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(5e LD) La Corée du Nord tire un missile de courte portée vers la mer de l'Est

Actualités 28.09.2021 à 16h45
Tir de missile depuis un train

SEOUL, 28 sept. (Yonhap) -- La Corée du Nord a tiré ce mardi un missile de courte portée en direction de la mer de l'Est, a rapporté le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) de la Corée du Sud, juste quelques jours après que Pyongyang a laissé entrevoir la possibilité d'un sommet intercoréen si le Sud abandonne les «standards à double jeu».

Le missile a été tiré depuis Mupyong-ri, dans la province du Jagang, en direction de l'est vers 6h40, a déclaré le JCS, en ajoutant que les autorités de renseignement sud-coréennes et américaines sont en train d'analyser le lancement pour obtenir des informations supplémentaires.

Le JCS n'a pas précisé si le projectile était un missile balistique et n'a pas fourni de détails comme la distance parcourue et l'attitude atteinte. Des sources ont soulevé la possibilité d'un planeur hypersonnique (HGV : hypersonic glide vehicule) ou d'un nouveau type d'arme vu sa trajectoire unique et d'autres caractéristiques.

Le lancement a eu lieu trois jours après que Kim Yo-jong, sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a déclaré que le Nord pourrait déclarer une fin officielle de la guerre de Corée (1950-1953), comme proposé par le Sud, et même discuter de la possibilité de tenir un sommet à condition que Séoul abandonne ses standards à double jeu et attitudes hostiles à son encontre.

Le Nord accuse depuis longtemps Séoul et Washington de double jeu en avançant qu'il est absurde qu'ils dénoncent les tirs de missiles du Nord et d'autres tests d'armes comme des «provocations» interdites alors qu'ils effectuent des tests librement.

Le lancement d'aujourd'hui pourrait être destiné à tester Séoul pour voir si ce dernier le décrit comme une provocation.

A Séoul, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité nationale (NSC) a été convoquée ce matin et ses membres ont exprimé des regrets pour le lancement. Le président Moon Jae-in a ordonné une «analyse globale» du lancement de missile et des récents communiqués nord-coréens, a annoncé son bureau.

Le porte-parole du ministère de la Défense, Boo Seung-chan, a également exprimé des regrets et déclaré que le gouvernement était en train d'analyser le lancement et l'intention du Nord. Il a rejeté les spéculations selon lesquelles Séoul a cessé de décrire le lancement comme une provocation afin de ne pas mettre en colère le Nord, en indiquant qu'une analyse plus approfondie est nécessaire pour déterminer son type exact.

Les Etats-Unis ont condamné ce tir de missile en le considérant comme une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et une menace pour la région et la communauté internationale.

Le Commandement pour l'Indo-Pacifique des Etats-Unis a indiqué dans un communiqué séparé que le tir «souligne l'impact déstabilisateur du programme d'armes illicite de la RPDC (République populaire démocratique de Corée)» même s'il ne pose pas de menace immédiate pour les Etats-Unis et leurs alliés.

La Corée du Nord ne peut mener d'activités liées aux missiles balistiques en vertu des résolutions du Conseil de sécurité même si Pyongyang avance qu'elles sont destinées à renforcer l'autodéfense face aux menaces posées par la Corée du Sud et les Etats-Unis.

S'il est confirmé que le projectile est un missile balistique, il s'agirait du troisième lancement du genre cette année et du sixième test d'armes importantes si les tirs d'essai de missiles de croisière sont pris en compte.

Le 15 septembre, le Nord a effectué des tirs d'essai de deux missiles de courte portée, vraisemblablement sa version de l'Iskander, vers la mer de l'Est. Ceux-ci sont intervenus juste quelques jours après le lancement d'un nouveau type de missile de croisière.

Des sources à Séoul ont indiqué que le missile a volé sur une distance de plus de 200 km et atteint une altitude d'environ 60 km avant d'ajouter qu'il a montré des «caractéristiques de vol différentes de celles des missiles que le Nord a précédemment testés».

«Le missile pourrait être quelque chose de nouveau comme un missile hypersonique», a estimé le professeur Kim Dong-yup de l'Institut pour les études de l'Extrême-Orient à l'université de Kyungnam.

Lors d'un congrès du Parti du travail en janvier, le dirigeant Kim Jong-un a ordonné à l'armée de renforcer davantage ses capacités de missiles en notant que son pays s'apprête à tester et à produire de nouvelles armes comme une «ogive à vol planeur supersonique pour un nouveau type de fusée balistique».

La Corée du Nord a dévoilé plusieurs nouveaux types de missiles ces dernières années sur fond d'impasse des négociations de dénucléarisation avec les Etats-Unis et face au déploiement d'actifs militaires de pointe par la Corée du Sud.

Le mois dernier, Pyongyang a averti d'une «grave crise sécuritaire» en protestation contre l'exercice militaire d'été conjoint de la Corée du Sud et des Etats-Unis. Le Nord dénonce depuis longtemps ces exercices comme une répétition d'invasion même si Séoul et Washington soulignent qu'ils sont de nature défensive.

Le Nord a également critiqué le Sud pour avoir acquis des actifs militaires avancés. Plus tôt ce mois-ci, Séoul a testé avec succès un missile mer-sol balistique stratégique (MSBS) et dévoilé le développement d'un missile de croisière supersonique afin de faire face à l'évolution des menaces de missiles du Nord.

La marine sud-coréenne a également lancé aujourd'hui un nouveau sous-marin de 3.000 tonnes capable de tirer des MSBS.

A New York, Kim Song, ambassadeur de Corée du Nord auprès de l'ONU, a réitéré la position de son pays en déclarant que c'est un «droit juste» de développer et tester des armes à cause des menaces américaines et sud-coréennes.

Il a ensuite exhorté les Etats-Unis à «arrêter définitivement» les exercices conjoints avec la Corée du Sud et le déploiement d'armes stratégiques au Sud dans le but de promouvoir la paix sur la péninsule coréenne en soulignant que son pays «jamais ne violera ou mettra en danger la sécurité des Etats-Unis, de la Corée du Sud et de nos pays voisins».

Les négociations de dénucléarisation entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont dans l'impasse. Le gouvernement Joe Biden a déclaré être disposé à tenir des discussions avec le Nord n'importe quand et n'importe où, mais le pays communiste n'a pas encore répondu à l'ouverture de Washington.

MSBS

lsr@yna.co.kr

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