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Menace contre l'ambassade de France : la Cour suprême confirme la condamnation à une amende avec sursis

National 06.12.2021 à 08h58

SEOUL, 06 déc. (Yonhap) -- La Cour suprême a confirmé ce lundi la culpabilité de deux étrangers musulmans qui avaient affiché des menaces sur le mur de l'enceinte de l'ambassade de France en Corée du Sud en novembre de l'année dernière en les condamnant à une amende de 3 millions de wons (soit environ 2.240 euros) avec sursis.

Le deuxième tribunal de la Cour suprême a confirmé ce jugement rendu en deuxième instance pour les deux étrangers originaires de Russie et du Kirghizstan, tous deux âgés de 26 ans. «Les inculpés auraient cherché à transmettre un message de contestation contre le mouvement du président français (entraînant une remontée des tensions aves les pays musulmans)», a expliqué la Cour suprême.

«Le texte des affiches en question est similaire à une citation de phrases de la Bible ou à des mots de proverbes prononcés par un homme respecté par les Russes. Cela n'atteint pas des expressions directes de la menace et cela ne manifeste pas leur volonté malveillante», a-t-elle ajouté.

Le fait que les inculpés aient reconnu leurs actes illicites, présenté des excuses et n'aient pas commis d'autre crime durant leurs trois années de séjour en Corée du Sud a été pris en compte pour cette décision finale.

De plus, ils ont été détenus dans une maison d'arrêt jusqu'en mai 2021, date de la décision de première instance, et ont donc déjà purgé une peine de prison ferme. Le Russe a été explusé le mois dernier alors que l'autre, inscrit dans une école doctorale, a affiché sa volonté de quitter le pays.

Les deux hommes ont posté sur un mur de l'ambassadede France à Séoul des affiches de format A4, portant des messages de menaces appelant à ne pas mépriser les musulmans et à ne pas détruire leur religion, le 1er novembre 2020.

Ils ont été arrêtés et placés en détention immédiatement à l'époque. En première instance en mai, ils avaient été condamnés à six mois de prison assortis d'un sursis d'un an. Ils ont été jugés coupables d'intimidation mais acquittés de l'accusation de menace contre le corps diplomatique.

En deuxième instance du procès intenté à la fois par les deux étrangers et le Parquet, la justice avait jugé que les accusés voulaient protester en tant que musulmans contre la démarche du président français et que les messages ne semblaient pas être une menace directe, ordonnant une amende de 3 millions de wons avec sursis.

L'ambassade de France en Corée du Sud à Séoul (Photo d'archives)

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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