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Le Conseil de sécurité de l'ONU n'adopte pas de déclaration condamnant le tir d'ICBM du Nord

Actualités 26.03.2022 à 10h46
La Corée du Nord a lancé un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM), Hwasong-17, le jeudi 24 mars 2022, a rapporté le lendemain l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

WASHINGTON, 25 mars (Yonhap) -- Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) n'a pas pu adopter de déclaration condamnant le test d'un missile balistique intercontinental (ICBM) par la Corée du Nord, en raison de l'opposition de la Russie et de la Chine.

«Lors de la session à huis clos du Conseil de sécurité, les Etats membres ont discuté de l'adoption d'une déclaration de presse mais n'ont pas pu l'adopter à cause de l'opposition de la Chine et de la Russie», a fait savoir un officiel de l'ONU.

Avant la réunion à huis clos, l'ONU a organisé une réunion publique diffusée en direct. Cette rare réunion publique du Conseil de sécurité sur le lancement d'un missile balistique intercontinental (ICBM) de la Corée du Nord, le premier du genre depuis 2017, est intervenue à la demande des Etats-Unis et cinq autres pays comptant parmi les 15 membres du conseil, dont le Royaume-Uni et la France.

Pyongyang a tiré un ICBM ce jeudi (heure de Séoul), suite à 11 séries de tests de missiles cette année, qui a inclus un nouveau missile hypersonique et un missile balistique de portée intermédiaire (IRBM).

Le dernier lancement de missile a également marqué la fin du moratoire auto-imposé du Nord sur les tests d'ICBM qui était en place depuis fin 2017.

«Le Conseil de sécurité doit s'exprimer en public et d'une seule voix pour condamner les actions illégales de la RPDC et encourager la RPDC de revenir à la table de négociations», a déclaré l'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, lors de la réunion diffusée en direct.

La RPDC est le sigle du nom officiel de la Corée du Nord, la République populaire démocratique de Corée.

La diplomate américaine a réitéré que les Etats-Unis restent ouverts au dialogue avec la Corée du Nord, mais a insisté sur le fait qu'ils ne pouvaient pas rester les bras croisés jusqu'à ce que Pyongyang retourne au dialogue.

«Les Etats-Unis restent déterminés à une solution diplomatique. Nous souhaitons voir la RPDC accepter nos propositions répétées de dialogue. Mais nous ne pouvons pas rester les bas croisés face aux violations répétées de la résolution de sécurité de la RPDC», a fait savoir Thomas-Greenfield.

Elle a également rejeté les appels à la levée des sanctions contre la Corée du Nord, en disant «Pourquoi le Conseil de sécurité doit récompenser un mauvais comportement ?»

«Ce n'est pas le moment de mettre un terme à nos sanctions. Il est temps de les renforcer. Les Etats-Unis appellent tous les pays membres à appliquer entièrement les résolutions du Conseil de sécurité existantes», a-t-elle ajouté.

La Russie s'est rapidement opposée à l'appel des Etats-Unis à renforcer des sanctions contre la Corée du Nord, en disant qu'elle créerait «des problèmes socio-économiques et humanitaires inacceptables» pour le peuple de la Corée du Nord.

L'ambassadrice adjointe russe à l'ONU Anna Evstigneeva, a accusé les Etats-Unis et leurs alliés d'avoir intensifié des tensions avec la Corée du Nord inutilement à travers des sanctions unilatérales et autonomes.

«Les restrictions unilatérales ne dédaignent pas seulement la souveraineté et les intérêts légaux des Etats-membres et contredisent les normes et les règles du commerces internationale mais sapent aussi l'intégrité des limitations convenues au sein du Conseil de sécurité», a-t-elle argué.

Thomas-Greenfield a souligné que le Conseil de sécurité ne doit pas rester silencieux.

«Il est clair que la RPDC a intensifié ses provocations avec impunité, tandis que le conseil demeure silencieux», a-t-elle dit, notant que les récentes images satellite ont également supposé que le Nord reconstruit le site d'essai nucléaire de Punggye-ri qui a été prétendument démoli en 2018 pour montrer sa volonté de dénucléarisation.

«Et il est claire que rester silencieux dans l'espoir que la RPDC pourrait montrer de la modération est une stratégie vouée à l'échec», a ajouté la diplomate américaine.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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