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(FOCUS) D'importants réaménagements prévus au ministère de la Défense en raison du déménagement du bureau présidentiel

Gros plans 20.03.2022 à 14h18
Le président élu Yoon Suk-yeol (à g.) visite le samedi 19 mars 2022 l'enceinte du ministère de la Défense dans l'arrondissement de Yongsan. (Photo fournie par le Parti du pouvoir du peuple. Revente et archivage interdits)

SEOUL, 20 mars (Yonhap) -- Le complexe du ministère de la Défense, situé dans le centre de Séoul, va connaître d'importants réaménagements en raison du déménagement du bureau présidentiel à un moment où des inquiétudes liées à la sécurité s'accroissent suite à des tests de missiles continus de la Corée du Nord.

Le président élu Yoon Suk-yeol a annoncé sa décision de transférer le bureau présidentiel Cheong Wa Dae dans l'enceinte du ministère dans le quartier Yongsan, mettant fin à plusieurs jours de controverses concernant l'impact potentiel de ce transfert sur l'état de préparation de la défense, les coûts concomitants et l'opposition des riverains, entre autres.

La décision a été prise alors que la Corée du Sud et les Etats-Unis sont en état d'alerte maximale en raison des tirs d'essai de missiles nord-coréens, dont celui raté d'un missile balistique intercontinental (ICBM) présumé mercredi.

D'une superficie d'environ 276.000 mètres carrés, le complexe abrite le bâtiment principal de 10 étages du ministère de la Défense, le quartier général des chefs d'état-major interarmées (JCS), le commandement des opérations cybernétiques, le Commandement central d'investigation, l'Agence des installations de défense, le tribunal et le parquet militaires, ainsi que d'autres installations.

Quelque 4.000 militaires et fonctionnaires travaillent dans ces installations.

Le déménagement du bureau présidentiel exige apparemment une réorganisation rapide de ces installations, y compris le déplacement de certaines d'entre elles en dehors du complexe ministériel vers des zones telles que le Commandement de la défense de la capitale (CDC) dans le sud de Séoul. Yoon, qui doit prendre ses fonctions le 10 mai, souhaite commencer à travailler immédiatement à Yongsan.

Les bureaux du ministère de la Défense devraient s'installer dans le bâtiment voisin du JCS.

Yoon a déclaré qu'il y avait de la place pour installer les bureaux de ce ministère dans le bâtiment du JCS, car il a été initialement construit pour être utilisé avec le Commandement des forces combinées (CFC) de la Corée du Sud et des Etats-Unis. Actuellement, les alliés prévoient de placer le CFC à Camp Humphreys, une importante base américaine à Pyeongtaek, à 70 km au sud de Séoul.

Le président élu a également exprimé son désir de relocaliser le JCS au CDC, où se trouve un centre de commandement en temps de guerre. Il a déclaré que le transfert du JCS, s'il a lieu, donnera aux opérations en temps de paix et en temps de guerre une structure de commandement «unifiée».

La question est de savoir comment rétablir rapidement les réseaux de communication militaire sécurisés utilisés pour les échanges de renseignements et d'autres documents entre le ministère et les principaux départements du JCS. Certains s'inquiètent que des risques d'incursions en ligne pourraient arriver au cours du processus de réinstallation des réseaux.

Compte tenu de la complexité des réseaux et du matériel de défense et de la structure du bâtiment du ministère qui rend impossible l'utilisation d'échelles pour la réinstallation, les responsables ont déclaré que le processus de réinstallation prendrait au grand minimum 20 jours d'affilée.

Cette décision intervient alors que Séoul et Washington s'apprêtent à organiser leur entraînement annuel de printemps et que l'on s'attend à ce que Pyongyang se livre à de nouvelles provocations suite à sa menace voilée de lever un moratoire d'un an sur les essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux.

Les craintes d'une nouvelle provocation de la Corée du Nord persistent, le régime se préparant à célébrer le 15 avril le 110e anniversaire du grand-père de Kim Jong-un, et fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-sung.

Séoul et Washington surveillent de près l'aérodrome de Sunan, à Pyongyang, en raison d'un éventuel essai de l'ICBM Hwasong-17, capable de transporter plusieurs ogives et de voler à plus de 13.000 kilomètres.

La Corée du Nord aurait testé le Hwasong-17 le 27 février, le 5 mars et mercredi dernier.

Outre d'éventuels tirs de missiles, Pyongyang aurait également entrepris de restaurer une partie de son site d'essais nucléaires de Punggye-ri, ce qui indiquerait qu'il pourrait procéder à un nouvel essai atomique souterrain, conformément à sa volonté de développer des armes nucléaires tactiques et une ogive «super-large».

mathieu@yna.co.kr

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