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(3e LD) Le Nord a tiré un missile balistique présumé vers la mer de l'Est

Corée du Nord 11.01.2022 à 11h50
L'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a rapporté le jeudi 6 janvier 2022 que l'Académie des sciences de défense (ADS) a effectué la veille un tir d'essai de missile hypersonique (à g.). Le premier tir de missile hypersonique connu sous le nom de Hwasong-8 remonte au 28 septembre 2021 (à dr.). Les deux se ressemblent mais leurs têtes présentent une différence. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)
L'Académie des sciences de défense (ADS) a effectué un tir d'essai de missile hypersonique le mercredi 5 janvier 2022, d'après un rapport publié le lendemain par l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). Des hauts officiels chargés de l'industrie et des sciences de défense nationale ont assisté au lancement mais pas le président de la Commission des affaires de l'Etat, Kim Jong-un. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

SEOUL, 11 jan. (Yonhap) -- La Corée du Nord a tiré ce mardi matin un missile balistique présumé à peine six jours après le tir d'essai d'un soi-disant missile hypersonique, a annoncé le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) du Sud.

Le JCS a dit qu'«un projectile, supposé être un missile balistique, tiré par la Corée du Nord, depuis l'intérieur du territoire vers la mer de l'Est, a été détecté à 7h27 du matin». Il a ajouté que les institutions de reconnaissance sud-coréennes et américaines étaient en train de mener une analyse détaillée d'informations additionnelles.

«Nos armées surveillent minutieusement les mouvements concernés du Nord en coopération étroite avec les autorités militaires américaines tout en maintenant nos postures pour faire face à l'éventualité d'un autre tir de missile», a-t-il ajouté.

A part cette annonce de Séoul, le gouvernement japonais a également déclaré que la Corée du Nord a tiré un projectile ressemblant à un missile balistique, d'après un rapport de l'agence de presse japonaise Kyodo et la chaîne de télévision publique NHK, ce matin.

Pyongyang avait effectué mercredi dernier un tir de missile dans la première démonstration de force du régime reclus cette année.

Le tir d'aujourd'hui aurait eu lieu dans la province du Jagang, tout comme le tir précédent, et qu'il viserait à tester la performance d'un missile balistique de type hypersonique comme prétendu par le Nord.

Le site de tir était l'endroit où la Corée du Nord a effectué le premier tir d'essai de missile hypersonique, appelé Hwasong-8, en septembre 2021.

Le missile balistique présumé tiré ce mardi aurait parcouru environ 700 km comme celui du 5 janvier dernier dont la vitesse aurait atteint presque Mach 10, alors que celle du dernier tir a été estimée à Mach 6 maximum par les autorités militaires de Séoul.

La question pour les experts et les autorités militaires est maintenant de savoir quel type de tête a été utilisé pour le deuxième tir de cette année. Il y aurait deux types de tête, le véhicule de vol plané hypersonique (HGV) ou le véhicule de rentrée manœuvrable (MaRV).

Les autorités militaires de Séoul ont estimé que la tête du Hwasong-8 était de type HGV ayant la forme agile d'un planeur tandis que la tête du missile tiré le 5 janvier avait la forme d'un cornet disposant de petites ailles, qui serait probablement un MaRV.

Shin Jong-woo, analyste du Forum coréen sur la défense et la sécurité (KODEF), a estimé que «la Corée du Nord aurait effectué encore une fois un tir d'essai de missile hypersonique», en détaillant que «pour un missile hypersonique, il faut des processus de certification et d'essai technologiques sur le matériel réfractaire, la performance de vol et son contrôle, les capteurs résistant au plasma créé à une vitesse hypersonique.»

Ce tir était intervenu alors que le Nord avait conclu une réunion plénière du Comité central du Parti du travail de cinq jours à la fin de l'année dernière en mettant l'accent sur le renforcement des capacités de défense et les questions économiques ainsi que sur les réponses à la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19).

Ce deuxième tir nord-coréen de l'année a coïncidé avec une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) sur le tir d'essai du 5 janvier dernier. Cette réunion a débuté à 5h ce matin (heure de Séoul).

Peu avant cette réunion du Conseil de sécurité, l'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, a publié un communiqué conjoint avec cinq autres pays membres de l'ONU, à savoir la France, l'Irlande, l'Albanie, le Japon et la Grande-Bretagne, pour condamner le tir de missile balistique de la Corée du Nord de la semaine dernière.

«Nous condamnons le récent tir de missile balistique de la RPDC (République populaire démocratique de Corée), une violation nette de multiples résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. La RPDC continue de développer ses programmes d'armement illégaux au détriment du peuple nord-coréen qui souffre à travers une crise humanitaire de plus en plus grave», a déclaré Thomas-Greenfield dans un message posté sur Twitter ce mardi (heure de Séoul).

Le communiqué conjoint a également appelé la Corée du Nord à «abandonner ses programmes illégaux d'armes de destruction massive et de missiles balistiques, et s'engager dans un dialogue significatif vers notre objectif commun de dénucléarisation complète conformément aux résolutions du Conseil de sécurité», en demandant au régime nord-coréen de suspendre toutes les nouvelles actions déstabilisatrices.

jhoh@yna.co.kr

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