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(FOCUS) Yoon Suk-yeol passe de procureur général à président de la république

Gros plans 10.03.2022 à 04h37

SEOUL, 10 mars (Yonhap) -- Le président élu Yoon Suk-yeol a connu une transformation spectaculaire, passant du poste de procureur général au service du président sortant Moon Jae-in à celui de successeur de Moon pour le camp de l'opposition, après avoir défendu une société plus juste fondée sur le bon sens et l'état de droit.

Yoon, 61 ans, s'est fait connaître en tant que procureur chargé d'enquêter sur des affaires très médiatisées sous la précédente administration conservatrice de la présidente Park Geun-hye, notamment l'énorme scandale de corruption qui a conduit à sa destitution et à son emprisonnement.

Son statut lui a valu d'être nommé procureur général sous Moon, mais il est rapidement tombé en disgrâce auprès de l'administration progressiste pour avoir ciblé ses enquêtes sur le cercle intime du président.

Le candidat du Parti du pouvoir du peuple à la présidence, Yoon Suk-yeol. (Photo d'archives Yonhap)

Alors que le mécontentement du public à l'égard de l'administration Moon s'amplifiait, Yoon est rapidement apparu comme le favori pour affronter le parti au pouvoir lors de la prochaine élection présidentielle, et comme le principal parti d'opposition, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), avait grand besoin d'un candidat solide, Yoon tombait à pic.

Yoon a démissionné du Parquet en mars dernier à la suite d'âpres affrontements avec l'administration. Peu de temps après, il a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle et a rejoint le PPP, le parti conservateur.

Le rôle de Yoon dans l'enquête sur l'ancienne présidente Park était une source de consternation pour certains conservateurs, car elle occupait une place spéciale dans leur cœur en tant que fille de l'ancien président assassiné Park Chung-hee.

Mais l'audace de Yoon face au pouvoir, et son adhésion inébranlable aux principes, ont fait naître l'espoir qu'une présidence de Yoon pourrait répondre à leurs demandes de justice et d'Etat de droit.

Né de parents qui enseignaient dans des universités, Yoon a étudié le droit à l'université nationale de Séoul après avoir suivi les conseils de son père qui l'encourageait à étudier le droit même s'il s'intéressait fortement à l'économie.

Peu avant que le président de l'époque, Chun Doo-hwan, n'ordonne la répression sanglante du soulèvement démocratique à Gwangju en mai 1980, Yoon a participé à un procès fictif à son université et a condamné Chun à la prison à vie.

Pour échapper aux représailles, Yoon s'est enfui dans la ville côtière orientale de Gangneung, où vivait le côté maternel de la famille, et y est resté pendant trois mois.

En 1991, Yoon a passé le barreau à sa neuvième tentative.

Le candidat du Parti du pouvoir du peuple à la présidence, Yoon Suk-yeol, dans sa jeunesse. (Photo d'archives Yonhap)

«Cette administration est probablement très effrayée et malade jusqu'aux os par ma victoire aux primaires», a déclaré Yoon dans son discours d'acceptation après avoir remporté l'investiture du PPP en novembre.

«C'est parce que je suis le symbole de l'équité qui a renversé l'hypocrisie de Cho Kuk et l'arrogance de Choo Mi-ae, ainsi que la douleur fatale qui détruit la légitimité de l'administration Moon Jae-in», a-t-il ajouté.

Le président Moon Jae-in (à gauche) et Yoon suk-yeol. (photo d'archives)

Cho a été brièvement ministre de la Justice sous Moon avant qu'un scandale de fraude universitaire impliquant sa famille ne le contraigne à démissionner. Choo a été nommée pour succéder à Cho et s'est heurtée à plusieurs reprises à Yoon tout en menant agressivement le programme du président de réforme du Parquet.

L'animosité entre Yoon et Moon a refait surface en février lorsque le candidat a déclaré à un journal local qu'il lancerait une enquête sur les «maux profonds» de l'administration s'il était élu, et que le président lui a reproché de faire des allégations «sans fondement».

Le candidat du Parti du pouvoir du peuple à la présidence, Yoon Suk-yeol, en campagne.

Au cours de sa campagne, Yoon a fait une série de promesses controversées qui semblaient destinées aux jeunes électeurs masculins conservateurs.

Concernant la Corée du Nord, Yoon a suggéré la nécessité de lancer une attaque préventive en cas de menace imminente du régime et s'est engagé à déployer des unités supplémentaires du système antimissile américain THAAD en Corée du Sud pour dissuader toute agression nord-coréenne.

En ce qui concerne les relations avec les Etats-Unis, il a appelé à l'approfondissement de l'alliance bilatérale en tant qu'axe central de la politique étrangère de Séoul, tandis qu'en ce qui concerne la Chine, il a promis d'améliorer encore les relations entre les deux pays, tout en notant que la plupart des Sud-Coréens n'aiment pas le pays voisin.

En ce qui concerne le Japon, Yoon s'est engagé à réparer la relation profondément endommagée en reconnaissant les souffrances des Sud-Coréens sous la domination coloniale de Tokyo de 1910 à 1945, mais aussi en envisageant un avenir de coexistence.

Yoon a suscité un vif tollé après s'être engagé à supprimer le ministère de l'Egalité des sexes et de la Famille, ce que les critiques ont considéré comme une manœuvre visant à séduire les jeunes électeurs de sexe masculin, mécontents des droits croissants des femmes.

La pandémie de Covid-19 a été un thème récurrent pendant la course.

Pour aider les petites entreprises touchées par les restrictions sévères du gouvernement en matière de virus, Yoon a promis d'accorder 50.000 milliards de wons (41 milliards de dollars) de prêts et 43.000 milliards de wons de liquidités.

Dans le secteur de l'immobilier, il s'est engagé à fournir 2,5 millions de nouveaux logements et à contribuer à la stabilisation des prix de l'immobilier en assouplissant les réglementations et en réduisant les taxes sur les plus-values et la propriété immobilière.

Yoon a souvent été attaqué pour ses remarques imprudentes, comme lorsqu'il a fait l'éloge de la politique de Chun, à l'exception de son organisation d'un coup d'Etat militaire et de la répression du soulèvement de 1980.

Le candidat a été accusé de s'en remettre à la superstition et aux chamans après avoir inscrit le caractère chinois «roi» sur sa paume.

Sa femme, Kim Keon-hee, a été accusée d'avoir accepté des pots-de-vin et manipulé des actions avant qu'il ne lance sa campagne. Elle a ensuite été accusée d'avoir menti sur son CV.

Le couple s'est marié en 2012 et vit avec quatre chiens et trois chats. Ils n'ont pas d'enfants.

Kim Keon-hee, la femme du candidat du Parti du pouvoir du peuple à la présidence, Yoon Suk-yeol. (Yonhap)

mathieu@yna.co.kr

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