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(2e LD) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s'engage à conserver ses armes nucléaires

Corée du Nord 09.09.2022 à 16h42

SEOUL, 09 sept. (Yonhap) -- Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s'est dit déterminé à ne pas renoncer aux armes nucléaires, accusant les Etats-Unis de chercher à faire s'effondrer son régime, et pas seulement à le dénucléariser.

Kim a dit que Pyongyang n'a pas l'intention de reprendre les pourparlers de dénucléarisation. De plus, le Parlement nord-coréen a approuvé une nouvelle politique sur les forces nucléaires plus tôt cette semaine, a fait savoir vendredi l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

«L'objectif des Etats-Unis n'est pas seulement d'éliminer nos armes nucléaires, mais aussi, en fin de compte, de faire tomber notre régime à tout moment en forçant (la Corée du Nord) à déposer ses armes nucléaires et à abandonner ou affaiblir le pouvoir d'exercer l'autodéfense», a déclaré Kim lors de la réunion de l'Assemblée populaire suprême (APS) la veille, selon la KCNA.

Il s'est inscrit en faux contre la tentative des Etats-Unis de dénucléariser la Corée du Nord par le biais des «sanctions et du blocus les plus importants jamais imposés», décrivant cette tentative comme une «erreur de jugement et une erreur de calcul des adversaires».

Plus important encore, Kim a ajouté que la Corée du Nord doit étendre inlassablement la portée de ses «opérations nucléaires tactiques» afin de renforcer son dispositif de combat nucléaire.

Ce message fort est intervenu alors que l'APS a adopté une nouvelle loi qui permet au régime de lancer une «frappe nucléaire automatique» s'il est attaqué.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prononce un discours lors de la session du deuxième jour de l'Assemblée populaire suprême à Pyongyang, le 8 septembre 2022, sur cette photo publiée par l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) le lendemain. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

En vertu de cette loi, une frappe nucléaire peut être effectuée automatiquement et immédiatement pour détruire l'origine d'une provocation si le système de commande et de contrôle des forces nucléaires risque d'être attaqué par des «forces hostiles», selon la KCNA.

La loi confère au dirigeant Kim un «commandement monolithique» et «tous les pouvoirs décisifs concernant les armes nucléaires», ajoute-t-il.

Kim a ensuite souligné que la légalisation de la politique en matière d'armes nucléaires revêtait «une grande importance pour tracer une ligne irrémédiable» de sorte que l'on ne puisse plus négocier avec sa puissance nucléaire.

Il a ajouté que les «conditions politiques et militaires de la péninsule coréenne», ainsi que l'environnement politique mondial, doivent changer pour que la politique nucléaire du Nord s'ajuste.

A ce propos, le gouvernement sud-coréen a de son côté réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts visant à dénucléariser la Corée du Nord.

«La position de notre gouvernement de chercher à réaliser une dénucléarisation complète de la Corée du Nord est ferme. Nous continuerons à mettre en œuvre de manière inébranlable une approche globale consistant à dissuader la menace nucléaire nord-coréenne, à la faire renoncer au développement nucléaire et à chercher à réaliser la dénucléarisation à travers le dialogue et la diplomatie», a déclaré un officiel du ministère des Affaires étrangères sous couvert d'anonymat.

Il a de même averti que la poursuite du développement nucléaire de la Corée du Nord «entraverait sa propre sécurité et ne ferait qu'accentuer son isolement au sein de la communauté internationale et aggraver les difficultés économiques des habitants nord-coréens».

L'officiel a également exhorté le Nord à cesser ses menaces d'employer la force nucléaire et à répondre rapidement au «plan audacieux» proposé par Séoul, faisant référence à la proposition formulée le mois dernier par le président Yoon Suk-yeol de lancer un programme d'aide à la Corée du Nord à condition que le pays montre son engagement à se dénucléariser.

Par ailleurs, Kim a appelé à mener une campagne de vaccination contre «le virus malveillant», faisant apparemment référence au Covid-19, et a conseillé aux gens de commencer à porter des masques en novembre, car les niveaux d'immunité pourraient chuter vers octobre.

Lors de la réunion, Ri Son-gwon, chef du département du Front uni du parti au pouvoir en Corée du Nord, chargé de gérer les relations intercoréennes, a été promu membre du présidium de l'APS.

L'APS est le plus haut organe de pouvoir en vertu de la constitution nord-coréenne, mais se contente d'approuver les décisions du parti au pouvoir. Elle tient généralement une session plénière en mars ou en avril pour traiter principalement du budget et des remaniements ministériels.

Les pourparlers nucléaires entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont à l'arrêt depuis que le sommet de Hanoï entre le président américain de l'époque, Donald Trump, et Kim s'est terminé sans accord en 2019.

La Corée du Nord a organisé jeudi à Pyongyang une grande manifestation nocturne pour célébrer le 74e anniversaire de la fondation du pays. Kim y a assisté en compagnie de son épouse, Ri Sol-ju, a rapporté la KCNA.

mathieu@yna.co.kr

lsr@yna.co.kr

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