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(Bilan 2021) Le Top 10 de l'actualité coréenne

Gros plans 20.12.2021 à 07h00

SEOUL, 20 déc. (Yonhap) -- Ci-dessous, les 10 nouvelles les plus importantes qui ont marqué l'actualité en Corée du Sud cette année, selon la rédaction de l'agence de presse Yonhap.

▲ La pandémie de Covid-19 se poursuit et le régime «vivre avec le Covid» est suspendu

Après que le premier cas de nouveau coronavirus (Covid-19) a été confirmé en Corée du Sud en janvier 2020, la pandémie se poursuit depuis près de deux ans.

La Corée du Sud fait face à la plus grande vague depuis le début de l'épidémie alors que le nombre de nouveaux patients a dépassé la barre des 7.000 récemment, une forte hausse par rapport au début de la quatrième vague épidémique en juillet, lorsque le chiffre a franchi seulement le seuil des 1.000.

Le nombre de patients atteints du Covid-19 dans un état grave atteint presque toujours un nouveau record, avec près de 1.000.

Le taux de vaccination complète a dépassé 80% mais, à cause du retard des doses de rappel, les infections chez les personnes complètement vaccinées et les seniors augmentent, entraînant une hausse du taux d'occupation des lits dans les unités de soins intensifs dans le grand Séoul à près de 90%.

La pays avait lancé le régime «vivre avec le Covid» pour un retour progressif à la vie normale au début de novembre avec le taux élevé de vaccination contre le Covid-19, mais le bond des cas confirmés et des patients gravement malades a entraîné la suspension du programme et un renforcement des mesures de distanciation sociale.

De plus, avec l'apparition du variant Omicron du nouveau coronavirus fin novembre, qui est considéré comme plus contagieux, les autorités sanitaires ont imposé une quarantaine obligatoire de 10 jours pour tous les arrivants internationaux et une interdiction d'entrée pour les voyageurs de court séjour en provenance de 11 pays, dont l'Afrique du Sud et l'Ethiopie.

Un citoyen se fait vacciner contre le nouveau coronavirus (Covid-19) le mercredi 8 décembre 2021.

▲ La génération MZ questionne sur «l'équité et la justice»

La génération MZ, un terme coréen désignant les milléniaux et la génération Z (nés entre 1980 et au début des années 2000), questionne sur le sujet de «l'équité et la justice» alors qu'ils souffrent de la hausse des prix des logemeremnts et du faible taux d'emploi.

Le nombre de jeunes à la recherche d'un emploi a atteint le record de 874.000 en août alors que plus de 100.000 d'entre eux n'ont pas pu décrocher un emploi pendant trois ans.

Sur fond d'opportunités d'emploi rares, un grand nombre de jeunes se sont tournés vers les investissements immobiliers et boursiers en s'appuyant sur des prêts. Les nouveaux crédits contractés par les 20-39 ans ont englobé 38.700 milliards de wons au premier semestre de cette année.

Ces jeunes ont exprimé leur colère notamment contre le milieu politique qui n'a pas fourni de politiques efficaces pour eux.

Le Parti démocrate (PD) au pouvoir a subi une défaite écrasante aux élections partielles en avril, considérées comme un baromètre crucial pour l'élection présidentielle de l'année prochaine.

La génération MZ, qui a montré une tendance plutôt à gauche lors de la 19e élection présidentielle il y a quatre ans, est en train de se tourner vers les partis conservateurs.

Lors de la convention pour élire le chef du Parti du pouvoir du peuple (PPP), le principal parti d'opposition, Lee Jun-seok, un homme politique de 36 ans sans expérience de député, a remporté la victoire devenant le plus jeune dirigeant d'un parti dans l'histoire politique moderne de la Corée du Sud, grâce aux soutiens des membres du parti conservateur dans la vingtaine.

La prochaine élection présidentielle dépendra en grande partie du choix de cette génération.

Des jeunes demandeurs d'emploi regardent des annonces à un salon de l'emploi à Busan, le lundi 1er novembre 2021.

▲Le Kospi dépasse la barre des 3.000 grâce aux investisseurs particuliers

L'indice de la Bourse de Séoul (Kospi) a dépassé le seuil des 3.000 points pour la première fois en janvier, 65 ans après l'ouverture d'une place boursière en 1956 et 38 ans après son lancement en 1983.

Le Kospi a franchi les 1.000 points le 31 août 1989 et les 2.000 le 25 juillet 2007.

Ce record a été soutenu par les investisseurs individuels. Lorsque le Kospi a chuté à 1.400 points à cause de la pandémie de Covid-19 en mars 2020, les particuliers ont fait augmenter l'indice en achetant des actions.

Ils ont acheté une valeur nette d'environ 70.000 milliards de wons (59,12 milliards de dollars) cette année jusqu'au début de décembre pour renforcer et soutenir le Kospi.

Les investissements en Bourse des particuliers ont contribué au développement du marché boursier sud-coréen mais ont engendré également des problèmes comme l'augmentation de la dette comme certains ont investi en empruntant de l'argent à des sociétés boursières.

La Bourse de Séoul clôture à 3.301,68 points le jeudi 7 janvier 2021.

▲ Poursuite de la flambée des prix de l'immobilier malgré diverses réglementations

Les prix de l'immobilier ont continué de flamber cette année, intensifiant les inquiétudes chez les personnes qui ne possèdent pas encore de logement. Ils ont augmenté en moyenne de 8,93% sur la période janvier-octobre, soit une accélération par rapport à la hausse de 5,36% de l'année dernière. Il s'agit de la plus forte progression jamais enregistrée depuis 2006, année où les prix de l'immobilier ont bondi de 11,58%.

Le taux d'augmentation a atteint 11,61% dans la grande région de Séoul, soit le double des 6,57% affichés dans les autres régions.

Afin de freiner la surchauffe immobilière, le gouvernement a mis en place diverses mesures incluant des hausses d'impôt et des réglementations sur les prêts immobiliers.

Cela dit, ces mesures ont attisé davantage la frénésie d'achat, notamment chez les trentenaires qui ne voulaient surtout pas manquer ce qui pourrait être la dernière chance avant que les logements ne deviennent définitivement hors de leur portée à cause des prix trop élevés.

L'augmentation de la taxe immobilière globale et de la taxe sur la plus-value immobilière destinée à inciter les propriétaires de plusieurs logements à vendre a plutôt conduit ces derniers à en transmettre à leurs enfants afin de réduire la charge fiscale.

La courbe des prix de l'immobilier a toutefois montré récemment un signe d'infléchissement timide alors que de plus en plus de Sud-Coréens pensent que les prix ont atteint leur sommet alors que le gouvernement s'emploie à réguler l'accès aux crédits immobiliers pour limiter l'endettement des ménages.

Quartiers de Yongsan et de Seocho vus du mont Namsan à Séoul. (Photo d'archives Yonhap)

▲ Des enquêtes politiquement sensibles émergent à l'approche de l'élection présidentielle

Les candidats à l'élection présidentielle des partis au pouvoir et de l'opposition ont été accusés d'être impliqués dans des scandales politiquement sensibles, finissant par faire l'objet d'investigations de la part du Bureau d'enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires (CIO).

Lee Jae-myung, le candidat officiel du Parti démocrate (PD), a été accusé par le principal parti d'opposition, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), d'être le cerveau d'une affaire concernant un projet de développement du quartier de Daejang à Seongnam, juste au sud de Séoul, en 2015, quant il était le maire de la ville.

Le Parquet enquête sur cette affaire dans laquelle une société de gestion d'actifs inconnue, Hwacheon Daeyu, a récolté des bénéfices astronomiques en complotant prétendument avec les autorités clés de la ville qui ont travaillé pour Lee à cette époque.

Yoon Suk-yeok, le candidat du PPP, et son épouse sont visés par une enquête séparée pour leurs liens présumés avec un scandale d'ingérence politique et une affaire de manipulation boursière prétendue, respectivement.

Le CIO enquête pour savoir si Yoon était en collusion ou non avec le parti d'opposition pour tenter d'enquêter sur des figures pro-gouvernementales quand il était procureur général l'année dernière.

Kim Keon-hee, l'épouse de Yoon, fait l'objet d'une enquête en lien avec une affaire de manipulation d'action entourant Deutsch Motors Inc., un concessionnaire automobile de BMW en Corée du Sud.

Le Parquet et le Bureau d'enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires (CIO). (Photomontage fourni par Yonhap News TV. Revente et archivage interdits)

▲Des affaires effroyables de maltraitance d'enfants et meurtres après harcèlement

Des affaires successives de maltraitance d'enfants ont choqué la nation suite à l'affaire notoire d'une bébé de 16 mois, Jung-in, qui est décédée de mauvais traitements infligés par sa mère adoptive.

Un couple a été condamné à 30 ans et 12 ans de prison pour meurtre d'une nièce de 10 ans après des maltraitances en février, comprenant des actes de torture par l'eau.

Le même mois, un père a été accusé d'avoir frappé son bébé de 29 jours avec une bague au doigt, tandis qu'un autre homme a été arrêté en avril pour avoir battu à mort sa fille adoptive de deux ans.

Kim Tae-hyun, âgé de 25 ans, a été condamné à l'emprisonnement à vie pour avoir poignardé à mort une femme qu'il suivait partout, ainsi que sa mère et sa petite-sœur à Séoul en mars.

Deux femmes ont été tuées dans des affaires de harcèlement à Séoul en novembre et décembre, provoquant de vives critiques contre la police selon lesquelles elle n'a pas réussi à protéger des victimes de harcèlement.

Un homme dans la vingtaine est arrêté pour avoir maltraité et tué sa fille de 20 mois, le mercredi 14 juillet 2021.

▲ L'armée entachée par une série d'incidents et d'affaires de violence sexuelle

En avril, des soldats placés en isolement dans le cadre des mesures de prévention contre le nouveau coronavirus (Covid-19) ont déploré la qualité pitoyable de leurs repas en postant des photos de plateaux sur les réseaux sociaux alors que les nouvelles recrues du camp d'entraînement de l'armée de terre à Nonsan se sont vu même restreindre leur temps d'utilisation des toilettes, suscitant une controverse sur les mesures sanitaires excessives au sein de l'armée.

Face à des critiques, l'armée a élaboré tardivement une série de mesures dont l'augmentation de 14% du coût moyen des repas pour les conscrits à 10.000 wons (8,45 dollars) à partir de juillet.

En mai, une sous-officier de l'armée de l'air s'est suicidée après avoir été agressée sexuellement par un de ses collègues. Le ministère de la Défense a lancé une nouvelle enquête après que la famille de la victime a accusé l'armée d'avoir tenté d'étouffer l'affaire. La Cour militaire générale à Séoul a condamné le sous-officier à neuf vans de prison ferme.

Le ministère de la Défense a depuis créé plusieurs groupes de travail dont un comité gouvernemental-civil pour empêcher de tels crimes sexuels de se reproduire dans les casernes mais, trois mois plus tard, une autre affaire de violence sexuelle a entraîné la mort d'une sergent, remettant en question la capacité de l'armée à se réformer.

En février, un Nord-Coréen est arrivé sur les côtes sud-coréennes à la nage en combinaison de plongée mais les soldats sud-coréens n'ont pris aucune action alors qu'il avait été détecté par des caméras de surveillance militaires à 10 reprises, révélant une défaillance grave dans le système de surveillance. Rien que cette année, le ministre de la Défense Suh Wook a dû présenter des excuses à la population sept fois suite à divers incidents et affaires.

Directrice du centre de consultation de la violence à caractère sexuel au sein de l'armée.

▲ La planète sous le charme de la culture pop coréenne

Le groupe de K-pop Bangtan Boys (BTS), la série télévisée «Squid Game» ou encore le film «Minari» ont dominé l'industrie du divertissement mondial cette année.

«Butter», le deuxième single en anglais de BTS sorti en mai, a été en tête du Billboard Hot 100 pendant 10 semaines au total. Deux autres titres, «Permission to Dance» et «My Universe», un single produit en collaboration avec le groupe de pop-rock britannique Coldplay, ont également débuté au sommet de ce classement des singles.

Quatre concerts donnés par le groupe au SoFi Stadium de Los Angeles entre le 27 novembre et le 1er décembre ont attiré pas moins de 214.000 spectateurs au total malgré la pandémie de nouveau coronavirus.

En outre, le septuor a remporté trois prix aux American Music Awards (AMA) et est devenu le premier groupe asiatique à remporter la distinction suprême d'artiste de l'année aux AME qui se sont tenus le mois dernier.

Côté cinéma, «Minari», réalisé par l'Américain d'origine coréenne Lee Isaac Chung et racontant l'histoire d'une famille d'immigrés coréens, a été acclamé par la critique en récoltant 112 prix dont le Grand Prix du jury au festival du film de Sundance, le prix du meilleur film en langue étrangère aux Golden Globe Awards et le prix du meilleur film en langue étrangère aux Critics Choice Awards.

En particulier, le film a valu à l'actrice sud-coréenne Youn Yuh-jung l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Youn est ainsi devenue la première personne sud-coréenne à remporter un Oscar en tant qu'acteur ou qu'actrice.

«Squid Game», série dystopique en coréen, est devenu le contenu Netflix le plus regardé de tous les temps avec plus de 1,65 milliard d'heures de visionnage au cours des quatre premières semaines après sa sortie en septembre.

La série en neuf épisodes raconte l'histoire de concurrents qui s'affrontent dans des jeux mortels afin de tenter de remporter 45,6 milliards de wons (38,5 millions de dollars).

Elle a obtenu un grand nombre de prix et de nominations pour les plus grands événements aux Etats-Unis dont les Gotham Awards et les Golden Globe Awards.

«Squid Game» à Sydney

▲ La Corée du Sud lance sa première fusée spatiale Nuri, un pas de plus pour devenir une puissance spatiale

La fusée KSLV-II, également connue sous le nom de Nuri et construite avec des technologies locales, a été lancée le 21 octobre du centre spatial de Naro, à Goheung, dans le sud du pays.

La fusée Nuri de 200 tonnes et de 47,2 mètres de long était dotée de quatre moteurs liquides de 75 tonnes au premier étage, d'un moteur liquide de 75 tonnes au deuxième et d'un moteur liquide de sept tonnes au troisième.

Elle a volé jusqu'à son altitude cible de 700 kilomètres mais n'a pas réussi à mettre en orbite le satellite factice de 1,5 tonne après que le moteur de son troisième étage a brûlé moins longtemps que prévu.

Malgré son échec pour placer le satellite factice en orbite, des experts ont estimé que cette tentative a marqué une étape significative dans le programme spatial sud-coréen.

Le ministère des Sciences et des TIC a lancé un comité d'enquête sur le lancement de la fusée Nuri avec l'Institut coréen de recherche aérospatiale (KARI) pour déterminer les causes de la fin précoce de la combustion du moteur du troisième étage et corriger les défauts. Ils projettent de procéder à un nouveau lancement en mai prochain et d'effectuer quatre lancements supplémentaires jusqu'en 2027.

La Corée du Sud a investi près de 2.000 milliards de wons (1,8 milliard de dollars) dans la construction de la fusée depuis 2010. L'ensemble du processus de lancement a été réalisé avec des technologies locales, notamment la conception, la production, les tests et les opérations de lancement.

La première fusée spatiale fabriquée grâce aux technologies sud-coréennes, connue sous le nom de Nuri, décolle du centre spatial de Naro à Goheung, dans la province du Jeolla du Sud, à 473 km au sud de Séoul, le jeudi 21 octobre 2021. (Pool photo)

▲ Décès des anciens présidents Roh Tae-woo et Chun Doo-hwan

Les ex-présidents Roh Tae-woo et Chun Doo-hwan, fortement critiqués pour leur rôle dans un coup d'Etat et une repression sanglante d'un soulèvement pro-démocratie, sont morts à près d'un mois d'intervalle.

Roh, qui a été président de 1988 à 1993, est décédé le 26 octobre à l'âge de 88 ans en raison de maladies chroniques après avoir souffert d'un cancer de la prostate et d'ataxie cérébelleuse.

Moins d'un mois après, Chun, qui a dirigé la Corée du Sud d'une main de fer de 1980 à 1988, a suivi son successeur et ami Roh. Il est mort le 23 novembre à l'âge de 90 ans après avoir été atteint d'un cancer du sang et de la maladie d'Alzheimer.

Issu de la même promotion de l'Académie militaire de Corée (KMA) que Roh, Chun, général de l'armée de terre à l'époque, a entrepris un coup d'Etat en décembre 1979 en vue de prendre le pouvoir avec l'aide de Roh après l'assassinat de l'ancien président Park Chung-hee en octobre de la même année.

Chun a imposé la loi martiale et réprimé cruellement le soulèvement pro-démocratie à Gwangju en mai 1980 avant d'accéder officiellement à la présidence du pays en septembre de la même année.

En 1987, la mort d'un jeune étudiant sous la torture des services de renseignement a déclenché de vastes manifestations en faveur de la démocratie à travers tout le pays à la suite desquelles Chun a nommé Roh comme candidat présidentiel du parti au pouvoir. Roh a été élu président au premier suffrage direct du pays depuis la dictature militaire après avoir promis de le rétablir pendant la campagne.

En 1996, Chun et Roh ont été condamnés respectivement à la prison à vie et à 17 ans de prison ferme pour leur rôle dans le coup d'Etat et la répression sanglante du soulèvement de Gwangju et pour corruption. L'année suivante, ils ont été libérés à la suite d'une grâce présidentielle spéciale accordée par leur successeur Kim Young-sam.

Si Roh a demandé pardon aux victimes de la répression brutale contre le soulèvement à Gwangju dans ses dernières volontés divulguées par son fils, Chun n'a pas présenté d'excuses, hormis un bref message transmis par son épouse Lee Soon-ja après sa mort, qui n'a pourtant pas été accepté par les familles des victimes de Gwangju comme des excuses sincères.

Les funérailles de Roh ont été organisées par l'Etat en reconnaissance de ses efforts pour se repentir de ses méfaits commis dans le passé alors que celles de Chun se sont déroulées en famille.

Portraits des défunts présidents Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo. (Photo d'archives Yonhap)

(FIN)

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