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Séoul envisage de porter le plan du Japon pour Fukushima devant un tribunal international

Actualités 01.08.2022 à 18h20

SEOUL, 01 août (Yonhap) -- La Corée du Sud envisage de saisir un tribunal international pour contester la décision du Japon de rejeter dans la mer les eaux radioactives de sa centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré ce lundi le ministre des Océans et de la Pêche.

L'autorité japonaise de régulation nucléaire a officiellement approuvé le mois dernier le plan d'évacuer dans l'océan Pacifique des eaux radioactives stockées dans les réservoirs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Plus de 1,2 million de tonnes d'eau contenant du tritium devraient être rejetées.

Lors d'une réunion d'une commission parlementaire, le ministre des Océans, Cho Seung-hwan, a déclaré que le groupe de travail gouvernemental sur le plan concernant Fukushima a examiné «à plusieurs reprises» s'il fallait porter la question devant le Tribunal international du droit de la mer (TIDM).

La Corée du Sud a exhorté le Japon à avoir des discussions approfondies avec les pays voisins avant de mettre en œuvre le plan, et s'efforce d'obtenir un soutien international en faveur d'alternatives.

«Le gouvernement, principalement, fait des efforts constants pour dissuader le Japon de libérer l'eau contaminée», a déclaré Cho. «Le gouvernement a soulevé la question lors des réunions multilatérales, mettant l'accent sur la nécessité de vérifications scientifiques et objectives des analyses.»

Certains députés et groupes civiques ont critiqué le gouvernement pour ne pas avoir fait assez pour empêcher le plan.

«Nous n'acceptons pas le plan de rejet. Notre position est que nous devons également penser aux réponses (en cas d'éventuel rejet)», a ajouté Cho.

L'année dernière, le président de l'époque, Moon Jae-in, a ordonné aux responsables d'envisager de porter le plan japonais pour Fukushima devant la cour internationale, et de demander une injonction.

En août 2021, le gouvernement a soumis un document au secrétariat du Protocole de Londres, suggérant la formation d'un groupe de travail chargé de la question de Fukushima, bien que le Japon ait insisté sur le fait que la question ne faisait pas l'objet de discussions dans le cadre du Protocole.

Le Protocole de Londres appelle à l'interdiction du dumping, à quelques exceptions près. Il compte 53 signataires, dont la Corée du Sud qui l'a rejoint en 2009.

Contre le déversement d'eaux contaminées

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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