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(FOCUS) Le voyage de Yoon à l'étranger marqué par un rare sommet avec le Japon et un langage déplacé

Actualités 24.09.2022 à 10h25

OTTAWA, 24 sept. (Yonhap) -- Le président Yoon Suk-yeol a pris ce samedi (heure locale) la direction de Séoul après avoir terminé son deuxième voyage à l'étranger d'une semaine dans trois pays.

Yoon s'est rendu d'abord à Londres pour assister aux funérailles de la reine Elizabeth II, une occasion également pour le président de rencontrer le nouveau roi Charles III et d'autres dirigeants venus du monde entier.

Arrivée

La séance de signature du livre de condoléances reportée a cependant donné lieu à des rumeurs selon lesquelles Yoon aurait été snobé par la famille royale et le gouvernement britanniques, alors que d'autres dirigeants du Groupe des 7 ont été traités comme le veut le protocole diplomatique.

Le bureau de Yoon a expliqué que la signature avait été reportée au jour des funérailles, à la demande de la famille royale britannique, compte tenu des conditions de circulation à Londres qui rendaient difficile pour tous les dirigeants étrangers en visite de se rendre à Westminster Hall en même temps.

Yoon s'est rendu ensuite à New York, où il a passé la plus grande partie de son voyage de sept jours, pour assister à l'Assemblée générale des Nations unies, organiser une série de sommets bilatéraux en marge et rencontrer divers groupes, y compris des étudiants, des scientifiques et des chefs d'entreprise coréens qui habitent aux Etats-Unis.

Le bureau présidentiel avait mis en avant trois points clés pour le voyage de Yoon: son premier discours à l'Assemblée générale des Nations unies, le premier sommet bilatéral entre la Corée du Sud et le Japon en près de trois ans et un deuxième sommet entre Yoon et le président américain Joe Biden.

Yoon au siège de l'ONU

Le sommet Corée du Sud-Japon, en particulier, a suscité l'espoir de trouver une solution aux relations détériorées par les questions du travail forcé en temps de guerre et d'autres questions liées à la domination coloniale japonaise sur la péninsule coréenne de 1910 à 1945.

Le sommet avec Biden était également vu comme une opportunité de faire part des préoccupations de la Corée du Sud concernant la loi américaine sur la réduction de l'inflation, qui devrait avoir un impact sur les constructeurs automobiles sud-coréens sur le marché américain, et faire avancer les discussions sur un éventuel accord d'échange de devises visant à stabiliser les marchés financiers.

Cependant, les dirigeants la Corée du Sud et du Japon se sont contentés de tenir une brève réunion de 30 minutes, décrite par la Corée du Sud comme des «pourparlers informels».

Yoon et Kishida ont partagé «la nécessité d'améliorer les relations bilatérales en résolvant les problèmes en suspens», ordonnant à leurs gouvernements respectifs d'accélérer les dialogues diplomatiques, a indiqué le bureau présidentiel.

Corée du Sud-Japon

Par ailleurs, le sommet avec Biden ne s'est pas concrétisé comme prévu car l'emploi du temps diplomatique du président américain Biden à New York a été réduit en raison de sa présence soudaine aux funérailles nationales de la reine Elizabeth II et du calendrier de la politique intérieure des Etats-Unis, selon le bureau de Yoon.

Les deux hommes ont eu trois brèves rencontres, lors d'une réception organisée par le roi Charles III à Londres, lors d'une collecte de fonds organisée par Biden à New York et lors d'une réception organisée par le président américain.

«Le président Yoon a expliqué les préoccupations de nos entreprises concernant la loi américaine sur la réduction de l'inflation et a demandé que l'administration américaine coopère étroitement avec la Corée du Sud dans le processus d'application de cette loi afin de résoudre nos préoccupations», a déclaré le bureau présidentiel dans un communiqué de presse.

«Le président Biden a répondu qu'il était bien conscient de nos préoccupations et que la Corée du Sud et les Etats-Unis devraient continuer à tenir des consultations sérieuses», a-t-il ajouté.

Concernant un éventuel accord d'échange de devises, le bureau présidentiel a déclaré que les deux dirigeants étaient convenus de «coopérer étroitement pour mettre en place des facilités de liquidité pour stabiliser les marchés financiers si nécessaire».

Le temps fort de la journée est cependant survenu après la diffusion d'une vidéo de Yoon utilisant un langage grossier lors de la septième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial à New York.

Sur des images de télévision prises à New York mercredi, l'on voit le président faire des remarques à son entourage de manière privée dans lesquelles il semble prononcer des mots vulgaires. Bien que l'enregistrement ne soit pas clair, beaucoup pensent que Yoon parlait des membres du Congrès des Etats-Unis et du président américain Joe Biden.

Des critiques venues notamment du principal parti d'opposition, le Parti démocrate (PD), ont accusé Yoon d'avoir créé un incident diplomatique.

Le bureau présidentiel a plus tard rejeté cette supposition en expliquant qu'il voulait dire qu'il serait lui-même embarrassé si l'Assemblée nationale sud-coréenne, contrôlée par l'opposition, s'opposait aux 100 millions de dollars qu'il a promis de verser au Fonds global.

Le propos déplacé a probablement laissé une tache indélébile sur le voyage du président, qui a voulu promouvoir la liberté et la solidarité, les valeurs soulignées dans son discours à l'ONU, et a cherché à honorer les trois nations qui ont envoyé des troupes pour combattre aux côtés de la Corée du Sud pendant la guerre de Corée de 1950-53.

Pour sa dernière destination, Yoon a visité le Canada et tenu un sommet avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau afin de discuter de la coopération pour assurer des chaînes d'approvisionnement stables et de la production de batteries pour véhicules électriques.

Avec le roi Charles III

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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