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(2e LD) Yoon élu président après une course extrêmement serrée

Actualités 10.03.2022 à 07h14
Président élu
Président élu

Le président élu Yoon Suk-yeol pose le jeudi 10 mars 2022 avec des bouquets de fleurs à l'Assemblée nationale après avoir remporté l'élection présidentielle. (Joint Press-Corp-Yonhap)

Le président élu Yoon Suk-yeol salue de la main le jeudi 10 mars 2022 à l'Assemblée nationale.

Le président élu Yoon Suk-yeol salue de la main le jeudi 10 mars 2022 à l'Assemblée nationale.

Le candidat du Parti démocrate (PD) Lee Jae-myung reconnaît sa défaite le jeudi 10 mars 2022 lors d'une conférence de presse.

Le candidat du Parti démocrate (PD) Lee Jae-myung reconnaît sa défaite le jeudi 10 mars 2022 lors d'une conférence de presse.

Le président élu Yoon Suk-yeol prend la parole le jeudi 10 mars 2022 en quittant sa résidence à Séoul pour se diriger vers l'Assemblée nationale. (Pool photo)

Le président élu Yoon Suk-yeol prend la parole le jeudi 10 mars 2022 en quittant sa résidence à Séoul pour se diriger vers l'Assemblée nationale. (Pool photo)

SEOUL, 10 mars (Yonhap) -- Le candidat de la principale formation d'opposition Yoon Suk-yeol a été élu ce jeudi nouveau président de la Corée du Sud après une course incroyablement serrée qui a souligné les divisions profondes entre régions, générations et sexes et qui lui laisse l'énorme tâche de réduire ces clivages.

Après le dépouillement de 99,9% des votes à l'échelle nationale, Yoon du Parti du pouvoir du peuple (PPP) a recueilli 48,56% des voix, devant le candidat du Parti démocrate (PD) au pouvoir, Lee Jae-myung, avec 47,82%, selon la Commission nationale des élections (NEC).

L'écart de moins de 1 point de pourcentage fait de l'élection de cette année, la plus serrée de l'histoire du pays. Avant cette élection, la course la plus serrée avait été celle de 1997, lorsque Kim Dae-jung avait gagné avec 40,27% des voix face à Lee Hoi-chang (38,74%).

«Nous, le peuple de la république de Corée, ne faisons qu'un. Indépendamment de la région, du camp ou de la classe, les gens de la république de Corée sont égaux où qu'ils se trouvent, et doivent être traités équitablement», a déclaré Yoon devant des responsables du parti à l'Assemblée nationale.

«Je vais faire de l'unité nationale ma priorité numéro un», a-t-il dit.

Le candidat du parti au pouvoir Lee Jae-myung a reconnu sa défaite et félicité Yoon dans une déclaration lue au siège du parti.

«J'ai fait de mon mieux et ne suis pas parvenu à répondre à vos attentes», a-t-il déclaré. «Toute la responsabilité m'incombe. J'adresse mes félicitations au candidat Yoon Suk-yeol.»

Yoon a également dit avoir appris au cours de sa campagne «ce qui est requis pour devenir un dirigeant national et la manière d'écouter la voix du peuple».

Il a ensuite remercié ses concurrents, Lee et Sim Sang-jeung du Parti de la justice (PJ), formation progressiste mineure.

«Notre concurrence est finie maintenant», a-t-il déclaré. «Nous devons travailler ensemble pour devenir un pour le peuple et pour la république de Corée.»

Dès qu'il prendra ses fonctions, il respectera l'esprit de la Constitution et l'Assemblée nationale, tout en travaillant avec le parti d'opposition et au service du peuple, a-t-il ajouté.

Lee a initialement mené la course mais l'écart entre eux s'est réduit avant que Yoon ne devance Lee lorsque 51% des suffrages ont été dépouillés.

L'élection de cette année a été surnommée «l'élection de l'antipathie» en raison de l'aversion du public pour les candidats et leur campagne négative l'un à l'encontre de l'autre.

Yoon, 61 ans, ancien procureur général, a profité du mécontentement à l'encontre de l'administration du président sortant Moon Jae-in et du parti au pouvoir pour faire passer un message d'équité, de bon sens, de principes et d'Etat de droit, alors qu'il n'a jamais occupé de poste d'élu avant de remporter l'élection présidentielle.

L'élection de Yoon pourrait avoir un impact profond sur la politique étrangère de la Corée du Sud, notamment ses relations avec la Corée du Nord, et les questions économiques, telles que les politiques sociales et immobilières.

Yoon adopte une ligne dure en matière de sécurité nationale, affirmant qu'une frappe préventive pourrait être nécessaire pour répondre à une menace imminente de la Corée du Nord. Il s'est également engagé à déployer des unités supplémentaires du système antimissile américain THAAD en Corée du Sud afin de dissuader toute agression nord-coréenne.

Les défis auxquels Yoon sera confronté lorsque le gouvernement progressiste lui aura remis le pouvoir incluront une Assemblée nationale contrôlée par ce qui sera le principal parti d'opposition, annonçant une bataille ardue dans l'hémicycle pour mettre en œuvre le programme de la nouvelle administration.

Même avec les quatre députés du PPP élus aux élections législatives partielles qui se sont tenues en même temps que l'élection présidentielle hier, le PPP ne détient que 110 des 300 sièges que compte le Parlement alors que le PD en possède 172.

Yoon devrait faire de l'immobilier une priorité de sa présidence alors que ce secteur est à l'origine de l'un des plus gros échecs du gouvernement sortant.

En tant que candidat, Yoon s'est engagé à fournir 2,5 millions de nouveaux logements au cours des cinq prochaines années et à assouplir les réglementations, ainsi qu'à réduire les taxes immobilières.

L'une des promesses les plus controversées de Yoon est son engagement à supprimer le ministère de l'Egalité hommes-femmes et de la Famille qui, selon lui, a incité la division entre les hommes et les femmes.

Les critiques ont perçu cette promesse comme une manœuvre visant à séduire les jeunes électeurs de sexe masculin, mécontents des droits croissants des femmes.

Yoon a dit qu'il lancerait à la place un nouveau ministère chargé des questions liées aux enfants, aux familles et à la crise démographique.

L'intérêt du public semble aussi élevé concernant la place que son épouse, Kim Keon-hee, se taillera après être restée loin des yeux du public pendant la campagne, à l'exception d'excuses qu'elle a présentées en public pour des allégations de mensonges dans son CV lorsqu'elle a postulé à des postes de deux universités.

Avec cette élection, le camp conservateur a retrouvé le pouvoir après cinq ans, rompant le précédent schéma dans lequel la présidence change de main entre conservateurs et progressistes tous les 10 ans.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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