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(FOCUS) Popularité exceptionnellement basse aux 100 premiers jours du mandat du président Yoon

National 14.08.2022 à 10h35

SEOUL, 14 août (Yonhap) -- Le président Yoon Suk-yeol a vu sa cote de popularité chuter de plus de la moitié cent jours après son entrée en fonction, aux alentours de 25%, suite à des nominations et propositions politiques impopulaires.

Yoon a pris ses fonctions le 10 mai après avoir remporté les élections avec une marge de 0,73 point de pourcentage, le vote le plus serré jusqu'à présent en Corée du Sud pour des élections présidentielles.

Il s'est engagé dans son discours d'investiture à reconstruire la nation sur les bases d'une démocratie libérale et d'une économie de marché florissante, tout en promettant la participation active de la Corée du Sud aux affaires internationales et un «plan audacieux» pour relancer l'économie de la Corée du Nord au cas où celle-ci prendrait des mesures de dénucléarisation. Les premiers jours de son mandat ont été riches en événements.

Contrairement à tous les présidents précédents, Yoon se rendait au travail depuis sa résidence privée. Il a en effet tenu sa promesse de campagne de déménager le bureau et la résidence présidentiels hors de Cheong Wa Dae, ce qu'il a réussi à faire, même s'il n'a pas eu le temps de terminer la rénovation de ce qui serait la nouvelle résidence présidentielle avant le début de son mandat. Le nouveau bureau présidentiel occupe aujourd'hui l'ancien siège du ministère de la Défense.

Yoon s'est entretenu avec les journalistes presque quotidiennement, après avoir introduit des séances de questions-réponses à son arrivée au travail, démontrant ainsi sa volonté de mieux communiquer et de se rapprocher de la population.

Ses réponses apparemment non préparées aux questions des journalistes, telles que sa réponse indignée aux critiques sur ses choix personnels, ont cependant semblé entamer sa cote de popularité.

Le président Yoon Suk-yeol répond aux questions des journalistes à son arrivée au bureau présidentiel à Séoul, le 5 juillet 2022. (Pool photo)
Le président américain Joe Biden (1er en partant de la g.) et le président Yoon Suk-yeol visitent une usine de puces électroniques de Samsung Electronics à Pyeongtaek, à 70 km au sud de Séoul, le 20 mai 2022, guidés par Lee Jae-yong, le dirigeant de facto du groupe Samsung et vice-président de Samsung Electronics.
Le président Yoon Suk-yeol (2e rang, 3e à partir de la g.) participe à une photo de groupe avec d'autres dirigeants étrangers lors d'un dîner de gala offert par le roi Felipe VI et la reine Letizia d'Espagne au Palais royal de Madrid, dans la capitale espagnole, le 28 juin 2022. Le dîner a été organisé pour accueillir les dirigeants participant au sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) le lendemain.

Selon Gallup Korea, la cote de popularité du président, qui était de 52% la première semaine de son entrée en fonction, n'était plus que de 24% la première semaine d'août, soit la moitié des 48,6% de soutien qu'il a obtenu lors de l'élection.

Ses choix pour son administration ont été cités comme l'un des principaux facteurs de cette baisse, selon l'institut de sondage. Le projet de la ministre de l'Education, Park Soon-ae, d'abaisser l'âge d'entrée à l'école primaire à 5 ans, a notamment fait controverse. Park a démissionné la semaine dernière.

La ministre n'est pas la seule à s'être attirée des critiques. La décision de Yoon de supprimer le bureau de la Première dame s'est retournée contre lui lorsqu'on a découvert que des amis et des connaissances de son épouse Kim Keon-hee l'accompagnaient et l'assistaient lors de voyages officiels, notamment lors de la visite de Yoon et Kim en Espagne en juin.

Les défis économiques ont pesé lourdement sur la nouvelle administration, les prix ayant grimpé en flèche, tout comme le taux d'intérêt et le taux de change. La pandémie de Covid-19 n'a montré aucun signe d'apaisement, les cas s'accumulant avec la propagation de nouveaux variants, tandis que des inondations soudaines dans la capitale ont tué au moins une dizaine de personnes et mis en évidence les failles des systèmes de contrôle des inondations du pays.

Pour ajouter aux malheurs de l'administration, le parti au pouvoir, le Parti du pouvoir du peuple, a été secoué par des luttes internes.

Ses 100 premiers jours ont toutefois été marqués par des progrès en matière de politique étrangère.

Le chef d'Etat américain Joe Biden est arrivé à Séoul dix jours seulement après l'entrée en fonction du nouveau président sud-coréen et a réaffirmé la solidité de l'alliance face aux défis de la chaîne d'approvisionnement et aux menaces nucléaires posées par la Corée du Nord.

Les deux dirigeants sont convenus de rétablir les exercices militaires bilatéraux et un mécanisme de consultation de «dissuasion élargie» aux niveaux antérieurs, tandis que Yoon a annoncé la participation de la Corée du Sud au cadre économique indo-pacifique dirigé par les Etats-Unis.

Yoon s'est rendu à Madrid en juin pour assister à un sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), son premier voyage à l'étranger en tant que président, et a tenu une série de sommets bilatéraux avec des dirigeants de divers pays en marge de ce sommet.

Bien qu'il n'y ait pas eu de réunion bilatérale entre les deux hommes, Yoon a également eu plusieurs rencontres amicales avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida, qui ont démontré la volonté des deux dirigeants d'améliorer les liens bilatéraux, qui s'étaient fortement dégradés sous le prédécesseur de Yoon, Moon Jae-in.

Yoon a cherché à promouvoir les exportations sud-coréennes dans les secteurs de l'énergie nucléaire et de la défense lors de ses rencontres avec les dirigeants étrangers, tout en affirmant l'importance de respecter les valeurs et règles mondiales, qui a été interprété comme un soutien aux Etats-Unis dans leur campagne apparente pour tenir la Chine en échec.

La Chine a affirmé la semaine dernière que la Corée du Sud a accepté de limiter les opérations du système antimissile américain THAAD sur son sol, ce que le bureau présidentiel a démenti, déclarant que la question du THAAD n'est pas sujet à négociation avec Pékin.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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