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(2e LD) Des députés du PPP demandent l'éviction du chef du parti

National 06.01.2022 à 20h41

SEOUL, 06 jan. (Yonhap) -- Des députés de la principale formation d'opposition, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), ont demandé ce jeudi l'éviction du chef du parti Lee Jun-seok, accusant la querelle entre Lee et le candidat Yoon Suk-yeol d'être à l'origine de la forte baisse de ce dernier dans les sondages à peine deux mois avant l'élection présidentielle.

Les dirigeants adjoints du PPP et d'autres ont proposé d'adopter une résolution exigeant la démission de Lee lors d'une assemblée générale du parti, quelques heures après que Lee a déclaré qu'il refuserait d'approuver la nomination par Yoon d'un nouveau secrétaire général.

Mais la proposition a été suspendue après que le chef du groupe PPP à l'Assemblée nationale, Kim Gi-hyeon, a suggéré qu'ils devraient discuter de la question dans l'après-midi avec Lee présent à la réunion.

«Si Lee ne vient pas à la réunion, nous considérons qu'il perd ses responsabilités en tant que président du parti», a affirmé Kim. «Que nous coulions ou nagions, nous devons tirer une conclusion.»

Le chef du Parti du pouvoir du peuple (PPP), Lee Jun-seok, est entouré de journalistes alors qu'il quitte son bureau à Séoul, le 6 janvier 2022. (Pool photo)

Après avoir dit qu'il assistera à la réunion à condition que leur débat soit montré au public, Lee est finalement apparu devant les députés et a expliqué sa position.

Il a déclaré qu'il assumerait n'importe quel poste dans la campagne si les députés du parti lui ordonnaient de le faire, faisant référence à son départ de la campagne le mois dernier en raison d'une dispute avec des collaborateurs de Yoon.

«Mais de cette façon, nous ne gagnerons pas le soutien des jeunes électeurs, dont nous avons besoin pour la victoire électorale», a-t-il déclaré, appelant à des changements fondamentaux dans la campagne du parti.

La remarque de Lee est venue en réponse aux appels du chef adjoint du groupe parlementaire Choo Kyung-ho et d'autres députés à la destitution de Lee, affirmant ne pas pouvoir tolérer son comportement.

Le chef adjoint du groupe parlementaire Choo Kyung-ho et d'autres députés avaient précédemment appelé à la destitution de Lee, affirmant ne pas pouvoir tolérer son comportement.

«Aujourd'hui, nous organisons une assemblée générale des députés pour faire renaître notre parti, mais il n'y a aucun signe que le président du parti change», a déclaré Choo lors de la réunion, citant plusieurs participants. «Nous ne pouvons plus supporter cela. Nous sommes arrivés au moment de décider de la démission du président du parti.»

Le député Tae Young-ho a proposé un vote afin de demander la destitution de Lee.

Certains députés se sont néanmoins opposés à l'éviction de Lee, citant son éventuel impact sur la prochaine élection présidentielle. Lee, 36 ans, est largement considéré comme bénéficiant d'un fort soutien parmi les jeunes électeurs.

«L'adoption d'une résolution pour la démission de Lee ne nous aide pas à gagner les élections», a estimé le député Ha Tae-keung. «Si nous décidons d'évincer le chef lors de la réunion, cette élection deviendra un "enterrement des générations", pas une "intégration des générations".»

En vertu du code du parti, une résolution sur la démission de Lee n'est pas juridiquement contraignante, ce qui signifie que Lee peut conserver son poste à moins qu'il ne démissionne volontairement. Les membres du parti peuvent organiser un référendum révocatoire sur Lee, mais cela doit passer par un processus long et complexe.

Lee est en désaccord avec Yoon et d'autres membres de la formation proches de Yoon à propos de problèmes de campagne.

Plus tôt dans la journée, Lee a annoncé qu'il refuserait d'approuver la nomination par Yoon du député Kwon Young-se en tant que nouveau secrétaire général de la formation conservatrice, affirmant que Yoon a rejeté ses idées de campagne la veille.

Lee est cependant revenu sur sa décision et a approuvé la nomination plus tard.

Lee a ensuite expliqué aux journalistes qu'il avait des opinions différentes sur d'autres questions que sur la nomination de Kwon, laissant entendre qu'il était en fait mécontent de la nomination par Yoon du député Lee Chul-gyu au poste de chef de la division de planification stratégique du parti.

Lee Chul-gyu est connu pour être proche de l'ancien secrétaire général du parti, Kweon Seong-dong, qui était au centre d'une lutte pour le pouvoir entre Yoon et Lee Jun-seok.

«Il y a eu des efforts pour résoudre les conflits d'hier, mais ils n'ont pas été complètement acceptés», a fait savoir le leader du PPP. «Surtout, je me demande s'ils recherchent vraiment des solutions politiques (sur cette situation). Je surveillerai.»

Yoon Suk-yeol (au centre), le candidat présidentiel du Parti du pouvoir du peuple (PPP), retourne à son siège après son discours lors d'une réunion du parti à Séoul, le 6 janvier 2022. (Pool photo)

Au milieu de l'aggravation de la querelle avec Lee, Yoon a perdu son avance sur son rival du parti au pouvoir, Lee Jae-myung, et est maintenant derrière Lee dans les sondages auprès des électeurs.

Une enquête menée conjointement par quatre instituts de sondage a montré jeudi que Yoon avait 28% de soutien, contre 36% pour Lee.

Pour tenter de regagner des soutiens, il a annoncé mercredi la dissolution de son comité de campagne, y compris le départ du tsar des élections Kim Chong-in, et a mis en place un nouvel organe de campagne «plus mince et pratique» pour faire face à sa baisse de popularité dans les dernières enquêtes d'opinion.

as26@yna.co.kr

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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