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Présidentielle 2022 : les Sud-Coréens choisissent leur nouveau président

Actualités 09.03.2022 à 06h00

SEOUL, 09 mars (Yonhap) -- Les bureaux de vote ont ouvert ce mercredi pour l'élection présidentielle après une course serrée entre le candidat du parti au pouvoir, Lee Jae-myung, qui promet d'améliorer les conditions de vie, et son principal rival de l'opposition, Yoon Suk-yeol, qui prône une société plus juste.

L'intérêt des électeurs pour les élections de cette année est sans précédent, comme en témoigne le taux de participation record enregistré lors du vote anticipé de la semaine dernière. Plus de 16 millions d'électeurs, soit 36,93%, sur un total de quelque 44 millions d'électeurs inscrits, ont déjà voté lors du vote anticipé vendredi et samedi.

Ce taux de participation a marqué le plus haut niveau depuis l'introduction du système de vote anticipé en 2014.

L'élection se déroule également à un moment où la Corée du Sud a vu les cas de Covid-19 exploser ces dernières semaines.

Ne voulant pas priver du droit de vote des centaines de milliers de personnes atteintes du virus, le gouvernement les a autorisées à quitter la quarantaine pour voter, mais un manque de préparation a conduit à des maladresses lors du vote anticipé, comme la collecte des bulletins des patients atteints du virus dans des sacs en plastique et autres récipients, plutôt que dans des urnes.

Aujourd'hui, les patients atteints du virus et les personnes en quarantaine sont autorisés à voter de 18h à 19h30 après la fermeture des bureaux de vote ordinaires. La Commission électorale nationale (NEC) a également révisé les règlements afin de leur permettre de déposer leurs votes directement dans les urnes.

Lee Jae-myung, le candidat du Parti démocrate (à gauche) à la présidence, et Yoon Suk-yeol, le candidat du Parti du pouvoir du peuple à la présidence.

Lee Jae-myung, le candidat du Parti démocrate (à gauche) à la présidence, et Yoon Suk-yeol, le candidat du Parti du pouvoir du peuple à la présidence.

Lee Jae-myung, le candidat du Parti démocrate, en campagne.

Lee Jae-myung, le candidat du Parti démocrate, en campagne.

Yoon Suk-yeol, le candidat du Parti du pouvoir du peuple, en campagne.

Yoon Suk-yeol, le candidat du Parti du pouvoir du peuple, en campagne.

La course a été très serrée entre Lee, du Parti démocrate (PD), au pouvoir, et Yoon, du principal parti d'opposition, le Parti du pouvoir du peuple (PPP). Les sondages effectués avant l'interdiction de mener des sondages la semaine dernière montraient que les deux hommes étaient au coude à coude, dans la marge d'erreur des sondages.

Lee, 57 ans, ancien gouverneur de la province du Gyeonggi, s'est servi de son expérience de l'administration publique pour faire campagne, se présentant comme un candidat compétent et pragmatique qui fera avancer les choses tant sur le plan économique que sur celui des relations extérieures.

Yoon, 61 ans, ancien procureur général, a profité de la dissatisfaction à l'encontre de l'administration du président sortant Moon Jae-in et du parti au pouvoir pour faire passer un message d'équité, de bon sens, de principes et d'Etat de droit.

Jeudi dernier, le candidat alors en troisième position, Ahn Cheol-soo, du Parti du peuple, s'est retiré de la course pour soutenir Yoon. Ahn avait environ 10% de soutien avant son retrait.

L'impact de cette coalition est difficile à évaluer en raison de l'absence de sondages. Nombreux sont ceux qui pensent que la coalition a renforcé les chances de Yoon, mais d'autres pensent que cela pourrait inciter davantage de partisans de Lee à voter.

Les principales chaînes de télévision devraient dévoiler les résultats des sondages à la sortie des urnes à 19h30, ou plus tard si le vote des patients atteints du Covid-19 et des personnes en quarantaine ne se termine pas comme prévu.

Le décompte des voix devrait commencer dans tout le pays dès la fermeture des bureaux de vote, et un gagnant pourrait émerger plusieurs heures plus tard si le décompte se déroule sans heurts, bien que le décompte final ne sera pas terminé avant jeudi matin.

Les résultats pourraient avoir un impact profond sur la direction que prendra la Corée du Sud sur des questions clés, car Lee et Yoon diffèrent sur la politique étrangère, notamment les relations avec la Corée du Nord, et sur les questions économiques, telles que les politiques sociales et immobilières.

Yoon adopte une ligne dure en matière de sécurité nationale, affirmant qu'une frappe préventive pourrait être nécessaire pour répondre à une menace imminente de la Corée du Nord. Il s'est également engagé à déployer des unités supplémentaires du système antimissile américain THAAD en Corée du Sud afin de dissuader toute agression nord-coréenne.

En revanche, Lee est pour une approche plus conciliante à l'égard de la Corée du Nord, affirmant que l'objectif primordial de la politique de Séoul à l'égard de Pyongyang est d'empêcher une nouvelle guerre sur la péninsule.

Il a appelé à poursuivre simultanément la dénucléarisation de la Corée du Nord et l'allègement des sanctions et a estimé que les remarques de Yoon n'ont fait qu'accroître les tensions avec la Corée du Nord et la Chine au détriment de l'économie de la Corée du Sud.

L'élection de cette année a été considérée par beaucoup comme la pire élection du pays.

L'aversion du public pour les candidats était telle que la course a été surnommée «l'élection de l'antipathie», ce qui a créé un nombre inhabituellement élevé d'électeurs indécis.

D'une part, Lee est soupçonné d'être impliqué dans une vaste affaire de corruption à l'origine du développement en 2015 d'un complexe d'appartements à Seongnam, au sud de Séoul, lorsqu'il était maire de la ville.

Sa femme, Kim Hye-kyung, a été accusée d'avoir abusé du service de fonctionnaires et de cartes de crédit du gouvernement lorsque Lee était gouverneur de la province du Gyeonggi.

D'autre part, Yoon a dû faire face à des allégations selon lesquelles il côtoie des chamans et se fiait à leurs conseils.

Son principal handicap pendant la campagne a sans doute été sa femme, Kim Keon-hee, qui a été accusée d'avoir accepté des pots-de-vin et d'avoir manipulé des actions, bien avant qu'il ne lance sa candidature à la présidence.

Elle a été accusée l'an dernier d'avoir menti sur son CV lorsqu'elle a postulé à des postes dans deux universités en 2007 et 2013.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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