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Le nouveau chef du JCS parle de représailles «sans merci» en cas de provocations de la Corée du Nord

Actualités 05.07.2022 à 21h54

SEOUL, 05 juil. (Yonhap) -- Le général de l'armée de terre Kim Seung-kyum a pris ses fonctions de nouveau chef du Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) ce mardi, avertissant que les provocations de la Corée du Nord feront l'objet de «représailles sans merci».

La Corée du Nord pourrait procéder prochainement à son septième essai nucléaire ou à d'autres actes de provocation.

«Si la Corée du Nord se livre à des provocations, nos militaires lui feront certainement payer un lourd tribut par des représailles sans merci», a-t-il déclaré dans son discours d'investiture. «(Nous) inscrirons même sur ses os (le message) qu'il n'y a rien à gagner des provocations».

Cet avertissement s'inscrit dans le droit fil de la ligne dure adoptée par l'administration conservatrice du président Yoon Suk-yeol face aux provocations de la Corée du Nord, marquées par une série de tirs de missiles au début de l'année.

«La Corée du Nord a déclenché la guerre de Corée en 1950 et n'a cessé depuis de multiplier les provocations militaires. A l'heure actuelle, elle renforce notamment ses capacités nucléaires et ses missiles, ce qui menace gravement la paix en Corée du Sud et dans le monde», a-t-il déclaré.

«La préparation au combat passe par un état d'esprit combatif et un entraînement solide», a-t-il déclaré, faisant allusion à sa priorité de renforcer les exercices militaires.

Le général a souligné sa détermination à renforcer les capacités pour contrer les menaces nucléaires et balistiques de la Corée du Nord et à réaliser «l'intégralité» des plans d'opérations en temps de paix et en temps de guerre, y compris avec les Etats-Unis.

En ce qui concerne les efforts de la Corée du Sud pour reprendre le contrôle des opérations en temps de guerre, détenu par les Etats-Unis, Kim a déclaré chercher un transfert basé sur des conditions de manière «systématique et stable».

Kim est devenu le premier général à prendre la tête du JCS sans audience de confirmation parlementaire depuis 2006, date à laquelle la procédure législative a été introduite. Son audition n'a pas eu lieu en raison de querelles partisanes sur la formation des commissions parlementaires.

Kim, ancien chef adjoint du Commandement des forces combinées Corée du Sud-Etats-Unis, a été choisi pour occuper le poste de président du JCS fin mai, alors que l'administration Yoon Suk-yeol cherche à renforcer l'alliance avec les Etats-Unis.

Kim succède au général Won In-choul de l'armée de l'air, qui dirigeait le JCS depuis septembre 2020.

Nommé sous-lieutenant en 1986, Kim a occupé plusieurs postes militaires importants, dont ceux de vice-chef d'état-major de l'armée et de chef du 3e corps. Il est le premier diplômé de l'Académie militaire coréenne à diriger le JCS en neuf ans.

Le président Yoon Suk-yeol (à g.), serre la main du nouveau chef du Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS), le général de l'armée de terre Kim Seung-kyum, lors d'une cérémonie de remise de l'épée coréenne traditionnelle «Sam Jeong Geom», ou l'épée des trois esprits, pour célébrer son investiture, au bureau présidentiel à Séoul le mardi 5 juillet 2022. (Pool photo)
Le général de l'armée de terre Kim Seung-kyum. (photo d'archives)

mathieu@yna.co.kr

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