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(LEAD) Séoul exprime ses forts regrets suite aux accusations de Pyongyang sur l'origine du Covid-19

Corée du Nord 11.08.2022 à 16h27
Kim Yo-jong, la sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et vice-directrice de département du Comité central du Parti du travail du Nord, prononce un discours au cours duquel elle a accusé le Sud d'avoir introduit le Covid-19 dans le Nord et averti d'une riposte «mortelle» lors de la réunion d'urgence sur les mesures antiépidémiques dirigée par son frère. La Télévision centrale nord-coréenne (KCTV) a dévoilé l'allocution entière de Kim. (Capture de la KCTV. Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

SEOUL, 11 août (Yonhap) -- Le ministère sud-coréen de l'Unification a fait part ce jeudi de ses forts regrets pour l'assertion de la Corée du Nord selon laquelle l'épidémie de nouveau coronavirus (Covid-19) dans son pays proviendrait du Sud et ses menaces d'une mesure de représailles non spécifiée.

Plus tôt dans la journée, l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a rapporté que le dirigeant Kim Jong-un a tenu la veille une réunion nationale et déclaré la victoire dans la campagne antiépidémique.

Au cours de la réunion, Kim Yo-jong, sœur cadette du dirigeant nord-coréen et vice-directrice de département du Comité central du Parti du travail du Nord, a réitéré l'affirmation de Pyongyang selon laquelle des «choses étrangères» venant du Sud ont transmis le virus au Nord et soulevé la nécessité de prendre une «mesure de représailles mortelle».

Le gouvernement «exprime de forts regrets contre les propos insolents et menaçants basés sur des revendications infondées répétées concernant l'introduction du coronavirus lors de la réunion nationale sur l'examen des mesures antiépidémiques», a déclaré un officiel du ministère de l'Unification, sous couvert d'anonymat.

Le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) du Sud a affirmé qu'il se maintenait fermement prêt à «diverses possibilités».

Kim, qui serait en charge des affaires intercoréennes, a prononcé un discours pour la première fois devant le public, réaffirmant son rôle politique indéfectible dans la gestion des questions transfrontalières.

Dans son discours retransmis sur la Télévision centrale nord-coréenne (KCTV), Kim a décrit Séoul comme «le principal ennemi invariable» et critiqué l'envoi par le Sud de «tracts, billets de banque, livrets horribles et choses» comme l'origine du coronavirus.

La mois dernier, le Nord a revendiqué que l'épidémie de Covid-19 sur son sol provenait de «choses étrangères» trouvées près de la frontière intercoréenne, faisant allusion à des matériaux transportés par ballon envoyé à l'époque par des groupes de transfuges nord-coréens du Sud, tels que des tracts anti-Pyongyang.

Elle s'en est également prise à l'actuelle administration du président Yoon Suk-yeol, en la décrivant comme un «gouvernement fantoche» et un «gang de fantoches conservateurs».

«Si l'ennemie poursuit ses actes dangereux comme fomenter l'entrée du virus dans notre République, nous répondrons à cette action non seulement en exterminant le virus mais aussi en éradiquant les autorités sud-coréennes», a-t-elle menacé.

La Corée du Nord a «déjà examiné divers plans de réaction», a-t-elle ajouté sans donner d'autres détails.

Elle a en outre souligné le dévouement et le leadership de son frère pour lutter avec succès contre la pandémie de Covid-19. La déclaration par le Nord de la fin de la crise sanitaire est intervenue sur fond de divers défis dont les difficultés économiques au milieu des sanctions internationales prolongées.

Pyongyang avait annoncé ses premiers cas de Covid-19 le 12 mai dernier après avoir prétendu être exempt de cas pendant plus de deux ans.

lsr@yna.co.kr

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