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Séoul lance un groupe consultatif public-privé sur le travail forcé en temps de guerre

Actualités 04.07.2022 à 22h46

SEOUL, 04 juil. (Yonhap) -- La Corée du Sud a créé ce lundi un groupe consultatif public-privé chargé d'explorer les moyens de résoudre le différend diplomatique de longue date avec le Japon au sujet de l'indemnisation des victimes coréennes du travail forcé en temps de guerre, un point de friction dans leurs relations.

Le premier vice-ministre des Affaires étrangères Cho Hyun-dong a présidé la session inaugurale du groupe composé de responsables gouvernementaux, d'experts et de journalistes, ainsi que de représentants légaux des victimes et de leurs familles, selon le ministère des Affaires étrangères.

Le ministère a déclaré dans un communiqué que la consultation a été tenue pour recueillir des opinions de divers groupes afin de trouver des «solutions raisonnables». La prochaine réunion aura lieu plus tard ce mois-ci, a ajouté le ministère.

Dans des décisions séparées en 2018, la Cour suprême de la Corée du Sud a ordonné à Mitsubishi Heavy Industries Inc. et à Nippon Steel Corp. d'indemniser les victimes coréennes du travail forcé pendant la colonisation japonaise de la Corée de 1910 à 1945, mais les entreprises ont refusé de les payer. Ils ont évoqué la position officielle du Japon selon laquelle toutes les questions d'indemnisation ont été réglées dans le cadre de l'accord de 1965 visant à normaliser les relations diplomatiques bilatérales.

Les victimes coréennes ont alors intenté des poursuites pour saisir les actifs des entreprises japonaises en Corée du Sud, et les tribunaux locaux ont accepté leurs demandes. Mais le processus de liquidation n'a pas encore commencé, les entreprises ayant fait appel.

Trouver une solution aux différends est devenu urgent, la dernière décision de la Cour suprême étant attendue dans les semaines ou les mois à venir. Les responsables japonais ont exhorté le gouvernement sud-coréen à proposer des mesures pour éviter la liquidation des actifs des sociétés.

Les solutions envisageables, selon les observateurs, incluent la création d'un fonds avec des contributions des entreprises coréennes et japonaises ou du gouvernement sud-coréen indemnisant les victimes au nom des entreprises japonaises.

Il n'est pas sûr que les victimes acceptent de telles solutions car elles demandent depuis longtemps des excuses et une indemnisation des entreprises japonaises.

Avant la réunion, les représentants légaux des victimes ont appelé le gouvernement à déployer des efforts diplomatiques pour permettre aux victimes et aux entreprises japonaises de communiquer directement sur la question.

Les représentants légaux des victimes coréennes du travail forcé s'adressent aux journalistes devant le bâtiment principal du ministère des Affaires étrangères à Séoul le 4 juillet 2022, avant la première réunion d'un groupe consultatif composé de responsables gouvernementaux, d'experts et d'autres parties prenantes.

eloise@yna.co.kr

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