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Les JO d'hiver de Pékin approchent à grands pas au milieu de difficultés persistantes

Actualités 03.01.2022 à 10h32
(Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 03 jan. (Yonhap) -- En cette nouvelle année, les Jeux olympiques d'hiver de Pékin 2022 se profilent à l'horizon, alors que des problèmes allant d'une pandémie mondiale aux boycotts diplomatiques en passant par l'absence de certaines stars menacent de nuire aux préparatifs de la prochaine vitrine mondiale de la Chine.

Les XXIVe Jeux olympiques d'hiver s'ouvriront le 4 février et se termineront le 20 du même mois. Ce seront les derniers d'une série de trois JO consécutifs à avoir lieu en Asie de l'Est. La Corée du Sud a entamé une séquence sans précédent avec les JO d'hiver de PyeongChang 2018 et le Japon a suivi avec les JO d'été de Tokyo, organisés l'année dernière après un report d'un an en raison de la pandémie de Covid-19.

Sous le slogan «Ensemble pour un avenir partagé», les athlètes s'affronteront pour remporter un record pour des Jeux d'hiver de 109 médailles d'or dans sept sports et 15 disciplines.

Le nombre exact d'athlètes participants sera déterminé à l'approche des JO. La date limite pour soumettre les candidatures est le 24 janvier. Le pays du Matin-Clair s'attend à avoir environ 60 athlètes dans six sports.

Pékin sera la première ville à accueillir à la fois les JO d'été et d'hiver. La capitale chinoise a auparavant organisé les Jeux d'été de 2008.

Pour cette année, 13 sites seront répartis sur trois zones : Pékin, Zhangjiakou, une ville située au nord-ouest de la capitale, et Yanqing, un quartier périurbain de Pékin.

La ville de Pékin accueillera tous les événements sur glace ainsi que les compétitions de big air de snowboard et de ski acrobatique. Zhangjiakou abritera, entre autres, des sites pour le saut à ski, le biathlon, le ski de fond et le snowboard, le slopestyle et le half-pipe. Yanqing accueillera les épreuves de ski alpin et de glisse. Chaque zone a son propre village olympique.

Quatre sites construits pour les Jeux de 2008 seront utilisés et les cérémonies d'ouverture et de clôture auront lieu au stade national de Pékin, connu sous le nom de Nid d'oiseau. Ce dernier a accueilli les cérémonies des JO d'été 2008.

Cependant, les temps ont radicalement changé depuis. D'une part, le monde n'a pas eu à lutter contre la pandémie de Covid-19 en 2008.

Il y a quelques mois seulement, Tokyo organisait des JO d'été en pleine pandémie. Les spectateurs n'étaient pas autorisés à la plupart des événements et les protocoles stricts de santé et de sécurité pour les athlètes ont changé la nature de leur expérience olympique sur et en dehors des stades.

Pékin devra affronter une épreuve similaire, avec un degré de difficulté supplémentaire.

Le variant hautement transmissible Omicron a récemment fait des ravages dans le monde entier et a atteint la Chine.

Le Comité international olympique (CIO) et le comité d'organisation de Pékin ont publié le «Playbook», contenant des mesures contre le Covid-19 pour les athlètes et les officiels d'équipe. Ils doivent fournir deux résultats de test négatifs dans les 96 heures avant leur départ pour la Chine, et une fois à Pékin, ils seront dépistés quotidiennement. Ceux qui ne sont pas complètement vaccinés devront se mettre en quarantaine pendant 21 jours à leur arrivée dans le pays.

Afin de minimiser les contacts avec le grand public, les athlètes et les officiels ne seront autorisés à utiliser que des véhicules olympiques dédiés et auront l'interdiction d'emprunter les transports en commun. En termes simples, ils seront contraints de rester dans leur village d'athlètes ou dans des hôtels sous contrat olympique, et sur des sites de compétition ou d'entraînement. Les voyages vers des destinations en dehors de la «boucle fermée» ou de la bulle spécifique aux JO seront interdits.

Les boycotts diplomatiques des JO par les Etats-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne ont également menacé de nuire à l'organisation de l'événement. Ces pays ont décidé de ne pas envoyer de délégation officielle en raison du bilan de la Chine en matière de droits de l'Homme.

De son côté, le président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré qu'il n'envisageait pas un boycott diplomatique des JO. Des responsables gouvernementaux ont souligné que la Corée du Sud, en tant qu'hôte des précédents JO, avait le devoir et l'obligation de s'intéresser de près aux Jeux de Pékin.

La Corée du Sud avait espéré que les JO de Pékin offriraient une opportunité d'améliorer les relations intercoréennes, mais l'absence de Washington, associée au bannissement de la Corée du Nord par le CIO pour avoir refusé de participer aux Jeux de Tokyo, a déjoué cette possibilité.

Du côté de la compétition, les fans de sport déploreront l'absence de certains des plus brillants hockeyeurs au monde.

La Ligue nationale de hockey (LNH) des Etats-Unis a commencé à envoyer ses professionnels aux JO en 1998 à Nagano, au Japon. Après avoir sauté PyeongChang, la LNH et son association de joueurs avaient conclu un accord pour que les joueurs représentent de nouveau leur pays dans le «meilleur des meilleurs» tournois à Pékin.

Cependant, le Covid-19 a réduit cette perspective à néant. La propagation du variant Omicron dans toute l'Amérique du Nord a forcé la LNH à reporter de nombreux matchs en décembre, et la ligue et le syndicat ont décidé de se retirer des Jeux olympiques. La LNH va maintenant essayer de caler les matchs reportés dans la fenêtre de pause olympique précédemment prévue du 6 au 22 février.

Depuis que la LNH a commencé à participer aux compétitions olympiques, le hockey masculin a été l'un des événements phares des Jeux d'hiver. Mais pour le deuxième tournoi consécutif, les stars de la discipline, comme Connor McDavid pour le Canada et Auston Matthews pour les Etats-Unis, seront absents.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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