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(LEAD) Le chef de la diplomatie estime l'allégement des sanctions contre le Nord possible s'il accepte le dialogue

Actualités 20.10.2021 à 16h50

SEOUL, 20 oct. (Yonhap) -- Le récent test de missile de la Corée du Nord souligne la nécessité de s'engager avec l'Etat reclus et l'allégement des sanctions peut être considéré comme faisant partie des incitations pour le ramener à la table des négociations, a déclaré ce mercredi le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Chung Eui-yong.

Le chef de la diplomatie s'exprimait lors d'une session d'audit parlementaire, quelques heures après que Pyongyang a annoncé avoir testé avec succès mardi un nouveau type de missile mer-sol balistique stratégique (MSBS).

«Nous devons prendre rapidement des mesures pour empêcher la Corée du Nord de renforcer davantage ses capacités nucléaires et balistiques», a appuyé Chung.

«L'allègement des sanctions peut être envisagé dans le cadre des efforts, à condition que le Nord accepte la proposition de dialogue.»

Le royaume ermite a fait face à une aggravation des difficultés économiques en raison des sanctions continues des Nations unies mises en œuvre en réponse à ses essais nucléaires et balistiques, ainsi que des mesures de contrôle strictes liées au Covid-19 et des intempéries.

Lorsqu'on lui a demandé si Washington était sur la même longueur d'ondes que Séoul pour l'assouplissement conditionnel des sanctions, Chung a fait savoir que «les Etats-Unis ont toujours clairement indiqué qu'ils pouvaient discuter de toute question à la table des négociations si le Nord reprenait les pourparlers».

Le représentant spécial des Etats-Unis pour la politique nord-coréenne, Sung Kim, a réaffirmé mardi que son pays restait ouvert au dialogue avec Pyongyang, mais a précisé que l'administration Joe Biden maintiendrait les sanctions en place jusqu'à ce que le Nord prenne des mesures concrètes vers la dénucléarisation.

Chung a exprimé l'espoir que la proposition du président Moon Jae-in de mettre officiellement fin à la guerre de Corée (1950-53) puisse donner l'élan indispensable aux pourparlers de dénucléarisation au point mort avec Pyongyang.

«La déclaration de fin de guerre est l'une des nombreuses options pour relancer le processus de paix. Elle vise à instaurer la confiance pour créer une atmosphère de dialogue», a expliqué Chung. «C'est la première porte d'entrée du processus de paix sur la péninsule coréenne et une étape essentielle.»

La dernière démonstration de force du Nord est intervenue au milieu d'une vague d'activités diplomatiques pour reprendre les pourparlers de dénucléarisation de longue date entre Washington et Pyongyang.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a réaffirmé mardi que les Etats-Unis restaient prêts à s'engager avec la Corée du Nord à tout moment et n'importe où.

L'administration Moon Jae-in a fait des efforts de dernière minute pour une percée dans le processus de paix coréen qui s'est essoufflé suite au sommet de Hanoï sans accord en 2019 entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et l'ex-président américain, Donald Trump.

La sous-secrétaire d'Etat américaine, Wendy Sherman, a fait savoir mardi que Washington avait «directement» contacté Pyongyang, réaffirmant la volonté du gouvernement de Joe Biden de tenir des pourparlers sans conditions préalables.

«Nous avons contacté directement Pyongyang et sommes prêts à nous rencontrer sans conditions préalables, et comme nous l'avons dit publiquement à plusieurs reprises, les Etats-Unis n'entretiennent pas d'intentions hostiles», a insisté Sherman dans le cadre d'une allocution en ligne au gala annuel de la Korea Society qui s'est tenu à New York.

Elle a décrit le dernier essai de missile du Nord comme une «violation de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU».

En ce qui concerne les conflits récurrents entre Séoul et Tokyo, Chung a assuré que le gouvernement restait déterminé à réparer les relations bilatérales en coopération avec l'administration du nouveau Premier ministre Fumio Kishida. Le ministre s'est engagé à intensifier les consultations diplomatiques afin de parvenir à «une solution réaliste et raisonnable» face aux différends prolongés sur l'histoire commune, y compris le travail forcé en temps de guerre.

Le Japon a imposé des restrictions à l'exportation contre le Sud en 2019 en représailles aux décisions de la Cour suprême sud-coréenne selon lesquelles des entreprises japonaises doivent verser une indemnisation aux victimes du travail forcé.

Tokyo a affirmé que toutes les questions de réparation découlant de sa colonisation de la Corée de 1910 à 1945 avaient été réglées en vertu du traité de 1965 qui a normalisé les relations entre les deux pays et a exhorté le Sud à trouver des solutions acceptables.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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