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La Corée du Sud s'apprête à lancer sa première fusée spatiale

Actualités 21.10.2021 à 10h55
Préparation du lancement de Nuri

SEOUL, 21 oct. (Yonhap) -- La Corée du Sud s'apprête ce jeudi à lancer sa première fusée spatiale qui a été construite avec des technologies locales afin de se joindre au club des puissances spatiales mondiales.

Korea Space Launch Vehicle-II (KSLV-II), aussi connu sous le nom de Nuri, doit décoller vers 16h depuis le centre spatial de Naro à Goheung, à 473 kilomètres au sud de Séoul, a fait savoir l'Institut coréen de recherche aérospatiale (KARI).

La fusée Nuri de 200 tonnes servira à placer sur orbite un satellite factice de 1,5 tonne, grâce à une technologie de lanceur spatial que la Corée du Sud cherche à acquérir depuis plus d'une décennie dans le cadre de son programme spatial.

En cas de succès, la fusée Nuri deviendra le premier véhicule spatial de la Corée du Sud entièrement conçu et construit dans le pays.

Le lancement interviendra sur fond de tensions provoquées par le tir d'essai d'un nouveau missile mer-sol balistique stratégique (MSBS) de la Corée du Nord depuis un sous-marin mardi après une série de lancements de missiles.

Le succès ou l'échec du lancement de la fusée Nuri sera connu environ 30 minutes après le décollage, ont indiqué des officiels du KARI.

Le taux de réussite pour les fusées nouvellement développées lors d'une première tentative se situe à 30%, a ajouté le KARI. Les lancements de fusée de la Corée du Sud se sont soldés par des échecs en 2009 et 2010.

En 2013, la Corée du Sud a lancé avec succès sa première fusée Naro même si son premier étage avait été fabriqué par la Russie.

Séoul a investi près de 2.000 milliards de wons (1,8 milliard de dollars) depuis 2010 dans la construction de la fusée à trois étages. Plus de 300 entreprises locales y ont participé, dont Hanwha Aerospace Co.

La fusée Nuri de 47,2 mètres de long utilise quatre moteurs liquides de 75 tonnes dans son premier étage, un moteur liquide de 75 tonnes dans le deuxième et un moteur liquide de sept tonnes dans le troisième.

Un lancement réussi ferait de la Corée du Sud le septième pays au monde à avoir développé un lanceur spatial pouvant transporter un satellite de plus d'une tonne, après la Russie, les Etats-Unis, la France, la Chine, le Japon et l'Inde.

Cela signifierait aussi que la Corée du Sud possède des technologies clés pour le développement et le lancement de fusées spatiales transportant des satellites fabriqués localement et ouvrirait une nouvelle ère dans le programme spatial du pays.

La Corée du Sud, qui s'est jointe relativement tardivement à la course mondiale au développement spatial, a récemment renforcé son programme spatial avec comme objectif de lancer son premier orbiteur lunaire l'année prochaine.

Le développement d'une fusée spatiale locale est crucial alors que les transferts de technologies de missiles entre les pays sont strictement contrôlés en vertu des directives internationales comme le Régime de contrôle de la technologie des missiles auquel la Corée du Sud a adhéré en 2001.

Le programme de développement de fusée de la Corée du Sud avait été restreint par les directives relatives aux missiles qui avaient été mises en place en 1979 par les Etats-Unis.

Les deux alliés sont convenus toutefois d'abolir les restrictions lors d'un sommet en mai, garantissant à Séoul une pleine autonomie dans ses efforts visant à développer des véhicules lanceurs.

La Corée du Sud projette d'effectuer quatre autres lancements de la fusée Nuri d'ici à 2027 dans le but d'améliorer sa fiabilité, a ajouté le KARI.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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