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(LEAD) Pyongyang étudie le timing pour un essai nucléaire, selon le NIS

National 19.05.2022 à 18h28

SEOUL, 19 mai (Yonhap) -- La Corée du Nord étudie actuellement le timing dans la perspective de mener un septième essai nucléaire après avoir achevé les préparatifs, a dit ce jeudi le Service national du renseignement (NIS).

L'agence de renseignement a donné son évaluation lors d'un briefing à huis clos à des députés sur fond d'inquiétudes selon lesquelles la Corée du Nord pourrait effectuer une provocation majeure durant la visite du président américain Joe Biden à Séoul cette semaine, selon les députés ayant assisté au briefing.

«On nous a dit qu'il y avait des signes de lancement de missile même si le pays fait face à la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19), et en ce qui concerne un essai nucléaire, tous les préparatifs sont terminés et ils étudient le timing», a déclaré aux journalistes le député Ha Tae-keung du parti au pouvoir, le Parti du pouvoir du peuple (PPP).

«Il ne serait pas anormal que la Corée du Nord lance un missile ou effectue un essai nucléaire, alors que des signes (de telles provocations) sont détectés et Pyongyang a presque achevé ses préparatifs», a indiqué le député Kim Byung-kee, du principal parti d'opposition, le Parti démocrate (PD), à des journalistes.

Kim Tae-hyo, premier conseiller adjoint à la sécurité nationale du bureau présidentiel, a déclaré hier que les préparatifs nord-coréens de tir d'un missile balistique intercontinental (ICBM) semblaient «imminents».

Afin de répondre aux éventuelles provocations du Nord, les autorités militaires sud-coréennes et américaines maintiennent une posture de défense et discuteraient de plans de déploiement d'actifs stratégiques américains, selon le NIS.

Le NIS a estimé que la vague de Covid-19 au Nord atteindra son pic entre fin mai et début juin.

Pyongyang a signalé son premier cas de Covid-19 la semaine dernière après avoir affirmé pendant plus de deux ans que le pays n'a connu aucun cas de coronavirus et a déclaré la mise en place d'un système de contrôle des virus «d'urgence maximale».

Le NIS a ajouté qu'il semble que le Nord ait pratiquement rejeté la proposition de la Corée du Sud de fournir une assistance médicale pour lutter contre le Covid-19, bien que Pyongyang n'ait pas encore donné sa réponse.

Les Etats-Unis ont également proposé d'envoyer une aide liée au Covid-19 à la Corée du Nord, mais n'ont reçu aucune réponse.

«La Chine est n°1 sur la liste de la Corée du Nord pour accepter le soutien étranger, suivie par les organisations internationales, tandis que les Etats-Unis et la Corée du Sud seraient probablement les derniers sur la liste», a déclaré le NIS. «Il semble que le Nord pense que la situation peut être contrôlée s'il obtient le soutien de la Chine et d'autres.»

L'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a rapporté plus tôt que le nombre total de cas de fièvre dans le pays depuis fin avril s'élevait à plus de 1,97 million jusqu'à mercredi 18h.

Le NIS a estimé que tous les cas de fièvre ne seraient pas des cas de Covid-19.

«Le coronavirus a commencé à se propager massivement à partir de fin avril en Corée du Nord, mais avant cela, les maladies d'origine hydrique, comme la rougeole et la typhoïde, s'étaient déjà largement propagées», a indiqué l'agence. «Nous pensons que le nombre de cas de fièvre annoncés par la Corée du Nord inclut les cas de maladies d'origine hydrique.»

Le NIS a ajouté que le virus semble provenir des trains reliant la Corée du Nord et la Chine.

Interrogé sur le contrôle par le Nord des personnes présentant des symptômes de fièvre, le NIS a déclaré que tous les patients fiévreux ne semblent pas passer par l'isolement, mais que la plupart d'entre eux sont mis en quarantaine dans des écoles ou des établissements désignés et sont libérés après la chute de leur température corporelle.

«La Corée du Nord manque absolument d'équipements de dépistage du virus, mais il semble qu'elle ait suffisamment de thermomètres pour vérifier la température corporelle.»

Selon le NIS, l'annonce quotidienne du nombre de cas de fièvre par le Nord vise à contrôler l'opinion publique.

Une réunion plénière de la commission parlementaire du renseignement se déroule à l'Assemblée nationale à Séoul le jeudi 19 mai 2022.
Le quatrième tunnel du site d'essais nucléaires de Punggye-ri en Corée du Nord est en train d'exploser le jeudi 24 mai 2018. (Joint Press Corps-Yonhap)

rainmaker0220@yna.co.kr

eloise@yna.co.kr

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