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(Interview Yonhap) L'opération de maintien de la paix de l'ONU doit évoluer pour faire face aux défis imprévisibles

Interviews 07.12.2021 à 14h43
Jean-Pierre Lacroix

SEOUL, 07 déc. (Yonhap) -- Les soldats de la paix de l'ONU doivent être munis d'équipements et de technologies améliorés pour se protéger, ainsi que les civils, des menaces en constante évolution et remplir leur mandat de prévention des conflits et de promotion de la stabilité, a déclaré Jean-Pierre Lacroix, chef du Département des opérations de maintien de la paix (PKO) des Nations unies.

Le haut responsable de l'ONU en visite à Séoul a indiqué que la question figurerait parmi les principaux points à l'ordre du jour du forum international de cette semaine organisé par la Corée du Sud, nommé Conférence ministérielle des Nations unies sur le maintien de la paix à Séoul en 2021, qui sera le premier du genre à être tenu en Asie.

La conférence virtuelle de deux jours qui débutera mardi soir (heure de Séoul) prépare le terrain pour que les Etats membres rendent leurs engagements pertinents à l'évolution de l'environnement politique et de sécurité ainsi qu'aux défis émergents de la pandémie de Covid-19 et du changement climatique, a expliqué le sous-secrétaire général aux opérations de paix.

«L'environnement dans lequel opèrent les missions de maintien de la paix devient de plus en plus difficile et périlleux, et de plus en plus dangereux», a souligné Lacroix lundi lors d'une interview avec l'agence de presse Yonhap lors de sa visite ici pour assister au forum. «L'une des principales réalisations de cette réunion sera de soutenir les missions de maintien de la paix et d'aider nos soldats de la paix sur le terrain à s'adapter à ces nouveaux défis.»

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense et d'autres responsables de plus de 150 pays ainsi que ceux d'organisations internationales apparentées se joindront à la réunion via des liaisons vidéo, qui ont été rapidement remplacées par des sessions virtuelles la semaine dernière en raison de préoccupations concernant le variant Omicron.

Lacroix est l'un des trois sous-secrétaires généraux des Nations unies qui participeront en personne à la conférence et il dirigera mercredi la quatrième et dernière session intitulée «Protection des civils et sûreté et sécurité».

Le diplomate français a déclaré qu'il était «reconnaissant» pour le soutien et l'engagement de longue date de la Corée du Sud au maintien de la paix de l'ONU et pense qu'elle peut contribuer davantage avec sa technologie de pointe, sa capacité de soins de santé et ses moyens militaires.

La Corée du Sud a rejoint l'ONU en 1991 et a déployé sa première unité de maintien de la paix en Somalie en 1993. A l'heure actuelle, un total de 569 soldats travaillent dans le cadre de missions de maintien de la paix dans cinq pays, dont le Soudan du Sud et le Liban.

Il a déclaré que le plan de Séoul de fournir des hélicoptères à l'ONU améliorerait la mobilité des soldats de la paix dans les missions sujettes aux conflits en Afrique, où les soldats de la paix sont exposés à des «menaces agiles et imprévisibles» et sont souvent aux prises avec le manque d'infrastructures de transport public.

«Nous devons être plus mobiles et flexibles car les menaces sont très imprévisibles et (elles) peuvent se produire dans de nombreux endroits différents», a-t-il fait savoir, sans nommer de pays. «Nos soldats de la paix doivent intervenir rapidement pour protéger la population. Par conséquent, ce dont nous avons besoin pour cela, ce sont de meilleurs moyens de transport et des hélicoptères (sont) absolument essentiels.»

Lacroix a noté que les opérations de maintien de la paix devraient adopter des technologies pour s'adapter à l'environnement changeant, en prêtant attention au modèle de «camp intelligent» proposé par la Corée du Sud, qui envisage un camp hautement connecté basé sur les dernières technologies numériques.

«La technologie est très pertinente pour la question de la protection de nos soldats de la paix», a-t-il souligné. «Si nous utilisons au mieux les nouveaux outils technologiques dont nous disposons, nous pouvons également être plus efficaces pour protéger nos soldats de la paix contre ces attaques.»

L'amélioration de l'infrastructure médicale sera également une priorité lors de la réunion au milieu des risques sanitaires croissants pour les soldats de la paix dans les milieux fragiles en raison de la pandémie prolongée.

Le responsable a déclaré que la pandémie de Covid-19 avait servi de «réveil» sur la nécessité de renforcer la préparation et de construire un partenariat plus solide entre les Etats membres pour la fourniture en temps opportun d'un soutien médical sur le terrain.

«Cela nous a rappelé que nous devons être prêts à faire face à l'imprévisible», a-t-il dit. «Nous avons appris avec le Covid-19 que nous devions également être très adaptables en matière de soutien médical.»

Lacroix a ajouté que l'organisation de l'événement par la Corée du Sud était significative car elle coïncide avec la célébration du 30e anniversaire de son adhésion à l'ONU, dans l'espoir que la réunion soit «efficace» et «productive».

«C'est très symbolique du succès de la république de Corée au sein des Nations Unies et du rôle que votre pays a joué au fil des ans dans de nombreux domaines qui sont importants pour l'ONU», a-t-il déclaré, faisant référence au nom officiel de la Corée du Sud.

C'est la première fois qu'un pays asiatique accueille le forum de haut niveau sur les opérations de PKO, qui a été lancé en 2016 dans le prolongement du sommet des Nations unies sur le maintien de la paix de 2015.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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