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(2e LD) Cheong Wa Dae dit regretter que l'ex-président Chun soit mort sans présenter d'excuses

Actualités 23.11.2021 à 18h15

SEOUL, 23 nov. (Yonhap) -- Le bureau présidentiel a exprimé ses regrets quant au fait que l'ancien président Chun Doo-hwan soit décédé sans présenter d'excuses pour la répression sanglante du soulèvement pro-démocratie à Gwangju en 1980, même s'il a dit prier pour l'âme du défunt.

La porte-parole présidentielle Park Kyung-mee a déclaré aux journalistes que Cheong Wa Dae n'avait pas l'intention d'offrir des fleurs ou une visite de condoléances à Chun, décédé à son domicile plus tôt dans la journée à 90 ans après avoir lutté contre un cancer du sang et des maladies chroniques.

Le bureau présidentiel «prie pour le défunt et a adressé des mots de sympathie à la famille endeuillée», a déclaré Park.

Chun «n'a pas révélé la vérité de l'histoire jusqu'à la fin», a souligné la porte-parole, ajoutant que le bureau présidentiel «exprime ses regrets car il n'y a pas eu d'excuses sincères».

La porte-parole présidentielle Park Kyung-mee s'exprime lors d'une conférence de presse sur la mort de l'ancien président Chun Doo-hwan, le 23 novembre 2021.

Chun, un ancien général de l'armée qui a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat militaire en 1979, a ordonné à ses troupes de réprimer impitoyablement le soulèvement civil pro-démocratie dans la ville de Gwangju, dans le sud-ouest du pays, l'année suivante.

L'ancien homme fort n'a jamais présenté d'excuses ni manifesté de remords pour les personnes tuées lors du soulèvement et avait suscité une tempête de critiques de la part des familles des victimes en qualifiant le soulèvement d'«émeute».

La répression a fait plus de 200 morts et 1.800 blessés.

En 1996, Chun a été reconnu coupable de mutinerie et condamné à mort, en partie à cause de son ordre de répression du soulèvement de Gwangju, mais la peine a été commuée en réclusion à perpétuité. Un an plus tard, il a été libéré à la suite d'une grâce présidentielle.

Un haut responsable présidentiel a fait savoir que Cheong Wa Dae n'avait pas l'intention de soutenir les funérailles de Chun. L'officiel, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que la présidence n'avait pas envisagée d'organiser des funérailles nationales pour lui.

Cette position est comparable à celle tenue lors du décès de l'ancien président Roh Tae-woo le mois dernier.

Roh, un ami proche de Chun, a également été accusé d'être profondément impliqué dans le coup d'Etat de 1979 et la répression sanglante du soulèvement de Gwangju, mais il a transmis un message d'excuses pour la répression via les membres de sa famille avant sa mort.

Le mois dernier, la Corée du Sud a organisé des funérailles nationales de cinq jours pour Roh, et le président Moon Jae-in a envoyé des fleurs de condoléances.

as26@yna.co.kr

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