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Le tribunal donne raison à l'agence Yonhap contre les portails Naver et Daum

Actualités 24.12.2021 à 17h51

SEOUL, 24 déc. (Yonhap) -- L'agence de presse Yonhap a obtenu ce vendredi de la justice la suspension temporaire d'une décision des deux plus grands portails Internet du pays, Naver et Daum, qui avaient banni les articles de Yonhap de leurs pages d'actualité pendant un an.

Cette décision de la Cour centrale du district de Séoul permettra à l'agence Yonhap de publier ses dépêches sur les portails après une absence de deux mois environ.

Les deux portails ont décidé de cette interdiction le mois dernier, conformément à une recommandation du Comité d'évaluation des partenariats d'information, un groupe d'experts créé par les portails pour déterminer les entreprises de médias qualifiées pour leur fournir des articles.

Le comité a invoqué les antécédents de Yonhap en matière de publication de publireportages pour justifier sa recommandation.

Cette décision a toutefois été considérée par beaucoup comme une double peine, car Yonhap avait déjà été pénalisé pour la même raison par une suspension de 32 jours des portails au début de l'année, la plus longue suspension jamais imposée par le comité à un média partenaire.

Le tribunal a déclaré que les articles de Yonhap devraient réapparaître sur les portails jusqu'à ce que le résultat du procès entre Yonhap et les portails concernant leurs contrats soit connu.

Le tribunal a déclaré que les contrats conclus entre Yonhap, Naver et Kakao comportent des clauses injustes, car ils permettent aux portails, qui détiennent un pouvoir dominant dans le secteur de l'information en ligne, de mettre fin aux partenariats avec les entreprises de médias dans n'importe quelle situation sans recevoir leur objection.

«Les contrats sont susceptibles d'être reconnus comme des contrats nuls par la Loi sur la réglementation des termes et conditions», a noté le tribunal.

Le tribunal a également considéré que l'objectivité et la neutralité du comité d'évaluation sont en question et que Yonhap n'a pas eu la possibilité de se racheter.

«La liberté de la presse et le droit à l'information du peuple sont les piliers d'une démocratie libre, et toute restriction de ces valeurs ne devrait être autorisée que dans le cadre de règles strictes», a déclaré le tribunal, ajoutant qu'il existe une forte demande pour les articles de Yonhap avant les élections présidentielle et régionales de l'année prochaine.

Le PDG de Yonhap, Seong Ghi-hong, a déclaré que l'entreprise respecte la décision de la Cour et qu'elle s'efforcera de produire de manière responsable des informations de grande qualité.

Le siège de l'Agence de presse Yonhap à Séoul. (Photo d'archives)

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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