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Nucléaire nord-coréen : Washington, Paris et Londres exigent un «démantèlement complet, vérifiable et irréversible»

Corée du Nord 02.08.2022 à 10h00
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken s'adresse à la 10e Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) à New York, le 1er août 2022. (Photo capturée sur le site Web du réseau d'information par câble américain C-Span. Revente et archivage interdits)

NEW YORK/SEOUL, 02 août (Yonhap) -- A l'occasion de la 10e Conférence d'examen des parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui s'est ouverte lundi au siège des Nations unies à New York, la communauté internationale a fait part de ses grandes inquiétudes sur le nucléaire nord-coréen en notant qu'il constitue l'une des graves questions de prolifération nucléaire avec la menace nucléaire de la Russie qui a envahi l'Ukraine et le programme nucléaire iranien.

En particulier, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont publié une déclaration ministérielle conjointe avant l'ouverture de la conférence. «Nous notons également que la poursuite des avancées dans le cadre du programme nucléaire et du programme de missiles balistiques de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) fait peser une menace croissante sur notre sécurité commune», ont-ils souligné dans la déclaration en faisant référence au nom officiel de la Corée du Nord, après avoir exhorté la Russie à mettre fin à sa rhétorique nucléaire et l'Iran à mettre pleinement en œuvre le Plan d'action global commun (PAGC).

Les trois pays ont de même insisté sur leur attachement au «démantèlement complet, vérifiable et irréversible par la RPDC de toutes ses armes nucléaires» avant de sommer la Corée du Nord de «mettre un terme à l'ensemble de ses essais nucléaires, de ses tirs de missiles ayant recours à la technologie des missiles balistiques et des activités qui leur sont liées, conformément aux nombreuses résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies».

Lors de la réunion, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a également déclaré que «presque 13.000 armes nucléaires sont détenues aujourd'hui dans les arsenaux». «Tout cela à un moment où les risques de prolifération sont en train de s'accroître et les rampes de sécurité destinées à empêcher l'escalade sont en train de s'affaiblir et [...] des crises, à caractère nucléaire, sont en train de couver, du Moyen-Orient et de la péninsule coréenne à l'invasion de l'Ukraine par la Russie», a-t-il ajouté.

«Nous avons été extraordinairement chanceux jusqu'à présent. Mais la chance n'est pas une stratégie, ni un bouclier contre les tensions géopolitiques qui sont en train de dégénérer en un conflit nucléaire», a également averti le patron de l'ONU.

De même, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a décrit la situation sur la péninsule coréenne comme l'une des graves inquiétudes. «Pendant les 13 dernières années, l'AIEA n'était pas présente en République populaire démocratique de Corée et pendant ce temps-là, la RPDC a continué d'accroître sa capacité d'armes nucléaires», a-t-il déploré avant d'afficher la volonté de l'organisation de «retourner en RPDC le plus vite possible si un accord politique permet de le faire».

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a quant à lui noté que «nous nous réunissons donc à un moment critique. La RPDC continue d'étendre son programme nucléaire illégal et poursuit ses provocations continues contre la région». Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a également souligné que le Japon ferait face aux problèmes nucléaires et de missiles du Nord en coopération avec la communauté internationale.

Ham Sang-wook, vice-ministre adjoint sud-coréen des Affaires étrangères chargé des affaires multilatérales, a de son côté déclaré que «la Corée du Nord est le seul pays qui développe ouvertement ses armes nucléaires en abusant du TNP» en ajoutant que la manière dont nous faisons face au problème nucléaire nord-coréen représentera non seulement un message vis-à-vis de la Corée du Nord mais aussi un test décisif pour la possibilité de survie du régime de non-prolifération nucléaire.

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida lors de la 10e Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) à New York. (EPA=Yonhap)

lsr@yna.co.kr

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