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(LEAD) L'ex-président Roh demande pardon aux victimes de la répression contre un soulèvement démocratique dans ses dernières volontés

Actualités 27.10.2021 à 16h57
La chapelle ardente de l'ancien président Roh Tae-woo est installée à l'hôpital de l'université nationale de Séoul, le mercredi 27 octobre 2021.
Le fils de l'ancien président défunt Roh Tae-woo, arrive à l'aéroport international d'Incheon pour se diriger vers la chapelle ardente de son père le mercredi 27 octobre 2021.

SEOUL, 27 oct. (Yonhap) -- L'ancien président Roh Tae-woo a utilisé ses dernières volontés pour demander pardon aux victimes de la répression brutale par l'armée contre un soulèvement pro-démocratique à Gwangju en 1980, a déclaré ce mercredi son fils, Roh Jae-heon.

Le fils du défunt chef de l'Etat a dévoilé le testament de son père, qui est décédé hier des suites d'une maladie chronique à l'âge de 88 ans, aux journalistes à une chapelle ardente dressée à Séoul.

«Il a pensé qu'il avait une responsabilité infinie pour tous les choses qui sont arrivées, bonnes ou mauvaises, car il s'est beaucoup préoccupé de son pays et de son devoir», a déclaré le fils. «Il cherchait à se faire pardonner ses fautes et sa responsabilité, notamment en ce qui concerne la douleur des victimes du mouvement démocratique du 18 mai et divers événements survenus pendant son mandat.»

Roh, qui a été président de 1988 à 1993, est devenu le numéro deux après avoir aidé l'ancien président Chun Doo-hwan à prendre le pouvoir suite au coup d'Etat militaire de 1979 dans un contexte de vide du pouvoir créé par le décès de l'ancien président Park Chung-hee.

La junte de Chun a été accusée d'avoir violemment réprimé le soulèvement pro-démocratie en 1980 à Gwangju, qui a fait plus de 200 morts et 1.800 blessés, selon des données officielles.

«Il a fait des efforts pour la réconciliation et a essayé de soigner les cicatrices des victimes du soulèvement pro-démocratie durant sa fonction, en promulguant une loi à ce sujet», a dit Roh Jae-heon. «Mais il a été condamné à une peine à propos de la répression contre le mouvement démocratique du 18-Mai et diverses situations politiques ne lui ont pas vraiment permis de transmettre un tel message».

En passant le pouvoir en 1993 à Kim Yong-sam, le premier président issu de la classe politique et du civil, Roh Tae-woo a été aussitôt impliqué dans une affaire de corruption d'un montant pharaonique, déclenchée en 1994 par un député.

En 1997, l'instance suprême de la Justice l'a par ailleurs condamné à 17 ans de prison ferme et à 268,8 milliards de wons (223 millions de dollars) d'amende pour la révolte militaire du 12 décembre 1979 et la répression brutale contre les manifestants pro-démocratie à Gwangju en mai 1980.

Il a été gracié à la fin de la même année par le président Kim Young-sam en 1997. En ce qui concerne les amendes colossales infligées, il a achevé les paiements en septembre 2013.

«Il est dommage qu'il n'a pas pu exprimer ces mots par lui-même car il a été hospitalisé pendant plus de 10 ans, ayant des difficultés à communiquer avec les autres», a ajouté le fils de l'ancien président.

Roh a été opéré d'un cancer de la prostate en 2002 et recevait depuis des soins médicaux suite à une dégradation de son état de santé. Il a été hospitalisé récemment mais n'a pas pu se rétablir.

Le fils, qui est un avocat, a souvent exprimé ses excuses pour la répression brutale à Gwangju, au nom de son père.

En 2019, il s'est rendu au cimetière national du 18-Mai à Gwangju où il a encore exprimé des excuses. L'année dernière, il y a offert une couronne de fleurs au nom de son père.

lsr@yna.co.kr

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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