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Il est trop tôt pour évaluer l'impact des politiques américaines sur les puces et les VE, selon le chef de SK

Actualités 22.09.2022 à 18h22

WASHINGTON/SEOUL, 22 sept. (Yonhap) -- Le président du groupe SK, Chey Tae-won, a déclaré qu'il était trop tôt pour définir les impacts des politiques américaines favorisant les semi-conducteurs et les véhicules électriques produits localement sur les entreprises sud-coréennes et que tout plan devrait être élaboré sur la base d'évaluations minutieuses.

Les remarques de Chey sont intervenues alors que l'administration américaine a présenté une série de projets de loi visant à soutenir les investissements dans les puces électroniques et la fabrication de véhicules électriques basés aux Etats-Unis, une démarche qui viserait à contrer l'influence de la Chine dans le cadre de la rivalité croissante entre les deux puissances.

«Il y a à la fois des opportunités et des risques dans les nombreuses démarches touchant les industries clés de la Corée du Sud», a déclaré Chey lors de la conférence de presse avec des correspondants coréens à Washington. «Comme le processus est en cours, je pense qu'il est difficile de dire clairement si c'est bon ou mauvais pour nous à ce stade», a-t-il ajouté.

«Nous devrons surveiller attentivement la situation et envisager des réponses appropriées jusqu'à ce que les lois et politiques pertinentes soient finalisées», a ajouté Chey.

La loi sur la réduction de l'inflation, signée par Biden en août, accorde jusqu'à 7.500 dollars de crédits d'impôt aux acheteurs de VE assemblés uniquement en Amérique du Nord, ce qui pourrait faire perdre des parts de marché à Hyundai Motor Co. et Kia Corp., qui fabriquent des VE en Corée du Sud avant de les exporter aux Etats-Unis.

Le projet de loi sur les puces prévoit des crédits d'impôt pour les investissements des entreprises dans la fabrication de semi-conducteurs aux Etats-Unis, mais les «garde-fous» prévus par la législation interdisent aux bénéficiaires de crédits d'impôt et d'autres avantages d'agrandir leurs installations de production de puces en Chine pendant 10 ans.

Les géants sud-coréens de la technologie, tels que SK hynix Inc. et Samsung Electronics Co., qui exploitent des lignes de production en Chine, ont été cités parmi les entreprises qui craignent de subir les conséquences de la nouvelle réglementation.

La Corée du Sud a intensifié ses efforts, tant au niveau du gouvernement que des entreprises, pour inciter les Etats-Unis à créer des exceptions pour les VE de fabrication coréenne, en affirmant que ces clauses seraient discriminatoires envers les entreprises coréennes.

Chey, qui dirige le deuxième plus grand conglomérat de Corée du Sud en termes d'actifs, a souligné l'importance des investissements sur les marchés étrangers, qui contribuent à leur tour à soutenir les investissements nationaux en Corée du Sud.

«Investir sur les marchés étrangers est essentiel», a-t-il déclaré. «En investissant et en internalisant les technologies que nous ne possédons pas, comme l'emballage avancé (pour semi-conducteurs), et en poursuivant cela par des investissements nationaux, nous pouvons renforcer notre compétitivité», a déclaré Chey.

Le patron de SK a annoncé en juillet un plan d'investissement de 22 milliards de dollars aux Etats-Unis lors d'une rare rencontre en ligne avec le président américain Joe Biden. SK s'est engagée à investir 52 milliards de dollars en Amérique jusqu'en 2030.

Le président du SK Group, Chey Tae-won, lors d'une conférence de presse avec des correspondants sud-coréens à Washington D.C., le 22 septembre 2022. (Pool photo. Archivage et revente interdits)

mathieu@yna.co.kr

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