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Un rapporteur de l'ONU appelle Séoul à réparer rapidement les violations des droits humains

Actualités 15.06.2022 à 16h26

SEOUL, 15 juin (Yonhap) -- Le rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-récurrence des Nations unies (ONU), Fabian Salvioli, a appelé ce mercredi le gouvernement sud-coréen à redoubler d'efforts pour indemniser rapidement les victimes de graves violations des droits humains liées à l'héritage colonial et autoritaire du pays.

Le rapporteur spécial a lancé cet appel lors d'une conférence de presse à la fin de sa visite de huit jours visant à examiner les progrès accomplis dans la réparation de l'héritage des graves violations des droits de l'Homme commises pendant la domination coloniale du Japon, la guerre de Corée et la période autoritaire du pays.

«Je voudrais exhorter les autorités responsables à poursuivre sans relâche la tâche urgente de rechercher la vérité complète, d'établir les responsabilités et de fournir une réparation totale pour les violations des droits de l'Homme passées», a déclaré Salvioli.

Au cours de sa visite, le rapporteur a rencontré Lee Yong-soo, une militante de 93 ans qui a été asservie sexuellement par l'armée japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale, un groupe civique pour les victimes du massacre de civils commis en 1948 sur l'île de Jeju ainsi que des cibles d'accusations d'espionnage fabriquées de toutes pièces sous les anciens régimes autoritaires du pays.

Salvioli s'est rendu sur les sites du mouvement pour la démocratisation du 18-Mai (1980) dans la ville méridionale de Gwangju ainsi que d'autres cas historiques de violations des droits humains.

Le rapporteur a reconnu les mesures prises par Séoul jusqu'à présent pour rechercher la vérité derrière l'héritage des graves violations des droits humains, mais a noté qu'«un processus de réparation global doit être adopté de toute urgence pour garantir une réparation complète à toutes les catégories de victimes».

En particulier, il a exhorté les agences étatiques accusées de violations des droits de l'Homme, telles que le Service national de renseignement (NIS), à fournir un accès illimité aux informations à la commission nationale de recherche de la vérité tout en appelant à exclure l'application du délai de prescription à tous les cas graves de violation des droits humains.

«La responsabilité et la réparation légale des victimes sont des piliers essentiels de la justice transitionnelle car elles fournissent la base pour restaurer la confiance de la société dans l'Etat et son institution», a mis en avant Salvioli, ajoutant que c'est «un devoir de l'Etat en vertu du droit international».

Concernant l'asservissement sexuel de femmes coréennes en temps de guerre par le Japon et d'autres violations des droits impliquant des pays tiers, il a appelé ces pays à «contribuer à la tâche de fournir l'accès à la vérité, la responsabilité, la réparation et la commémoration du préjudice subi».

Sur la base des résultats de sa visite en Corée, Salvioli rédigera un rapport qui sera présenté au Conseil des droits de l'homme en septembre 2023.

Fabian Salvioli, rapporteur spécial des Nations unies pour la vérité et la justice, s'exprime lors d'une conférence de presse à Séoul, le 15 juin 2022.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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