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Pyongyang affirme que le «tir d'essai final» de missile hypersonique a été un succès

Corée du Nord 12.01.2022 à 09h26
L'Académie des sciences de défense (ADS) a réussi à effectuer un tir d'essai de missile hypersonique le mardi 11 janvier 2022, a rapporté le lendemain l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)
Le dirigeant nord-coréen a assisté au tir d'essai de missile hypersonique le mardi 11 janvier 2022, a rapporté le lendemain l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

SEOUL, 12 jan. (Yonhap) -- La Corée du Nord a affirmé qu'elle a effectué hier avec succès le «tir d'essai final» d'un missile hypersonique en présence du président de la Commission des affaires de l'Etat, Kim Jong-un, d'après un rapport publié ce mercredi par l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

Le rapport intitulé «Succès du tir d'essai d'un autre missile hypersonique» de la KCNA a indiqué que le dirigeant Kim Jong-un a assisté mardi au tir d'essai du missile hypersonique qui a été mené par l'Académie des sciences de défense (ADS).

«Ce tir d'essai visait à effectuer une vérification finale des spécifications techniques du système d'arme hypersonique développé», a rapporté la KCNA.

Hier, le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) de Séoul a estimé que le missile en question a été tiré depuis la province du Jagang vers la mer de l'Est et «la distance parcourue a été supérieure à 700 km avec une altitude maximale de 60 km et une vitesse de Mach 10». Il a également analysé que ce missile a volé à une vitesse maximale de Mach 10, montrant une amélioration par rapport à celui du 5 janvier qui avait atteint une vitesse de Mach 6, au plus.

Ce matin, la presse nord-coréenne a prétendu que «le véhicule de vol plané hypersonique a effectué un vol de saut plané jusqu'à 600 km et a ensuite effectué une manœuvre de vrille de l'azimut du lancement jusqu'à l'azimut de la cible fixée dans des eaux à 1.000 km de distance», ajoutant que «la manœuvrabilité supérieure du véhicule de vol plané hypersonique a été complètement vérifiée à travers ce tir d'essai final».

Selon ces explications, le missile a parcouru 600 km après son lancement et avant le détachement de sa tête, véhicule de vol plané (HGV) de sept mètres de longueur, et a effectué la manœuvre de vol en vrille de 240 km avant de toucher la cible, une technique pour éviter les missiles d'interception.

D'après les photos publiées par la Corée du Nord, la tête du prétendu missile hypersonique tiré le 11 janvier a la même forme de «cornet» avec de petites ailes, tandis que celle du missile tiré en septembre 2021 avait une forme de planeur agile.

Le missile hypersonique est connu pour être plus difficile à intercepter que les missiles balistiques traditionnels qui ont une trajectoire parabolique alors que le missile en question pouvant voler à Mach 10 peut atteindre Séoul en seulement une minute.

La KCNA a rapporté que «Kim Jong-un a hautement apprécié les accomplissements pratiques réalisés par les scientifiques, les techniciens, les officiels du secteur de la recherche sur les missile et les organisations concernées du Parti qui ont réalisé un grand succès dans le domaine du développement de l'arme hypersonique».

Kim a également souligné que cet exploit constituait une stratégie significative figurant dans les cinq tâches du plan quinquennal de développement de la capacité de défense nationale qui ont été fixées lors du 8e Congrès du Parti du travail. Il a mis l'accent sur «la nécessité d'accélérer davantage les efforts visant à renforcer constamment la puissance stratégique militaire du pays, tant en qualité qu'en quantité», d'après la presse nord-coréenne.

Ce deuxième tir de missile de l'année montre que la Corée du Nord cherche à renforcer son arsenal d'armes de destruction de masse alors que les dialogues avec le Sud et les Etats-Unis sont au point mort depuis le sommet avorté entre Kim Jong-un et le président américain de l'époque, Donald Trump, à Hanoï au Vietnam en 2019.

Face à ce tir de missile, le président Moon Jae-in a exprimé ses préoccupations en demandant aux officiels de «prendre les mesures nécessaires pour qu'il n'y ait plus de tensions dans les relations intercoréennes et pour que le peuple ne se sente pas anxieux». La Maison-Blanche a également condamné la Corée du Nord pour ce dernier tir d'essai de missile et a demandé à Pyongyang de s'engager dans un dialogue.

jhoh@yna.co.kr

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