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Après le changement de pouvoir, Yoon fait face à la tâche ardue de coopérer avec le bloc libéral

Actualités 10.03.2022 à 05h33

SEOUL, 10 mars (Yonhap) -- Le président élu Yoon Suk-yeol est confronté à de nombreux défis, le plus important d'entre eux étant de savoir comment travailler avec une Assemblée nationale contrôlée par ce qui sera le principal parti d'opposition et de guérir les divisions mises à nu dans la course au pouvoir.

Le Parti du pouvoir du peuple (PPP) revient au pouvoir cinq ans après que la présidente Park Geun-hye a été destituée au cours de son mandat pour corruption et que le président Moon Jae-in a pris la relève.

Le manque d'expérience de Yoon en matière de politique soulève des questions quant à sa capacité à travailler sans heurt avec l'Assemblée nationale pour faire avancer son programme, alors que le Parti démocrate (PD) y détient la majorité.

Le bloc libéral détient quelque 180 sièges sur les 300 que compte l'Assemblée. Sans leur aide, la présidence de Yoon pourrait piétiner jusqu'aux prochaines élections parlementaires de 2024.

Par exemple, l'Assemblée nationale, peut rejeter le candidat proposé par Yoon au poste de Premier ministre. Les observateurs politiques ont déclaré que Yoon doit rechercher une «politique de coopération» avec le bloc libéral.

La victoire de Yoon, un ancien procureur général qui n'a jamais occupé de poste d'élu avant de remporter l'élection présidentielle, suggère que les électeurs sud-coréens en ont assez des politiciens et de l'establishment politique.

Les résultats délivrent également un message clair, celui que les électeurs peuvent changer de gouvernement tous les cinq ans à moins que leurs vies ne s'améliorent, quels que soient les idéaux et les principes politiques.

Le président élu Yoon Suk-yeol en campagne. (Yonhap)

Le président élu Yoon Suk-yeol en campagne. (Yonhap)

Le président élu Yoon Suk-yeol en campagne. (Yonhap)

Le président élu Yoon Suk-yeol en campagne. (Yonhap)

Les sondages ont montré à l'approche des élections qu'environ 50% des personnes interrogées souhaitaient un changement de pouvoir, l'administration de Moon Jae-in ayant été critiquée pour avoir contribué à la flambée des prix de l'immobilier et à l'écart de richesse qui ne cesse de se creuser.

L'élection a également été considérée par beaucoup comme la pire élection du pays en raison du degré élevé de ressentiment de part et d'autre, l'aversion du public pour les candidats étant si forte que la course à la présidentielle a été surnommée «l'élection de l'antipathie».

Un autre défi politique imminent pour Yoon est de savoir comment former un «gouvernement conjoint» avec Ahn Cheol-soo du Parti du peuple. La semaine dernière, Ahn a abandonné la course à la présidence et a déclaré son soutien à Yoon dans le cadre d'un accord de fusion des candidatures.

La manière dont Yoon et Ahn se partageront le pouvoir n'est pas claire. Yoon a déclaré qu'il honorerait les souhaits de Ahn et qu'il créerait conjointement un «gouvernement d'unité nationale qui réussit». Ils ont également dit vouloir faire fusionner les deux partis immédiatement après l'élection.

Au-delà des défis politiques, la tâche immédiate du nouveau président portera sur les réponses à apporter au nouveau coronavirus (Covid-19) et sur la manière de stimuler la reprise économique après la pandémie.

Du fait du variant Omicron hautement transmissible, les cas quotidiens de Covid-19 ont grimpé en flèche pour atteindre le niveau record de plus de 340.000 mercredi. Les infections quotidiennes ont dépassé la barre des 300.000 pour la première fois, une semaine seulement après avoir dépassé les 200.000 le 2 mars.

Yoon s'est engagé à accorder 50 billions de wons (41,7 milliards de dollars) de prêts aux petits commerçants et à dépenser 43 trillions de wons supplémentaires pour distribuer de l'argent aux petits commerçants touchés par la pandémie.

Par ailleurs, la priorité absolue de Yoon est de contenir la flambée des prix de l'immobilier. Yoon s'est engagé à fournir 2,5 millions de nouveaux logements au cours des cinq prochaines années et à assouplir les réglementations pour freiner les prix des logements.

Yoon a déclaré qu'il réduira les taxes sur les plus-values et la propriété immobilière afin d'augmenter les transactions.

L'élection a été suivie de près par les alliés et les pays voisins, alors que la Corée du Nord s'apprêterait à effectuer de nouveaux essais d'armes. Quatre jours avant l'élection, Pyongyang a tiré un missile balistique vers la mer de l'Est, sa neuvième démonstration de force cette année.

Les observateurs ont déclaré que ce dernier essai de missile pourrait annoncer un lancement prochain de fusée à longue portée, alors que les pourparlers de dénucléarisation avec les Etats-Unis sont au point mort.

L'élection de Yoon pourrait avoir un impact significatif sur les relations de la Corée du Sud avec la Corée du Nord, les Etats-Unis et la Chine.

Yoon a adopté une ligne dure à l'égard de la Corée du Nord, affirmant qu'il cherchera à renforcer la dissuasion étendue des Etats-Unis pour faire face aux menaces de la Corée du Nord.

Il a également déclaré qu'il tentera de reprendre les négociations nucléaires avec la Corée du Nord sur la base d'une feuille de route prévisible en matière de dénucléarisation, d'un principe de réciprocité et d'une coopération étroite entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Les sanctions internationales contre la Corée du Nord doivent être maintenues jusqu'à sa dénucléarisation complète, a déclaré Yoon.

Tout en forgeant une alliance plus profonde avec les Etats-Unis, Yoon a déclaré qu'il allait réorganiser les relations de Séoul avec Pékin. Selon lui, la priorité absolue de la Chine est de maintenir la stabilité du régime de Kim Jong-un en Corée du Nord, plutôt que la dénucléarisation de Pyongyang.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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