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(LEAD) Moon exige des excuses de Yoon qui promet des «enquêtes sur la corruption endémique» de l'administration actuelle

Actualités 10.02.2022 à 18h30

SEOUL, 10 fév. (Yonhap) -- Le président Moon Jae-in a exigé ce jeudi que Yoon Suk-yeol, le candidat à l'élection présidentielle de la principale formation de l'opposition, Parti du pouvoir du peuple (PPP), présente des excuses après qu'il a affirmé dans une interview accordée au quotidien Joongang Ilbo qu'il y aura des enquêtes du Parquet sur la corruption endémique de l'administration actuelle s'il remporte le scrutin le 9 mars.

A une réunion avec ses conseillers tenue ce matin, Moon a exprimé «sa grande indignation (contre les propos de Yoon) qui a pris l'administration actuelle comme un objet d'une investigation d'une corruption endémique et un meneur d'activités illégales sans fondement», d'après le conseiller présidentiel chargé des relations publiques, Park Soo-hyun.

Le président a également réprimandé Yoon en disant : «Cela veut-il dire qu'il a fermé les yeux sur la corruption endémique de cette administration quand il était à des postes au Parquet central du district de Séoul et à celui de procureur général (durant cette administration) ?» «Ou bien, il faut qu'il réponde s'il veut dire qu'il fera une enquête fictive sur la corruption non existante», a-t-il ajouté.

Les propos d'aujourd'hui de Moon viseraient à critiquer l'aspect contradictoire des propos du candidat Yoon, un procureur général nommé par lui-même, qui parle d'ouvrir des enquêtes sur la corruption endémique hypothétique de l'administration Moon s'il est élu prochain président.

Dans l'interview publiée hier, Yoon a répondu qu'il mènerait une investigation sur la corruption endémique de l'administration précédente s'il gagne l'élection présidentielle.

Yoon a dit dans cette interview qu'«il ne faudra pas dire que les enquêtes (contre l'administration précédente) menées par Moon au début de son mandat sont des cas uniques qui ont suivi la Constitution et le principe. Les investigations sur la corruption et les actes illégaux de l'administration précédente ne sont pas une vengeance, c'est le système qui fait ça».

Le candidat de la formation conservatrice a même évoqué que «le pouvoir du Parti démocrate a commis de nombreux crimes en mobilisant le Parquet, il faut qu'il assume ses responsabilités».

Moon a indiqué de son côté dans une interview accordée à Yonhap et sept agences de presse étrangères et publiée ce jeudi que «le milieu politique n'arrivera jamais à la politique d'union en mettant le feu au conflit ou à la scission même s'il est en plein milieu de la campagne électorale», ajoutant que «le milieu politique n'a pas changé fondamentalement malgré l'incident tragique et l'impact négatif de la demande de destitution du défunt président Roh Moo-hyun.»

Yoon Suk-yeol, le candidat à l'élection présidentielle de la principale formation de l'opposition, le Parti du pouvoir du peuple (PPP). (Photo d'archives Yonhap)

Face aux critiques inhabituellement sévères de Moon, Yoon a semblé adoucir son ton, affirmant qu'il n'avait aucun intérêt à mener une «vengeance politique» et s'engageant à ne jamais intervenir dans toute enquête s'il était élu.

«Je pense que le président Moon et moi partageons les mêmes idées», a-t-il déclaré aux journalistes après un événement à Séoul. «Le président Moon a toujours insisté sur (la nécessité) d'enquêtes conformes à la loi et aux principes, sans sanctuaires.»

Pourtant, le bureau de Moon n'a pas baissé les bras et a doublé sa demande d'excuses.

«Si c'est une stratégie électorale, ce serait méprisable. Si c'est sa croyance, ce serait dangereux», a déclaré un haut responsable de Cheong Wa Dae à propos des remarques de Yoon. «Il s'agit d'une question qui serait réglée proprement s'il répondait à la demande du président et s'excusait.»

La réponse de Moon a immédiatement déclenché une vive réaction de la part du principal parti d'opposition, le PPP, avec Lee Yang-soo, un porte-parole de campagne du parti, accusant Moon de faire une «intervention électorale injuste» en exigeant des excuses de Yoon.

Mais le PD, le parti au pouvoir, a défendu Moon, affirmant que Yoon a fait une «déclaration de vengeance politique» en s'engageant à lancer une enquête sur des allégations sans fondement.

«Est-ce que la déclaration de vengeance politique signifie qu'il va fabriquer des crimes inexistants et rejeter la faute (sur l'administration actuelle)?», a interrogé Park Chan-dae, un porte-parole de campagne du PD. «Il devrait immédiatement s'excuser auprès du président Moon Jae-in.»

Im Jong-seok, un ancien chef de cabinet de Moon, a déclaré dans un message publié sur Facebook que Yoon a montré son intention de «vengeance politique», ajoutant qu'aucun candidat n'a jamais fait de remarques aussi absurdes.

Les candidats à la présidence devraient aborder les remarques de Yoon et la réponse de Moon lors de leur deuxième débat télévisé vendredi.

Yoon Suk-yeol a été nommé au poste de procureur général par le président Moon Jae-in en juin 2019 pour un mandat de deux ans. Il a gagné en popularité auprès des conservateurs lors des investigations sur la famille de l'ancien ministre de la Justice, Cho Kuk, l'un des plus proches collaborateurs de Moon. Il a donné sa démission en mars 2021, quelques mois avant la fin de son mandat puis a été élu candidat du PPP en vue de la présidentielle.

Le président Moon Jae-in prend la parole lors d'un déjeuner-rencontre avec des jeunes sud-coréens organisé à Cheong Wa Dae, le 10 février 2022.

jhoh@yna.co.kr

eloise@yna.co.kr

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