Nord».

«Les deux Corées fêtent cette année le 30e anniversaire de l'adhésion aux Nations unies. J'espérais que cela donne une occasion d'améliorer les relations intercoréennes, si on profite de la scène de l'Assemblée générale de l'ONU, mais les choses ne se sont pas passées comme on le souhaitait», a dit Moon en affichant ses regrets.

Concernant sa proposition de déclaration de la fin officielle de la guerre de Corée par les trois pays (les deux Corées et les Etats-Unis) ou par quatre pays (les deux Corées, les Etats-Unis et la Chine) dans son discours donné à l'Assemblée générale de l'ONU, le président Moon a affirmé que «les Etats-Unis et la Chine étaient d'accord pour cette déclaration de fin de guerre». «Les pays concernés ne sont pas réticents à une déclaration de fin de guerre», a-t-il ajouté.

«La déclaration de fin de guerre suggère qu'on met un terme à l'état de guerre et entre dans une phase de négociation de la paix. Il s'agirait d'une sorte de déclaration politique et le statut juridique ne changera rien», a dit Moon en soulignant qu'«une déclaration de fin de guerre n'impliquerait pas du tout un retrait des forces américaines déployées en Corée du Sud.»

Moon a détaillé à ce propos que «la capacité nucléaire nord-coréenne s'est constamment développée à un niveau assez élevé, alors il faut des négociations sur la dénucléarisation en plus de celles pour la paix», en mettant l'accent sur la nécessité de négociations à deux voies (sur la paix et sur la dénucléarisation), qui seraient engagées simultanément lors de la déclaration de fin de guerre.

Quant au calendrier de cette déclaration, le président Moon a indiqué que «le moment doit être choisi à travers une réflexion stratégique pour voir une efficacité et un impact de la déclaration». A la question sur un éventuel sommet intercoréen à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de Pékin 2022, il a répondu que «s'il y a une opportunité, il faut la saisir, c'est une responsabilité du gouvernement jusqu'à la fin de son mandat, mais je ne sais pas si les JO d'hiver de Pékin seront une occasion pour améliorer les relations intercoréennes».

Moon est allé cette semaine à New York pour participer à la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU et à Hawaï pour décorer des héros de l'indépendance du pays et rapatrier des restes de soldats sud-coréens tués durant la guerre de Corée (1950-1953).

Cette guerre a été suspendue avec un cessez-le-feu signé entre la Corée du Nord, la Chine et les Etats-Unis en juillet 1953. La péninsule coréenne reste donc théoriquement en état de guerre, à moins que les pays concernés signent un traité de paix.

Le président Moon Jae-in, rentrant en Corée du Sud depuis Hawaï, donne un point de presse dans l'avion Air Force One, le jeudi 23 septembre 2021. Moon est allé à New York pour participer à la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU et à Hawaï pour décorer des héros de l'indépendance du pays et rapatrier des restes de soldats sud-coréens tués durant la guerre de Corée (1950-1953).
Le président Moon Jae-in et son épouse Kim Jung-sook arrivent à la base aérienne de Séoul à Seongnam, après leur voyage aux Etats-Unis, le jeudi 23 septembre 2021.

jhoh@yna.co.kr

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