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BIFF : Leos Carax présente «Annette», l'histoire d'un mauvais père

Sport/Culture 11.10.2021 à 15h29
Le réalisateur français Leos Carax donne une conférence le dimanche 10 octobre 2021 au KNN Theater à Busan dans le cadre du Festival international du film de Busan (BIFF).

BUSAN, 11 oct. (Yonhap) -- Le réalisateur français Leos Carax a donné dimanche une conférence de presse au Festival international du film de Busan (BIFF) au cours de laquelle il a parlé de son drame musical «Annette» en disant que c'est l'histoire d'un «très mauvais père» avec des questions auxquelles on ne peut répondre sur la paternité.

Mettant en scène l'Américain Adam Driver et la Française Marion Cotillard, «Annette» raconte l'histoire de Henry, une star de stand-up, qui tombe amoureux d'Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ils forment un couple épanoui et donnent naissance à Annette. Mais, après la mort d'Ann, Henry exploitera les talents naturels de chanteuse de sa petite fille pour bâtir une fortune.

Une scène du drame musical «Annette» de Leos Carax. (Photo fournie par le BIFF. Revente et archivage interdits)

Le film a ouvert le Festival du film de Cannes 2021 et a valu à Carax le prix du meilleur réalisateur. Il s'agissait de son premier long métrage en neuf ans depuis le succès de «Holy Motors» (2012).

Au BIFF de cette année, qui a débuté le 6 septembre, «Annette» a été projeté dans la prestigieuse section Gala Presentation.

Le réalisateur d'«Annette», Leos Carax, en conférence de presse le dimanche 10 octobre 2021 dans le cadre du Festival international du film de Busan (BIFF).

Carax a expliqué à la presse que le sujet de la paternité avait une grande place dans ses œuvres, notamment dans les deux dernières qui ont été réalisées après qu'il est devenu père lui-même. Selon lui, si l'histoire tourne autour d'un père, alors des questions et des doutes restent sans réponse et la peur subsiste.

Il est même allé jusqu'à apparaître dans deux de ses films avec sa fille, Nastya Golubeva Carax. «Je dédie ce film sur un père à ma fille», a-t-il dit, en confiant que le nom en russe de sa fille est tatoué sur le dos de sa main droite.

Dans le film, Annette, qui a moins de cinq ans, est très importante car elle est la seule à pointer le doigt vers son père qui commet des crimes mais qui n'a jamais été puni.

Mais le réalisateur a reconnu avoir eu beaucoup de difficultés à trouver une enfant pour jouer ce rôle nécessitant à la fois des talents d'actrice et de chanteuse. C'est pourquoi, il a décidé d'utiliser une poupée en bois à la place même s'il avait envisagé de faire naître un personnage créé par ordinateur comme l'une des possibilités.

Il a raconté avoir rejeté l'idée d'un personnage en 3D car il voulait qu'Annette soit présente sur le plateau pour que lui et les autres acteurs puissent être reliés à elle.

Le réalisateur d'«Annette», Leos Carax, en conférence de presse le dimanche 10 octobre 2021 dans le cadre du Festival international du film de Busan (BIFF).

Basée sur des morceaux composés par le duo pop-rock américain Sparks, «Annette» est la première production musicale de Carax et le premier film en anglais. Le metteur en scène a raconté que l'idée de collaboration était venue du groupe.

Le Français a dit lors de la conférence de presse que, avant le cinéma, il voulait travailler dans la musique et qu'il avait toujours désiré collaborer avec les meilleurs musiciens, compositeurs et chanteurs. Il s'estime chanceux d'avoir pu travailler avec Sparks car il se sent chez lui lorsqu'il écoute leur musique. Il les connaît depuis son enfance.

Carax a aussi fait part de son plaisir d'avoir retrouvé Busan dans un contexte de pandémie de nouveau coronavirus. Il lui a fallu presque 24 heures pour venir de France «en avion, en train et en taxi». Son voyage a été retardé d'un jour en raison de questions liées à la quarantaine.

Il s'était rendu dans la deuxième ville sud-coréenne en 2015 dans le cadre d'un programme spécial appelé «My French Cinéma».

xb@yna.co.kr

(FIN)

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