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Une victime de l'esclavage sexuel blessée alors qu'elle tentait de rencontrer Pelosi

National 04.08.2022 à 22h43

SEOUL, 04 août (Yonhap) -- Lee Yong-soo, une victime sud-coréenne de l'esclavage sexuel pratiqué par l'armée japonaise pendant la guerre, a été légèrement blessée ce jeudi après avoir été poussée de son fauteuil roulant alors qu'elle attendait de rencontrer la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, en visite à Séoul.

Selon des personnes qui aidaient Lee, la femme âgée de 93 ans espérait s'entretenir avec Pelosi à l'Assemblée nationale. Alors que Pelosi était sur le point d'arriver dans l'enceinte, des membres de la sécurité de l'Assemblée nationale ont poussé le fauteuil roulant de Lee pour lui faire de la place, envoyant la femme âgée au sol.

Un soutien de Lee a affirmé qu'«une dizaine» d'agents de sécurité ont saisi de force le fauteuil roulant pour le déplacer. Lee a subi des coupures aux deux mains et a été «assez secouée» par l'incident, a ajouté la source.

Une association qui cherche à porter la question de l'esclavage sexuel devant la Cour internationale de justice des Nations unies a publié un clip vidéo de l'incident, dans lequel on peut entendre Lee crier: «Laissez-moi partir. Vous allez me tuer», tandis que plusieurs agents de sécurité tentaient de la calmer.

Lee a été transportée dans un hôpital voisin et n'a pas subi de blessures graves. La rencontre avec Pelosi n'a pas eu lieu.

L'association susmentionnée a demandé mercredi à Pelosi de s'entretenir avec Lee et de résoudre le problème de l'esclavage sexuel conformément à la résolution 121 de la Chambre des représentants des Etats-Unis.

Cette résolution de 2007 demande au Japon de «reconnaître officiellement, de présenter ses excuses et d'accepter sa responsabilité historique» pour avoir contraint des jeunes femmes à l'esclavage sexuel en Asie dans les années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale. Pelosi a joué un rôle déterminant dans l'adoption de cette résolution.

Le Conseil coréen pour la justice et le souvenir des questions d'esclavage sexuel militaire par le Japon a condamné l'action des gardes de sécurité du Parlement.

«(Les agents de sécurité) ont commis un acte abominable en causant à une femme âgée un grave choc physique et psychologique», peut-on lire dans la déclaration. «Nous dénonçons les violences perpétrées sur la victime (de l'esclavage sexuel) âgée de plus de 90 ans par les forces de sécurité de l'Assemblée nationale. Nous exigeons une enquête approfondie, des excuses officielles et des sanctions à l'encontre des responsables.»

Lee Yong-soo, 93 ans, victime de l'esclavage sexuel pratiqué par l'armée japonaise pendant la guerre, attend la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, devant un hôtel de Séoul, le 3 août 2022.
Lee Yong-soo, 93 ans, victime de l'esclavage sexuel pratiqué par l'armée japonaise pendant la guerre, attend la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, devant un hôtel de Séoul, le 3 août 2022.

mathieu@yna.co.kr

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