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L'armée sud-coréenne cherche à mettre en orbite un satellite de reconnaissance vers 2025

Science/Tech 04.04.2022 à 17h27
Cette photo fournie par le ministère de la Défense le mercredi 30 mars 2022 montre un test de fusée spatiale à combustion solide se déroulant sur un site d'essai de l'Agence pour le développement de la défense (ADD) à Taean, à 150 kilomètres au sud-ouest de Séoul. (Revente et archivage interdits)
Cette photo fournie par le ministère de la Défense le mercredi 30 mars 2022 montre un test de fusée spatiale à combustion solide se déroulant sur un site d'essai de l'Agence pour le développement de la défense (ADD) à Taean, à 150 kilomètres au sud-ouest de Séoul. (Revente et archivage interdits)

SEOUL, 04 avr. (Yonhap) -- Les autorités militaires sud-coréennes cherchent à mettre en orbite d'ici 2025 un satellite de reconnaissance de petite taille, à une altitude de moins de 700 km, et accélèreront les efforts de recherche et développement après que l'armée a réussi récemment à lancer une fusée aérospatiale équipée d'un moteur à propulsion à propergol solide.

L'Agence pour le développement de la défense (ADD) a effectué le 30 mars dernier un test sur le site d'essai de Taean, à 150 kilomètres au sud-ouest de Séoul, pour confirmer les capacités du lanceur spatial local. Ce premier lancement d'essai d'une fusée à combustible solide a été un succès avec de bonnes séparations de la coiffe et des étages. Les technologies de contrôle de la position de l'étage supérieur ont été complètement vérifiées.

Un officiel de l'ADD a confié ce lundi aux journalistes que «nous pensons qu'on effectuera le lancement principal (d'un fusée spatiale équipée d'un moteur à propulsion à propergol solide) vers 2025 au centre spatial de Naro à Goheung, dans la province de Jeolla du Sud. […] Nous visons à développer un lanceur capable de mettre en orbite un satellite de 500 kg jusqu'à une altitude de 500 km».

L'armée projette d'effectuer deux ou trois lancements d'essai de fusée avant d'effectuer le principal lancement dans trois ans. Si la dernière tentative réussit, la mise en orbite de réels satellites deviendra possible. Les autorités militaires estiment qu'il sera possible de mettre en orbite des mini-satellites de forme cubique groupés.

«De nos jours, les tâches liées aux satellites de tailles moyenne et grande peuvent être menées par des satellites ultra-petits ou de taille petite groupés grâce à nos technologies acquises», a détaillé l'officiel de l'ADD en ajoutant que «la principale mission d'un satellite est d'observer la Terre, alors ces technologies peuvent être utilisées pour l'ensemble des secteurs militaire et civil».

Quant au choix de la propulsion à combustible solide par l'armée sud-coréenne, il s'explique par la réduction des coûts et la rapidité de préparation puisque la conception d'un moteur à propulsion à combustible liquide est complexe, l'injection du combustible prend beaucoup de temps et sa conservation à une température constante est assez difficile.

L'injection du combustible solide dans une fusée peut se faire à l'avance contrairement au liquide qui se fait juste avant le lancement. La structure d'une fusée à combustible solide est également plus simple, ce qui permet une production de masse.

D'ailleurs, Séoul et Washington sont convenus de lever à partir du 28 juillet 2020 les «directives sur les missiles» qui interdisaient à la Corée du Sud de développer ou de posséder des missiles balistiques d'une portée maximale supérieure à 800 kilomètres. Cette levée de la limite a permis l'accélération de la conception d'une fusée dotée d'un moteur à combustible solide.

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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