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(2e LD) Moon et Kishida d'accord pour des consultations afin de résoudre la question du travail forcé

National 15.10.2021 à 22h20

SEOUL, 15 oct. (Yonhap) -- Le président sud-coréen Moon Jae-in et le nouveau Premier ministre japonais Fumio Kishida se sont entretenus ce vendredi pour la première fois au téléphone et sont tombés d'accord pour accélérer les consultations diplomatiques entre les deux pays en vue de résoudre la question du travail forcé de l'époque coloniale, a fait savoir Cheong Wa Dae.

Moon a également demandé à Kishida de trouver une solution pour les femmes coréennes qui ont été victimes de l'esclavage sexuel de l'armée japonaise durant la Deuxième Guerre mondiale.

Par ailleurs, les deux hommes ont promis de coopérer pour développer les relations bilatérales en regardant le futur et traiter le dossier nord-coréen, selon le communiqué publié par Park Kyung-mee, la porte-parole du bureau présidentiel.

Moon a rappelé à Kishida qu'il ne restait plus beaucoup de temps pour régler le sujet des «femmes de réconfort», soulignant que seulement 13 d'entre elles, parmi les personnes enregistrées, sont toujours vivantes en Corée du Sud.

Durant l'entretien téléphonique qui a duré une trentaine de minutes, Moon a dit à Kishida que les deux nations devaient renforcer la coopération à l'ère post-pandémique.

Le président sud-coréen Moon Jae-in (à g.) et le Premier ministre japonas Fumio Kishida.

Les deux pays sont depuis longtemps en désaccord sur des questions territoriales et d'autres différends historiques découlant de la domination coloniale japonaise de 1910-1945 sur la péninsule coréenne.

En 2019, le Japon a imposé des restrictions sur les exportations de trois matériaux industriels clés essentiels pour les industries sud-coréennes des puces et des écrans.

La Corée du Sud considère les mesures japonaises comme des représailles contre les décisions de la Cour suprême sud-coréenne de 2018 ordonnant à des entreprises japonaises d'indemniser les victimes sud-coréennes du travail forcé pendant la domination coloniale japonaise.

Pour le Japon, toutes les questions liées aux réparations suite à l'occupation coloniale de la péninsule coréenne ont été résolues dans le traité de 1965 qui a normalisé les relations entre les deux pays. Kishida a demandé au gouvernement sud-coréen de proposer des solutions acceptables.

«Il y a des différences dans les interprétations juridiques» de l'accord de 1965, a répondu Moon, cité par le communiqué. «Je pense qu'il serait désirable de chercher une solution diplomatique entre les deux pays et d'espérer une accélération des consultations et de la communication entre les autorités diplomatiques.»

Depuis plusieurs mois, Séoul cherche à améliorer les relations bilatérales à un moment où l'administration du président américain Joe Biden s'efforce de solidifier son réseau d'alliances démocratiques et de partenariats dans la région pour contrer l'affirmation croissante de la Chine.

xb@yna.co.kr

(FIN)

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